Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement: Nérac, Canton: Casteljaloux - 47
Domus Hospitalis Casteljaloux
1. Pièces justificatives. n° LXXIII.
Dans la suite, les Hospitaliers acquirent une résidence dans la ville même. Pardeilhan de Vacquey, bourgeois de Casteljaloux, donna à lOrdre de Saint-Jean « une maison bâtie en pierres et en bois, couverte de tuiles et située dans la grande rue (1411) (2). »
2. Archives de Castelialoux, L I.
Après avoir dit que la jurande de Casteljaloux voulut témoigner à lOrdre sa sympathie, en abolissant par un arrêt tous les impôts quon avait prélevés jusqualors sur la vente des vins de la Commanderie (1678) (3), nous aurons épuisé toutes les indications fournies par ce fonds peu considérable darchives. Limportance de cette dépendance dArgenteins, où les procès-verbaux de visites ne trouvent à mentionner que la maison « sise dans la grand rue Saint-Raphaël, » la seigneurie spirituelle de la paroisse Saint-Romain et quelques rentes dans la ville, naurait pas suffi pour motiver son érection en Commanderie, si les agréments de la résidence dans un centre populeux ne leussent désignée naturellement comme chef-lieu de la nouvelle circonscription. Vers 1780, Casteljaloux fut donc détaché, comme nous lavons dit plus haut, dArgenteins, pour former une Commanderie distincte avec les membres de Fargues, Neufonds, Argenton, Moleyres, Sainte-Marie de Veyriès, Cavaissac, Cazalis, Sarpouras, Montréal et Saint-Jean-dAugenès.
3. Archives de Castelialoux, L I.
Cazalis
Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Cazalis - 33
Domus Hospitalis Cazalis
Cazeneuve
Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Préchac - 33
Domus Hospitalis Cazeneuve
Les moissons et les villages avaient été brûlés, les habitants dispersés, et une morne solitude sétendait sur toute la contrée. Tous les efforts des Commandeurs de Cazalis allaient donc tendre au but de créer les ressources qui venaient de leur être brusquement arrachées. Mais toutes leurs tentatives pour repeupler le territoire de Cazalis se brisèrent devant les obstacles soulevés par les sires dAlbret, dans la crainte de voir fonder dans leur voisinage une ville rivale de la place de Cazeneuve. Aussi exigèrent-ils impérieusement le paiement du droit dit de la table (de la taula), que les habitants de Cazalis étaient obligés, en leur qualité détrangers, de verser, lorsquils apportaient leurs denrées sur le marché de Cazeneuve. Or, cette dernière localité étant la seule qui pût servir de centre de transaction dans cette vaste étendue de pays, si peu habitée, cet impôt ne laissait pas que dêtre très onéreux pour Cazalis ; il sélevait tous les ans, en moyenne, à la somme de 20 livres morlanes ou de 40 écus dor.
Cette charge éloignait beaucoup dhabitants qui allaient transporter leur résidence dans des pays plus favorisés. Ce fut ce misérable état de choses que vint exposer le chevalier Bernard de Bérenger, précepteur de Cazalis, « à très magnifique prince Charles, sire dAlbret, seigneur de la ville et du château de Cazeneuve. »
Celui-ci, « après avoir pris lavis de son vénérable conseil, » fit proposer un traité de paréage au Commandeur, qui, après lavoir examiné et soumis à lapprobation de Fourtanier de Lat, Commandeur dArgenteins, de B. de Bélat, du Nom-Dieu, commissaires, députés à cet effet par le Grand-Prieur de Toulouse, y donna son consentement et se rendit à Nérac, auprès du sire dAlbret, pour en signer lacte solennel. Ce document, intéressant à plus dun titre, va fixer un moment notre attention.
La seigneurie entière de Cazalis avait été donnée aux Hospitaliers par les fondateurs de cette maison ; le Commandeur consent à la partager avec le sire dAlbret, qui prendra la moitié des amendes et des rentes féodales, les droits ecclésiastiques étant réservés intégralement à lHôpital : la justice sera exercée au nom des deux seigneurs par un bailli commun, et on pourra appeler des sentences de ce dernier au tribunal de Cazeneuve ; tous deux devront coopérer par égale part à la construction dune prison commune dans le lieu de Cazalis. Moyennant ces concessions, le sire dAlbret déclaré les habitants de Cazalis exempts pour toujours de limpôt de la Table, et leur concède de plus le droit de dépaissance dans toute létendue de sa terre de Cazeneuve.
Mais il fait introduire en revanche la défense formelle aux Hospitaliers de construire dans lavenir, à Cazalis, un château fort, « qui pourrait devenir une cause de dommage et de ruine pour la ville et le château de Cazeneuve. »
Cest dans cette dernière place que se réfugieront les habitants en cas de danger ; aussi doivent-ils contribuer, comme ceux de Cazeneuve, à ses charges, aux réparations de ses murailles et à sa garde. Ce traité, où les chevaliers de Saint-Jean achetaient chèrement, comme on le voit, lexemption accordée, fut signé devant les portes du château de Nérac, en présence de la cour du sire dAlbret, où figuraient Etienne de Taularesse, seigneur de Puyjardin, bailli de Tartas, messire Hymbert de Voisin, bachelier èz décrets, juge ordinaire de toute la seigneurie, Bertrand de Valyns, seigneur de Péjan, J. de Contramoret, P. du Chêne, Amanieu de Montaigut (3 août 1461) (1).
1. Archives de Cazalis, L. I.
Il fut approuvé et confirmé le 28 juin de lannée suivante par le chapitre provincial, réuni à Toulouse (2).
2. Archives de Cazalis, L. I.
Grâce aux privilèges obtenus par le Commandeur pour ses vassaux de Cazalis, le nombre de ces derniers ne tarda pas à augmenter et la prospérité de cette circonscription a renaître, malgré quelques tentatives violentes faites par certains officiers trop zélés du sire dAlbret, pour semparer du moulin de Bordeis. Le Commandeur demanda justice au Comte lui-même, et une sentence, rendue par le Conseil privé de ce dernier, défendit de troubler à lavenir les chevaliers dans leurs droits (1498) (3).
3. Archives de Cazalis, L. I.
Les archives de Cazalis nous fournissent de plus un exemple de lindépendance que manifestaient souvent les chevaliers de Saint-Jean envers les autorités diocésaines, quand ils croyaient que les prérogatives de leur Ordre étaient menacées. Dans une de ses tournées pastorales, lévêque de Basas se rendit dans la paroisse de Cazalis pour y administrer le sacrement de la confirmation. Le commandeur dArgenteins, François de Tressemans Chastuel, ne lui permit dentrer dans léglise quaprès avoir déclaré par acte public quil nentendait pas par la porter atteinte aux privilèges de lOrdre (1669) (1).
1. Archives, Cazalis, L. I.
Bourridech, Bourideys
Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Cazalis - 33
Domus Hospitalis Bourridech, Bourideys
2. Visites générales 1752.
3. — 1° Sainte-Marie de Veyriès. — 2° Sarpouras. — 3° Saint-Jean dAngenès. — 4° Montreal.
Sainte-Marie de Veyriès
— En 1254, dame Marie de Caumont et Xans Augier, son fils, donnèrent au Temple de Cours la dîme de Sainte-Marie de Veyriès. Quelque temps après, lévêque de Bazas approuva cette donation et confirma aux Templiers la seigneurie spirituelle qui venait de leur être conférée (1259) (3).
3. Archives Veyriès, L I.
Sarpouras
— La seigneurie de cette localité, située dans le voisinage de Marsan, appartenait par moitié aux Hospitaliers et aux seigneurs de la Porte, ainsi que nons lapprendune transaction conclue au XVe siècle entre le commandeur dArgenteins et messire Jean de Bergson seigneur de la Porte (4).
4. Archives de Sopouras, L. I.
Saint-Jean dAngenès
— Les chevaliers de Saint-Jean possédaient encore plusieurs seigneuries spirituelles dans le pays de Marsan, entre autres celles de Saint-Jean dAngenès, dont la chapelle de dévotion fut ruinée lors des guerres de Religion, dAuzac, de Graulons, de Saint-Sylvestre, etc.
Montréal
Le commandeur était seigneur spirituel de cette paroisse et en partageait la dîme avec lEvêque de Condom.
Liste des commandeurs
1° Commandeur de Casteljaloux.
1780-1786. René de Léaumont.
2° Commandeurs de Cazalis.
1355-1363. Jacques-Guillaume de la Pradèle.
1461. Bernard de Bérenger.
1463-1482. Pierre de Campagne.
En 1482, réunion de Cazalis à Argenteins)
3° Commandeur du membre de Cazalis.
1498-1500. Raymond de Boutet.
4° Commandeur du membre de Veyriès.
1508. Pierre de Ribon.
3° Commandeurs du membre de Montréal.
1328. Vital de Saint-Salvi.
1380. Bernard de Loupe.
Sources : M. André Du Bourg. Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de lordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France. BNF
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