Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Doullens, Commune: Fieffes-Montrelet - 80
Domus Hospitalis Fieffes
Cest vers cette époque quon doit faire remonter la fondation de la maison de Fieffes (2). Enguerrand de Fieffes donna pour cela la plus grande partie de la terre et seigneurie de ce village. Il nous reste une charte de Thibaut, évêque dAmiens, de lannée 1174, confirmative de cette donation ; laquelle comprenait une portion du territoire de Fieffes, deux cents maisons dans le village, in villa Fiefiis ducentos mansos, avec lexemption pour les hommes de lHôpital qui y demeuraient, de toutes tailles et corvées, et le droit de faire moudre leurs grains au moulin dEnguerrand sans rien payer (3).
1. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 10. Cartulaire de Fieffes, folio 1.
2. Fieffes (Somme), arrondissement Doullens, canton Domart.
3. Archives nationales S 5059, Supplément n° 8. Cartulaire de Fief?es folio 1 v°.
En 1197, Guillaume, comte de Ponthieu, voulant témoigner aux Hospitaliers toute laffection quil leur portait, les prit sous sa garde et protection, eux et leurs biens (2).
2. Archives nationales S 5059, Supplément n° 10. Cartulaire de Fieffes folio 1.
La bonne harmonie ne régna pas toujours entre les chevaliers de lHôpital et les seigneurs de Fieffes. En 1265, lun de ces derniers, Enguerrand, refusa de laisser moudre en son moulin les grains de lHôpital pour les besoins de la maison de Candas.
Il avait tenté aussi plusieurs fois de troubler les Hospitaliers dans leur juridiction, dont il voulait restreindre létendue. Sur la plainte de ces derniers, le Roi était intervenu et avait rendu une ordonnance qui les maintenait dans les anciennes limites de leur seigneurie, en dispensant néanmoins le seigneur Enguerrand de lobligation de moudre gratuitement les grains qui devaient servir à lHôpital de Candas (3).
3. Archives nationales S 5533, Cartulaire de Fieffes folio 20.
La maison des seigneurs de Fieffes se trouvait dans la terre de lHôpital, et devait être soumise aux mêmes coutumes que les autres maisons ; ce qui fut cause souvent de difficultés et de contestations.
En 1336, Enguerrand, seigneur de Fieffes, sétait permis un jour, en revenant dune fête dun village voisin, de ramener chez lui du monde et dy faire danser le soir sans la permission du Commandeur ou de ses officiers de justice. Il reçut pour ce fait une assignation de comparaître devant le bailli dAmiens. Cette pièce rappelle dans son exposé : « que les religieux de St-Jean-de-Jérusalem sont à Fieffes dans les limites de leur seigneurie, en droit de toute justice sur tous leurs subjects et tenanciers ; que dans ces limites, il y a plusieurs maisons, et entre autres, celle du sieur Enguerrand de Fieffes, chevalier, que celui-ci tient desdits religieux comme les aultres hommes de ladite ville ; Que nonobstant il a pleu audit Messire Enguerrand de Fieffes, pour sa volonté indeue et contre raison après ce que on eust été jouer et traire au jay du nyt, en ung lieu ou place quon dit le Marcais, a ramené en ladite ville de Fieffes, en la maison dudit chevalier, tenue desdits religieux et en leur justice et seigneurie, comme dit est, plusieurs gens qui audict Marcais estoient assemblez, lesquels audit lieu il feyst dansser, caroller, pipper, tourner, et commanda à cesser, et donna une paire de gants à une nommée Honnerelle de Vaulx, comme à la plus belle et la mieux danssant : laquelle chose ledit Messire Enguerrand a faict ou faict faire sans le congé ou licence des religieux, etc. »
Toutefois, la condamnation infligée à Enguerrand se borna à un blâme, et il fut obligé daller près du Commandeur sexcuser, en promettant de ne plus recommencer.
Un article des coutumes de Fieffes et des autres lieux dépendant de la commanderie, obligeait le Commandeur à faire danser les habitants de Fieffes, de Candas, de Villers-lHôpital, de Noeux, dYvrench et de Maison-Ponthieu, la veille, la nuit et le jour de la fête du patron de ces villages.
A Fieffes comme dans les autres localités que nous venons de nommer, la terre appartenant à la commanderie était délimitée par des croix ou bornes. Dans ces limites, le Commandeur avait la haute, moyenne et basse justice, avec tous les droits et privilèges qui en résultaient.
Comme les hommes de la commanderie de Beauvoir, ceux de Fieffes étaient exempts de payer le droit de chaussée pour leurs chevaux et leurs voitures, lorsquils allaient dans les villes dAbbeville et de Saint-Riquier.
Nous transcrivons ici létat de la maison de Fieffes, tel quil nous est donné en 1373 par le Livre- Vert :
« A la maison de Fiefe, appartient xxx et v journeux de terre, desquels en y a Lx qui sont de nulle valeur ; ainsi reste VIIIxx journeux, le journel II sols VI deniers, valent XX livres parisis.
Item en la ville de Fiefes, de cens en argent, XLIIII livres.
Item le four de ladicte ville, VI livres.
Item à Dommart en Pontieu, de cens, V solz ; IIII chappons, VI gelines ; le chapon, à XVI deniers ; la geline, à IX deniers, valent IX sols X deniers.
Item les dismes de ladite maison bailliées à ferme pour IX muis et III septiers de grain, moitié blé, moitié avoine ; le septier de lun et de lautre prisié à V solz, valent XXVII livres xv sols.
Item les dames de Moreaucourt donnent par an audit Hospital, IIII septiers de blé, V davoine et I dorge, à la mesure de Dommart, et les fault aller quérir à leur maison de Buvignies, et valent environ XL sols.
Item il appartient à ladite maison de Fieffes deux villes, cest assavoir : Montrellet (1) et Frevillier (2), esquelles na point de maison dOspital. Après y a cens dargent à Montrellet, XX livres.
Item le four de la ville de Montrellet vault XL sols.
Item II chapons et I géline, III sols V deniers.
Item à Frévillier, cens, four et dismes, XXIII livres X sols.
Et na en ladite maison de Fieffes ni bos ni prez.
Somme : XXII xx VI livres III sols III deniers. »
La maison de Fieffes était située sur la place du village, touchant à léglise. Elle avait été détruite pendant les guerres du XV siècle ; mais elle avait été rebâtie ensuite plus belle et plus grande quelle ne létait auparavant. Cétait, au siècle dernier, un château avec cour dhonneur, basse-cour et bâtiments de ferme. Les terres qui en dépendaient, consistaient en 300 journées environ, aux territoires de Fieffes, Montrelet, Bonneville et Fienvillers.
Montrelet
Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Domart, Commune: Fieffes-Montrelet - 80
Domus Hospitalis Montrelet
Fienvillers
Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Bernaville - 80
Domus Hospitalis Fienvillers
Les hommes de Fienvillers qui avaient des chevaux, devaient à Geoffroy, chaque année, trois corvées. Ceux qui, sans chevaux, cultivaient seulement un journal de terre, ne devaient quune corvée à bras.
Geoffroy sétait interdit le droit délever aucune forteresse et davoir des hôtes sur les territoires de Fienviler (1), de Longueville et de la Hosche ; et comme il était lui-même à Fienvillers lhôte de lHôpital, au cens de douze deniers, il pouvait réclamer en cas de besoin aux Hospitaliers, aide et protection pour sa personne et ses biens, si ce nest quen temps de guerre.
1. Fienviler : Département : Somme, Arrondissement : Amiens - 80
Il y avait encore dans lacte de concession de la terre de Fienvillers, dautres dispositions relatives à des droits seigneuriaux, droits de fournage, de mouture, etc., ainsi quà des délits dans les bois, et dont lamende variait selon lespèce darbres quon aurait maltraités ou abattus ; pour un chêne, 7 sols 6 deniers ; et pour tout autre arbre, 2 sols 6 deniers seulement (1).
La terre et seigneurie de Fienvillers était, comme celle de Montrelet, réunie à cause de sa proximité de Fieffes, au chef-lieu de la commanderie.
Le patronage et la collation des cures de Fieffes et de Fienvillers appartenaient au Commandeur, avec une grande partie des dimes de ces paroisses, et le droit de prendre « ès jours de Noel, Gandeleurs et Pasques, tous les nataux deubz ledit jour et offerts par les paroissiens de léglise de Fieffes, à la charge de entretenir à ses despens la chapelle que on dit le cœur de lesglise dudit lieu de Fieffes, tant hors que dedens, mesmement de luminaire et sans aucun droit par lévesque diocésain de visitation dudit cœur de lesglise et de la maison dudict commandeur. »
1. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 8, folio 13. Cette charte a été reproduite entièrement par M. Cocheris dans ses Documents inédits sur la Picardie, tome 2, page 143.
A Bonneville qui, au XVe siècle, était un secours de Fieffes, les habitants donnaient à la commanderie une gerbe de blé par chaque maison, pour avoir une messe dans leur chapelle les dimanches et fêtes solennelles, sauf toutefois aux jours de Pâques, de Noël et de la fête de saint Pierre, où ils devaient venir lentendre dans léglise paroissiale de Fieffes.
Le revenu de la maison de Fieffes qui était, en 1373, de 146 livres 3 sols 4 deniers, sélevait en 1787 à 4,800 livres.
Les membres de la commanderie de Fieffes étaient :
La maison de Candas.
La maison de Villers-lHôpital.
La maison dYvrench avec Maison-Ponthieu.
Ces maisons formaient, dès lorigine, ce quon nommait la baillie ou la commanderie de Fieffes.
Au XIVe siècle, les Hospitaliers y réunirent les biens qui leur venaient des Templiers, cest-à-dire :
La maison de Sériel.
La maison de Belle-Eglise.
La maison de Senlis.
La maison de La Viéville.
La maison de Festonval.
Ils y ajoutèrent encore une petite commanderie qui leur appartenait, nommée Bois-Saint-Jean, près dHesdin.
Candas
Département : Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Bernaville - 80
Domus Hospitalis Candas
Cet établissement parait sêtre formé dans la première moitié du XIIIe siècle, grâce aux bienfaits et libéralités des seigneurs de Candas.
Nous avons trouvé une charte dEnguerrand, seigneur de Candas, de lannée 1224, par laquelle il confirmait dabord une donation que Richard de Candas, son frère, avait faite aux frères de lHôpital, de vingt journaux de terre, puis une vente faite à leur profit par le même Richard, de quatre-vingts autres journaux, pour le prix de 320 livres (1).
1. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 11, folio 2.
En 1246, Ode la Prévôté, Preposita, dame de Candas, étant devenue veuve, reconnut devant le curé de Talmas, ainsi quil résulte des lettres émanées cette année-là, de R., archidiacre dAmiens, quelle avait donné à lHôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, le tiers de la justice de Candas, à la charge de payer 10 livres parisis à ses créanciers, de la nourrir durant sa vie, et de lui donner, en outre, chaque année, 20 sols pour son entretien et son habillement (2).
2. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 8, folio 7.
Le Commandeur avait toute justice, haute, moyenne et basse, non seulement dans son domaine, mais encore dans tout le village de Candas. « Près de la cense de lOspital de Candas, est le villaige où sont de XXVIII à XXX habitans, subjects tous de la religion en toute justice. » (Visite prieurale de 1495).
Toutefois les dimes de la paroisse se partageaient par tiers entre lHôpital, le curé de Candas et les chanoines de léglise Saint-Nicolas dAmiens.
La maison de lHôpital était située vis-à-vis léglise, tenant à la rue Saint-Antoine. Il en dépendait environ 200 journaux de terre, situés en plusieurs parties au territoire de Candas.
Le revenu de la maison était en 1787 de 6,000 livres.
Villers-lHôpital
Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton : Auxi-le-Château - 62
Domus Hospitalis Villers-lHôpital
Des lettres de Thiébaut ou Thibaut, évêque dAmiens, de lannée 1172, nous font connaître que, devant lui, a comparu Godefroy, vicomte de Conchy, lequel a approuvé et confirmé la donation quEustache de Conchy, son père, avait faite aux frères de lHôpital, de cinq cents mesures de terre à Villers, ainsi que celle faite aux mêmes frères par Gerard de Bonières, dune charrue de terre au Mont-Herbaut, apud Montem Herbot, avec le droit de moudre leurs grains au moulin de Wavans (1).
1. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 7, folio 9.
En 1197, les frères de lHôpital et le prieur de Conchy réglaient entre eux leurs droits au sujet du patronage, des dîmes et des oblations, dans les églises et chapelles de Villers et de Forestel (2).
2. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton: Auxi-le-Château - 62
Mathieu de Rollepot faisait donation, en 1233, aux Hospitaliers, de toute la dime quil avait à Villers.
Des difficultés sétant élevées, en 1272, entre le comte dArtois et les frères de lHôpital, au sujet de la justice de Villers, des arbitres furent nommés ; et il fut reconnu que lHôpital avait seul en ce lieu tous les droits de haute et basse justice.
A la commanderie, appartenait encore le patronage et la collation de la cure de Villers. Elle en partageait les dîmes avec le prieur de Conchy, et percevait entièrement celles de Boffles (3) et de Noeux (4), quun sieur Andrieu du Gardin lui avait données en 1235.
3. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton: Auxi-le-Château - 62
4. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton: Auxi-le-Château, Nœux-lès-Auxi - 62
« A Villiers-lOspital a une maison de lOspital ancien et curé frère de lOspital appartenant à la baillie de Fieffes et une ville, nommée la ville de Nues (Noeux), dépendant dicelle. »
(Livre-Vert).
La maison de Villers était située sur la place du village, tenant au presbytère. Au lieu de cinq cents mesures de terre quelle possédait dès les premiers temps, il ne lui en restait plus au XVe siècle, que deux cents journaux, dont une partie était située sur le territoire de Noeux.
Le revenu de cette terre, avec les droits seigneuriaux était, en 1373, de 80 livres. Il sélevait en 1787 à 3,200 livres.
Yvrench et Maison-Ponthieu
Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Canton: Crécy-en-Ponthieu - 80
Domus Hospitalis Maison-Ponthieu
1. Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Canton: Rue - 80
2. Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Canton: Doullens - 80
3. Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Canton: Rue, Commune: Noyelles-en-Chaussée - 80
Cette protection accordée par le comte de Ponthieu, était le résultat en quelque sorte dun marché ; car les frères de lHôpital ne lavaient obtenue quen sengageant à payer au comte, tous les ans, deux marcs dargent, ou, sils aimaient mieux, quatre livres parisis.
Cette rente devait être servie exactement, à tel point quen retard de paiement, la protection du comte de Ponthieu cessait le lendemain du jour de léchéance.
A la fin de ses lettres, lévêque dAmiens mentionne quEnguerran de Belloy sétait ensuite présenté devant lui, et avait reconnu libre et exempt de toute juridiction étrangère, le village dYvrench, propriété de lHôpital, ainsi quune terre de 24 arpents que son père avait accordée aux Hospitaliers. Il déclarait, en outre, quil voulait devenir lui-même lhôte de lHôpital, en lui donnant sa maison pour être tenue par lui au cens de douze deniers par an (4).
4. Archives nationales S 5060, Suppléments n° 3.
Il y avait un autre village, Maison- Ponthieu (5) qui, comme Yvrench, était de la juridiction des frères de lHôpital. Ceux-ci y possédaient déjà, en 1199, une charrue de terre. Par des lettres qui portent cette date, Garcias de Lisa, maître de lHôpital en deçà des mers et en France, nous fait connaître quune terre, située dans sa ville de Maison, dans celle dYvrench et aux environs, apud villam nostram que dicitur Maisuns apud Ivrens villam nostram et circa territoria illa, avait été achetée par Guillaume du Chatel, de Castello, bourgeois de Saint-Riquier, et avait été donnée aux Hospitaliers, sous la condition quils la cultiveraient à leurs dépens, et en remettraient le tiers des récoltes au donateur, à sa femme et à leur fils pendant leur vie et jusquau décès du survivant deux.
5. Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Canton: Crécy-en-Ponthieu - 80
Peu de chartes contiennent, au nombre de leurs témoins, autant de dignitaires de lOrdre, cétaient : frère Guillaume de Villiers, de Villeriis, prieur de lAngleterre, prior Anglie ; frère Jacques, prieur de la Normandie, prior Normanie ; frère Simon, remplaçant le prieur de France, et frère Eudes, qui était commandeur du Ponthieu (1).
1. Archives nationales S 5060, Suppléments.
En 1224, Gauthier de Saint-Riquier renonçait, devant lofficial dAmiens, à toute espèce de droits quil pouvait avoir sur les terres de lHôpital appartenant à la maison de Wivrens, de Maisuns-en-Ponthieu et de Noelle (2).
2. Archives nationales S 5059, Suppléments.
Une charte de Gauthier de Belloy, du 27 juillet 1224, nous indique où la maison dYvrench se trouvait située. Par cet acte, Gauthier déclare avoir donné aux frères de lHôpital, huit journaux de terre touchant à leur manoir, derrière leur maison, située sur le chemin de Saint-Riquier à Auxi-le-Chateau, super viam que ducit de Sancto Richario ad Ausiacum (3).
3. Archives nationales S 5059, Suppléments.
Le commandeur de Fieffes était, au siècle dernier, principal seigneur dYvrench et de Maison-Ponthieu, avec la haute, moyenne et basse justice. Il était, en outre, patron et collateur de la cure de Maison. Les oblations et offrandes faites à cette église, se partageaient entre le commandeur et le prieur de Conchy, à lexception toutefois de celles qui consistaient en armes de chevalerie, boucliers, épées, lances ou cuirasses qui devaient appartenir au Commandeur seul.
La maison dYvrench fut détruite pendant les guerres du XVe siècle, et ne fut point reconstruite. Les terres qui en dépendaient, étaient de 150 journaux environ, situées sur les territoires dYvrench et de Maison.
Elles furent réunies, après la destruction de la maison, au domaine de la commanderie.
Son revenu, en 1373, était, avec les droits seigneuriaux, de 118 livres. Il sélevait en 1787 à 4,000 livres.
Seriel
Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Acheux-en-Amiénois, Commune: Puchevillers - 80
Domus Hospitalis Seriel
Werric de Rencheval (1), a reconnu devant lui, avoir donné son bois, nommé Seriaux, pour être essarté et cultivé, sous la réserve toutefois de son terrage et de lapprobation de Wautier Lefrard et de Robert de Puchevillers, ses seigneurs et maîtres (2).
1. Raincheval : Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Acheux-en-Amiénois - 80
2. Archives antimoniales S 5059, Suppléments n° 8 folio 17 v°, S 5061, Suppléments.
Les seigneurs de Raincheval et de Puchevillers contribuèrent beaucoup, par leurs bienfaits, à augmenter les biens et revenus du Temple de Sériel.
En 1204, Adam de Puchevillers faisait don aux Templiers dun terrage quil tenait de Bauduin de Campdaveine, dit de Belval, et qui se trouvait au milieu des terres de la maison de Sériel (4).
4. Archives antimoniales S 5059, Suppléments n° 8, folio 17 r°.
Allelme de Puchevillers leur cédait, en 1209, les deux tiers dune dime et dun terrage sur 80 journaux de terre, près de Sériel ; et sa femme Eve promettait et jurait sur lautel de Saint-Georges, dans la chapelle de Sériel, in capella de Seriel, quelle ny réclamerait jamais rien (5).
5. Archives antimoniales S 5060, Suppléments n° 8, folio 17 r°.
En 1238, les Templiers achetaient dAnsel de Raincheval, la propriété avec une partie du terrage et de la seigneurie, de 22 journaux de terre, situés dans la paroisse de Raincheval, tenant à la terre du Valvion, ad terram de Valle Guidonis (6), et à la terre de Sériel, près du bois du Plaissie, au prix de sept fois vingt livres parisis, plus quarante sols (7).
6. Le Valvion, Département: Somme, Arrondissement: Amiens, canton: Doullens - 80
7. Archives antimoniales S 5059, Suppléments n° 8, folio 18 v°.
Mais la même année, Ansel reprenait cette terre pour une autre, appelée la terre du Val-lEvêque, terra Vallis Episcopi, quil donnait en échange aux frères du Temple (8).
Ceux-ci acquéraient encore, en 1240, dAdam, seigneur de Puchevillers, dix-neuf journaux de terre au terroir de Puchenviler, au-dessus du Val-Gamelon, supra vallem Gamelon, pour le prix de 91 livres parisis (9).
8. Archives antimoniales S 5060, Suppléments n° 52.
9. Archives antimoniales S 5060, Suppléments n° 1.
Un autre seigneur, Bauduin de Puchevillers leur donnait, en 1253, le terrage de sept journaux de terre au terroir de la Vicogne, in ter-ritorio de Visconia (1), touchant au chemin de Rubempré à Beauquesne, juxta viam per quam itur de Ramberti prato apud Bellam Quercum, et tenant à la terre de Bonaire, avec le cens de six deniers et de deux chapons dont cette terre était chargée (2).
1. La Vicogne. Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Domart-sur-la-Luce - 80
2. Archives antimoniales S 5059, Suppléments n° 8, folio 20.
Le domaine de Sériel se composait dune maison, dune chapelle et de 500 journaux de terre. La maison se trouvait au milieu des terres, à peu de distance du chemin de Beauquesne à Corbie.
Le commandeur de Fieffes était seigneur de Sériel, avec la haute, moyenne et basse justice du lieu. Il y recevait divers cens, ainsi quà Beauquesne, Puchevillers, Talmas, Raincheval, Pas et Doullens.
Le revenu de la terre et seigneurie de Sériel était, en 1373, de 99 livres. Il était en 1787 de 3,700 livres.
Belle-Eglise
Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Acheux-en-Vimeu, Commune: Arquèves - 80
Domus Hospitalis Belle-Eglise
4. Daours. Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Corbie- 80
La première comprend 35 journaux de terre sur Vilete, concédés par noble homme Bauduin de Daours, de Dors, lequel approuve et confirme, en outre, la vente faite aux Templiers, par
Guy le prévôt, de sa terre de Vallis Reul ; et une autre vente par Jean de Gouve, de Gova, de douze arpents également sur Vilete.
La seconde donation comprend, comme la première, 35 journaux de terre à Villers (5), accordés par Jean de Dours, avec la confirmation par celui-ci de la vente de Jean de Gouve (6).
5. Villers peut être Léalvillers, près Belle-Église, quon a dit par abréviation Villers et aussi Villette ou Vilete.
6. Archives antimoniales S 5060, Suppléments.
Le terrage de Belle-Eglise qui appartenait, au XIII siècle, à Roger et à Jean de Dours, fut cédé par ce dernier aux Templiers, pour le prix de 1,000 livres parisis, comme on le voit par des lettres de Gaudefroy, évêque dAmiens, du mois de novembre 1233. Roger, qui avait droit à la moitié de ce terrage, consentit à lexécution de cette cession, sous la condition que Jean, son frère, lui constituerait une rente viagère de 35 livres sur les moulins de Daours (1).
1. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 43.
Le même Jean de Daours qui possédait le fief de Louvencourt (2), touchant au terroir de Belle-Eglise, confirma, par ses lettres du mois de février 1235, la vente de vingt journaux de terre relevant de son fief, que Jean de Thiebeval avait faite à la maison du Temple de Belle-Eglise, pour le prix de 400 livres parisis (3).
2. Louvencourt. Département: Somme, Arrondissement: Doullens, Canton: Acheux - 80
3. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 45.
Mais le plus grand bienfaiteur de la maison de Belle-Eglise fut, au XIIIe siècle, un sieur Robert Wambert de Corbie, qui, par ses lettres de lofficial dAmiens de lannée 1279, lui donna tous ses biens, savoir : sa maison de Corbie, domum suam de Corbeia, dans la rue de lAbbaye, tous les prés et tous les cens quil avait au dit lieu ; son manoir, managium, à la Viéville (4), apud Veterem villam ; celui quil possédait à Bray (5), avec les maisons et les terres qui en dépendaient, ainsi que tous les meubles et objets mobiliers quil avait hors Corbie, et qui lui provenaient des successions de ses père et mère.
4. La Viéville. Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Albert - 80
5. Bray-sur-Somme. Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Albert - 80
Cette donation fut approuvée, et les biens qui en faisaient lobjet furent amortis par les seigneurs de qui ils relevaient. Cétaient : Guy de Chatillon comte de Saint-Pol, Henri et Adam de Toutencourt, Jean de Moutonvillers, Gilles de Bussy, Bauduin de Beauvoir, Jean de Heilly, Henri de Demencourt, Ostes de Bourgacourt, etc. Etaient présents dans lacte de donation : Henri de Villepreux, de villa Petrosa, commandeur des maisons du Temple dans le Ponthieu, et frère Pierre, commandeur de Belle-Eglise, preceptor de Bella ecclesia (6).
6. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 20.
A Belle-Eglise, le Commandeur avait toute justice et seigneurie. La maison et la chapelle étaient situées au milieu de 450 journaux de terre qui en dépendaient, et que le chemin de Doullens à Albert traversait dans toute leur longueur.
Le domaine de Belle-Eglise qui ne rapportait, en 1373, que 80 livres, était encore dun moindre produit après les guerres du XVe siècle, puisquil ne dépassait pas 56 livres. Il était en 1787 de 3,400 livres.
Laviéville
Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Albert - 80
Domus Hospitalis Laviéville
1. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 22, 23, 24.
Quelques années après (en 1284), le dit sieur Jacques, par des lettres émanées de lofficial dAmiens, vendit eux Templiers, pour le prix de 78 livres parisis, trente-deux journaux de terre au terroir de Viesville, qui lui provenaient de lhéritage dAgnès, sa sœur (2) ; et en 1288, des lettres du doyen dEncre adressées à lofficial dAmiens, contenaient la cession faite au Temple par Thibaut dAumencourt et Marie, sa femme, pour 300 livres parisis, de cinquante-sept journaux et demi de terre, au terroir de la Viéville, aux lieux dits entre la Voie de la Borne, de meta, et la terre dEloi de Bézieux, près de la terre dOtton de Bourgacourt, au Grand-Champ, au Champ de Sailly, de Salliceto, au Val-Braket, entre MiHencourt et Henencourt (3).
2. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 31.
3. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 36.
Au XIVe siècle, on retrancha du domaine de la Viéville une partie de ses terres quon réunit à la maison du Temple de Senlis. Ce qui restait à la Viéville montait à peine à 200 journaux. Il y avait, en outre, des cens à Corbie, à Blangy et à Marconne.
Le commandeur de Fieffes était seigneur et haut-justicier de la Viéville. Léglise et le cimetière reposaient sur la terre de la commanderie.
Le revenu de cette terre était, en 1373, de 40 livres. Il sélevait en 1787 à 1,700 livres.
Senlis-le-Sec
Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Albert, Commune: Senlis-le-Sec -80
Domus Hospitalis Senlis-le-Sec
1. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 8, folio 27.
Cette dime et cette terre étaient tenues dAgnès, fille du seigneur de Bailleul, et veuve de Robert de Boves, qui en avait approuvé la vente au mois de novembre de la même année (2).
2. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 8, folio 37.
En 1267, nouvelle acquisition par les Templiers de Belle-Eglise, dun sieur Jean de Latre, de Pierre et Bauduin, ses frères, dune maison tenue de Pierre, seigneur de Sailly, située à Senlis, près de la grange du Temple. Par ses lettres du mois de mars de la même année, Pierre de Sailly accorda aux Templiers toute seigneurie et justice haute et basse pour la maison quils venaient dacquérir (3).
3. Archives nationales S 5059, Suppléments n° 8, folio 26.
La maison de Senlis se trouvait près du cimetière du village. Elle nexistait plus au XVIIe siècle. La dime qui rapportait, en 1373, 27 livres, se partageait alors entre le Commandeur, à raison de deux tiers ; le curé de Senlis et les religieux de Lihons pour lautre tiers.
Le Festonval
Département: Somme, Arrondissement: Doulens, Canton: Acheux, Commune : Harponville - 80
Domus Hospitalis Le Festonval
5. Baizieux. Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton : Corbie 80
6. Curlu. Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Combles - 80
Eustache reconnaissait, quà raison de cette donation, il avait reçu de ces derniers une somme de 80 livres (7).
7. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 11.
Plusieurs années après, nous voyons un chevalier, du nom dEnguerrand de Demuin, de Doumuin 8, céder par ses lettres du mois de novembre 1238, aux frères de la chevalerie du Temple de Belle-Eglise, de Bella Ecclesia, 34 journaux environ de terre, dépendant du fief dAdam de Toutencourt, de Totencort, situés au terroir de Fetonval, près de la maison du Temple, et le Cailloie, au prix de 60 sols parisis par chaque journal (9).
8. Demuin. Département: Somme, Arrondissement: Montdidier, Canton: Morenil - 80
9. Archives nationales S 5061, Suppléments n° 10.
Le Commandeur avait toute justice et seigneurie dans son domaine de Festonval. Ce domaine avait beaucoup souffert des guerres du XVe siècle. Jehan de Fay qui était, en 1164, commandeur de la baillie de Fieffes, afferma alors à un nomme Jean le Censier, la terre et seigneurie de Festonval consistant en un manoir et 64 journaux de terre, « dont la plupart desdites terres de très long et ancien temps ont esté et sont à riez sans labour et comme de nulle valeur, parce quelles sont en grans montagnes et laris et chargés de genouvriers. »
Le fermage était fixé à quatre livres, mais le preneur devait, pendant les 29 ans de son bail, reconstruire la maison et les autres bâtiments « en remplacement de celle qui avait esté bruslée par le feu et les guerres. » Il ne paraît pas que cette reconstruction nait jamais eu lieu ; car la visite prieurale de 1195, comme celles faites depuis, ne constatent lexistence daucun bâtiment à Festonval, dont les terres furent réunies au domaine de la commanderie.
Bois-Saint-Jean
Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Montreuil, Canton: Le Parcq, Commune: Wamin - 62
Domus Hospitalis Bois-Saint-Jean
M. Herbaville dit, en parlant de Wamin, que sur le territoire de cette commune, au sud du village, il y a une ferme, appelée la Ferme Saint-Jean, qui est une ancienne maison de lHôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, dont la création remonterait, suivant lui, vers lan 1254 (3).
3. Herbaville, Mémorial historique du département du Pas-de-Calais, I, 2, page 350.
Mais longtemps avant cette époque, la maison de Saint-Jean ou de Bois-Saint-Jean existait. Pour la fonder, Philippe, comte de Flandre et de Vermandois avait donné, ainsi que le constatent ses lettres datées dHesdin, de lannée 1182, aux frères de lHôpital, deux charrues de terre, libres de toutes charges, dans la forêt de Grigny, in foresta de Gringni (1), appelée aujourdhui Forêt dHesdin, à la condition que sur cette terre les Hospitaliers y bâtiraient une église, où tous les frères de lOrdre, en résidence dans les diocèses de Thérouanne, dArras, de Tournay, de Cambrai et de Noyon, viendraient chaque année tenir un chapitre; et que cette église serait la première de toutes celles que lHôpital avait dans ces diocèses (2).
1. Grigny. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Montreuil, Canton: Le Parcq - 62
2. Archives nationales S 5059, Supplément n° 10.
Un seigneur, du nom de Bernard de Bailleul, de Baillolio (3), par une charte non datée, mais qui paraît avoir été rédigée vers la fin du XIIe siècle, confirma à la maison de lHôpital tout ce qui lui avait été donné, et quelle possédait dans la forêt de Grigny, in foresta de Gregni
3. Bailleul-aux-Cornailles. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton: Aubigny - 62
4. Archives nationales S 5059, Supplément n° 10, folio 6.
En 1209, dans une transaction qui eut lieu alors par suite darbitrage, entre Gauthier, curé de Marconne (5) et les frères de lHôpital, au sujet dune prairie quils revendiquaient chacun de leur côté, nous voyons figurer un frère de lOrdre, du nom dEudes Segnore, se qualifiant de commandeur de lHôpital de Saint-Jean-au-Bois, magister Hospitalis Sancti Johanis in nemore, autrement dit de Bois-Saint-Jean (6).
5. Marconne. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Montreuil, Canton: Hesdin - 62
6. Archives nationales S 5059, Supplément n° 10, folio 3.
Un autre conflit sétant élevé en 1211 entre les mêmes personnages, relativement à certaines dîmes que le curé prétendait avoir seul à Marconne, apud Marchonam, et à Maisnil (7), Gilles, doyen dHesdin, arbitre choisi par les parties, décida quà lavenir lHôpital devait y avoir sa part (8).
7. Maisnil. Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton: Saint-Pol-sur-Ternoise - 62
8. Archives nationales S 5059, Supplément n° 10, folio 4.
La maison de Bois-Saint-Jean était voisine de labbaye dAuchy-aux-Moines, dont les religieux eurent toujours pour elle la plus grande bienveillance.
En 1297, labbé dAuchy donna à cens perpétuel, et moyennant une redevance annuelle de quinze livres et demi, aux frères de lHôpital, 95 journaux de terre, appelés : le Sart-dArras, Sartus de Atrebato, tenant au bois du comte dArtois, et dun autre côté à celui de leur maison, nommée Bois-Saint-Jean, Boscus Sancti Johanis, avec cinq autres journaux, quon appelait le Pré-le-Moine, plus la dime et le terrage de ces terres, et encore celui de 60 journaux dans la paroisse de Wamin (1).
1. Archives nationales S 5059, Supplément n° 7, folio 16.
Le domaine de Bois-Saint-Jean se composait dune maison, dune chapelle dédiée à saint Jean, que desservaient au siècle dernier les religieux de labbaye dAuchy, et denviron 400 journaux de terre et de bois en une masse, compris entre Bois-Saint-Jean, la forêt dHesdin et Wamin.
Il en dépendait encore dautres terres à Blangy ; la terre des Croisés, sur le chemin dHesdin à Sainte-Austreberte ; 30 journaux de terre au lieu-dit les Combles, etc.
Le Commandeur avait toute justice et seigneurie dans son fief de Bois-Saint-Jean. Le revenu de cette terre était, en 1373, de 69 livres 7 sols. Il sélevait en 1757 à 2,300 livres, et en 1787 à 3,000 livres.
Hesdin
Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Montreuil, Canton: Hesdin-la-Forêt - 62
Domus Hospitalis Hesdin
Elle fut aliénée ou donnée à rente perpétuelle, comme on le voit par un acte du mois doctobre 1335, par lequel un nommé Jean Postel prit à cens la maison des frères de Saint-Jean-de-Jérusalem, « que on appelle aus Ouignes, sise à Hédin, » aboutant dun bout sur le marquiet de le dicte ville, et dautre les le rue des Carons (3). »
3. Archives nationales S 5601, Supplément n° 61.
Le revenu général de la commanderie de Fieffes était, daprès le Livre-Vert, en 1373, de 995 livres 5 sols 9 derniers, faisant, 1244 francs 44 sols parisis.
Cette somme était entièrement absorbée par les charges. La principale était la responsion, qui montait à 500 florins de Florence, valant le florin 44 sols ; puis venaient la nourriture et lentretien de six frères à 12 deniers par jour, ce qui portait 108 livres par an. Une somme de 48 livres était allouée, chaque année, pour les robes et manteaux des frères.
Ce revenu sélevait, en 1493, à 1142 livres 15 sols ; en 1583, à 3,000 livres ; en 1753, à 17,236 livres ; en 1779, à 26,300 livres ; enfin en 1787, à 32,000 livres.
Noms des Commandeurs de Fieffes
1199. Frère Eudes, commandeur du Ponthieu.
1313. Frère Jehan de Villers.
1318. Frère Rigault de Villiers.
1338. Frère Jehan de Parfontrieu, chevalier.
1342. Frère Nicole Le Saunier.
1344. Le chevalier Pierre de Hartoge.
1364. Le chevalier Philippe Dyvort.
1367. Frère Guillaume Potart.
1372. Le chevalier Pierre de Courcy.
1391. Le chevalier Aubert de Vauvillers.
1397. Le chevalier Jehan de la Fontaine.
1422. Frère Gauthier le Cras, prieur de léglise conventuelle de Rhodes.
1456. Le chevalier Jehan de Fouquesolles.
1460. Le chevalier Jehan du Fay ou de Fay.
1465. Le chevalier Jehan de Chailly.
1482. Le chevalier Régnault de Bouflers.
1495. Le chevalier Pierre de Bouteville, sénéchal de Rhodes.
1511. Le chevalier Jehan de Launoy.
1522. Le chevalier Nicolas de Bellay.
1529. Le chevalier Roland de Rouy.
1559. Le chevalier Jehan de Piédefer.
1571. Le chevalier François de Salviati.
1594. Le chevalier Pierre de Bertaucourt.
1606. Le chevalier François de Pronville-Arponlieu.
1664. Le chevalier Jacques de Ricarville.
1680. Le chevalier Roch de Reuilly.
1699. Le chevalier Charles Sévin de Baudeville.
1705. Le chevalier Jean-Baptiste de Briconnet.
1729. Le chevalier Bailli de la Salle.
1740. Le chevalier Armand Foucaut de Saint-Germain-Beaupré.
1752. Le chevalier Pierre-Louis de Brévedent de Sabure.
1764. Le chevalier Paul de Vion de Gaillon.
1772. Le chevalier Louis Dauvet des Maretz.
1779. Le chevalier Rogres de Champignelles (Jacques-Arnould).
Anciens Commandeurs de Bois-Saint-Jean
1209. Odo Segnore magister Hospitalis Sancti Johanis in nemore.
1357. Frère Guerard Dupuich.
Anciens Commandeurs de Belle-Église
1279. Frère Pierre.
1356. Frère Clément du Caisnoy.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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