Meurthe-et-Moselle (54)
Num : 962 Année : 1286Hôpital : Saint-Jean-du-Vieil-Aître, commanderie
Nancy - 54
10 juin 1286, Corbeil. Jean de Villiers, grand-maître de lHôpital, ratifie la donation dun cimetière à Lascou près de Nancy pour les Juifs, que leur avait faite feu Guillaume Pigeon, grand-prieur de France.
Sources : — Frère Jehan de Villers, par la grâce de Dieu de la sainte maison de lHospital saint Jean de Hierusalem humble maistre et guarde des pauvres de Christe, à tous ceulx qui vairont ceste présente lettre, salut en Nostre Seigneur.
Nous faisons scavoir à touts que frere Guillaume Pigion, jadis prieur de France, donna on finage de nostre ville de Larzous de les Nancy, à la diocese de Toul, terre au Juifs de Loraine pour faire un semestiere de soit loys, parmy ce que les dicts Juifs nous en doivent payer un marque dargent et douze Toullois de cens chascun an le jour de la feste saint Remy ; et se ledict cens nestoit payé au jour nommé, nous les panrins huict jours apres sens encoisson ; et cestuy cens dedesusdict doient lesdicts Juifs payer au gouverneur de nostre maison du Viel Astre de les Nancy ou à son certains commandement ; et ce on demeuroit en la terre que nous lor avons donné, il seroit en nostre justice et nostre homes, tant corne il seroient demourans, et nous serviroit chascun an de doy livres de poivres à la saint Remy ; et ceulx qui apres luy venrront ne plus ne lor pouvons demander, sil ne luy meffont.
Et si les Juifs y sort de la duché de Loraine, il revanrroit sens encoisson à la teneur du semptiere devant dict jusque à sept ans, par luy cens payant des années tres-passées, de quoy ils ne lauroient payé par une par aultruy.
Et voulons et octroyons et conformons, par le conseil de noz freres, que le semetiers, que lesdicts Juifs ont faict en ladicte terre, et les maisons et les accroissements, ensi corne les bonnes sont devisées, soient tenus à tousjours sens rapeller, ainsi corne ils en sont tenant aujourdhuy.
Et si lesdits Juiffs veullent accroistre lour semestiere, nous octroyons quil le puis accroistre sauf nostre raison.
Et de toutes ces choses desusdictes nous lour en devons prester garantie encontre toutes gens selon raison.
En tesmoing de laquelle chose, nous sailleme les lettres de nostre seel de France.
Escriptes à Courbeil en nostre maison, en lan Nostre Seignour mil deux cent quattre vingt et six, le lundy dapres la Trinité.
Notes : Nancy : Archives de Meurthe-et-Moselle, H. 3043 (copie, fin XVIIe siècle, daprès une confirmation de Ferry III, duc de Lorraine, du 4 juillet 1286), et H, 3045, folio 18 (analyse, fin XVIIIe siècle).
Texte : H. Lepage, Notice sur quelques établissements de lordre de Saint Jean de Jérusalem en Lorraine, 20.
Num : 1229 Année : 1292
Hôpital : Saint-Jean-du-Vieil-Aître, commanderie
Nancy - 54
Ferry III, duc de Lorraine, pour compenser les dommages quil avait causés à la commanderie du Vieil Aitre de Nancy, lui abandonne diverses rentes en argent et en nature.
Sources : Nancy : Archives de Meurthe-et-Moselle, H, 3052 (original), et H, 3045, folio 10 (analyse, fin XVIIe siècle).
Analyse : H. Lepage, Notice sur quelques établissements de lordre de Saint Jean de Jérusalem en Lorraine, dans Annuaire de la Meurthe pour 1853, 31.
Notes : — Je Ferris, dus de Lorreigne et marchis, fais savoir à tous que je, pour recompensation de tous les damaiges et de toutes les grevances, qui ont estei fait pour chief de moi ou par moi commandement de cest jour en arriers à la mason dou Viez Aitre devant Nancei, de lordre de la seinte mason de lOspitaul de seint Jehan de Jherusalem, et as appendises et as apartenances par tout, soit pour les werres, que je ai eu, soit pour mon besong en autre meniere, et pour lou salut de mairme et de mez ancessours, ai donei et assignei, done et assigne par ces présentes lettres à tous jours mais en armone perpétuel, pour moi et pour mez hoirs, as freres de la mason dou Viez Aitre devant dite un pourchat de cinc solz de Toulois, et seix peins chacun dun Toulois, et dimei setier de vin de trois Toulois, que li hoir Houwelat de Geracourt me devoient de rente chacun an lendemein de noël ; et lor ai encor donei un autre pourchat de cinc solz de Toulois, et seix peins chacun dun Toulois, et dimei setier de vin de trois Toulois, et seix quartrons de wain, que li hoir Gerart de Fleuville me devoient de rente chacun an lendemein de noël ; et lour ai encor donei trois quartrons de wain, que Adams de Fleuville, li fils Hembert, me devoit de rente chacun an lendemein de noël pour lou bruel et pour la mescene ; et lor ai encor donei seix deniers Toulois et un quartron davoinne, et une geline, que li hoir Thieriat de Fleuville me dévoient de rente chacun an lendemein de noël, à tous jours ; et toutes ces choses devant dites acquestai je as hoirs maistre Garnier de Nancei, mon serorgien qui fut.
Et weul et comans, pour moi et pour mez hoirs, que li frere de celle mason dou Viez Aitre devant dite aient chacun an à tous jours mais les choses devant dites, et quil on joissent paisinlement sans débat et sans contredit ; et les en ai mis en possession, et les an fais tenans et prenans dès or en avant.
En tesmoingnaige de la quel chose, pour ceu que ferme soit et estable, je en ai donei ces lettres, sælées de mon seel, que furent faites lan de grâce mil dous cens quatre vins et douze ans, lendemein de feste tous seins, on moix de novembre.
Num : 1344 Année : 1296
Hôpital : Saint-Jean-du-Vieil-Aître, commanderie
Nancy - 54
23 mai 1296. Ferry III, duc de Lorraine, ratifie laccord, intervenu entre Thirias de Nancy, son bailli, et Rampe, commandeur de lHôpital du Vieil Aitre, au sujet dun pré, situé entre le Vieil Aitre et Laxou.
Sources : Nancy : Archives de Meurthe-et-Moselle, H, 3052 (Originale).
Notes : — Je Ferris, dus de Lorregne et marchis, faiz savoir à touz que Thirias de Nancei, mes baillis, eit recogneu par davant moi que de la paix et de lacort, quil at fait, si com il dit, à frere Rampe, mastre dou Viez Aitre, dou prei, qui fut lo se fourque de Nancey, qui siet entre lo Viez Aitre et Larsouz, — on quel prei li dis Thirias doit avoir la moitié en heriteige à touz jours, parmei la paix que faite en est, et li masons dou Viez Aitre, lautre moitié, si com li dis Thirias le dit, — assavoir est que cil Thirias nuet et se consent que, si li dis mastres, ou cil qui mastres seroit au Viez Aitre, sentoit ni entendoit quil fust decens en ceste paix, et il, ou cil qui seroit mastres dou Viez Aitre, voloient, dedens lo termine de ceste seint Jehan que vient en un an, que li paix fust nule, il plait bien le dit Thiriat, par ensi que li dis Thirias raveroit tel droit et tel raison on dit prei comme il avoit au jour que li paix fut faite.
Et por ce que ce soit ferme chose et estauble, sunt cez lettres saielées dou seel de ma court de Nancei, à la requeste lo dit Thiriat.
Et de ce ne me puet on demander fors que tesmognaige.
Ceu fut fait lan de graice Nostre Signour mil douz cens quatre vins et seize ans, lou mercredi après la trinitei, on moix de mai.
Cartulaire Général. Volume 3