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Hôpital de Champenois

Département: Moselle, Arrondissement et Canton: Metz, Commune: Amanvillers - 57

Hôpital de Champenois
Hôpital de Champenois

I.
LA FERME DE CHAMPENOIS, OU CHAMPENOY
Appelée dans le langage du pays Champneu, située au sud-ouest d’Amanvillers.
En 1192, cette cense qui déjà dépendait d’Amanvillers au temporel, se nommait Champenay
En 1206, L’aluet de Champenoy
En 1121, elle est désignée dans les anciennes chartes sous le nom de Domus hospitalis Jerosolimitarurn de Champenois (1).
En 1192, c’est Champenaya
En 1206, L’Alloef de Champenois
En 1229, l’Hospitaut de Champenoy (2).
En 1278, Champenoys (3).
En 1334, Champenoix.
En 1559, Chapenoy
(4).
Au XVIIe siècle, Champenot (5).
En 1665, Champigny (6).

Au XVIIIe siècle, le Pouillé (7) des Bénédictins l’appelle Champenoy et le Pouillé de 1711 « une commanderie dépendante de celle de Metz, où il y a une église, qui était anciennement appelée l’Hospital de Champenoy (8).
Cette cense faisait partie du Val de Metz et, au point de vue ecclésiastique, appartenait à l’archiprêtré du même nom, bien qu’elle fût éloignée de la vieille cité messine d’environ 18 à 19 kilomètres, vers le nord-ouest. Après la Révolution, elle fit partie du premier canton de Metz (9).
1. Chartes de l’abbaye de Gorze.
2. Fonds de Malte, liasse 4.
3. Ibid. liasse Champenois.
4. Ibid.
5. Carte de Beaulieu.
6. Fonds de l’abbaye de Saint-Vincent, liasse Champenois.
7. On entend par ce nom l’État des bénéfices ecclésiastiques d’une province on d’un royaume.
8. N. DORVAUX : Les anciens Pouillés du diocèse de Metz Nancy-Crépin-Leblond, 1902, page 347.
9. Das Reichsland Elsass-Lothringen, Landes-und Ortsbeschreibung. Tome 3, Partie 2. BNF


A différentes époques de l’histoire, Champenois passa entre les mains de divers propriétaires.
L’Église de Metz, au plus haut que nous puissions remonter, fut propriétaire de cette cense. Par donation d’Albert de Lessy (1206) et de Henri de Châtel-Saint-Germain (1221), elle passa avec l’assentiment de l’évêque de Metz, Conrad de Scharfeneck ou Scharpeneck (1212-1225) à la commanderie messine des chevaliers de Saint Jean ou Joannites, qui l’entoura de murs et de fossés de circonvallation.
La commanderie avait droit de haute, moyenne et basse justice sur cette cense et ses sujets (1682).

L’administration, qui était aux mains de Simon de Rozérieulles, comme fief particulier, fut également donnée aux chevaliers de Saint-Jean, Ordre de Malte, en 1252. Cette cense, avec ses murs et ses fossés, était une sorte de maison forte à l’abri des coups-de-main imprévus. Murs et fossés et même ce qui rappellerait l’ancien usage de cette forteresse, tout a disparu. Nous ne saurions, faute de documents, préciser avec exactitude l’époque de ces diverses disparitions mais il est probable que les murs furent rasés et les fossés comblés, quand Champenois cessa d’être la propriété des chevaliers johannites, c’est-à-dire quand disparut l’Ordre de Malte. Or nous savons que l’Ordre de Malte, le plus ancien des ordres religieux et militaires produits par les Croisades, subsista jusqu’en 1798 (1).
1. Le dernier grand maître de l’Ordre de Malte fut Ferdinand de Hompesch, né à Düsseldorf (1744) mort en France (1805).

Ce serait donc vers cette époque, au moment de la Grande Révolution, qu’auraient disparu les murs et les fossés de Champenois.
La cense de Champenois, qui était siège d’une seigneurie, dépendant, comme nous l’avons dit, de la commanderie du Petit-Saint-Jean de Metz, possédait une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, un des Patrons de l’Ordre de Malte.
Le long de la route d’Amanvillers à Vernéville, près de la ferme de Champenois, se dressent encore quatre solides contreforts, qui furent ceux de cette chapelle. C’est tout ce qui reste de cet oratoire.
L’ouvrage Das Reichsland Elsass-Lothringer dit qu’il est déjà fait mention de cette chapelle en 1235 : « Der Weiler (Champenois) war ehemals mit Mauern umgeben und hatte schon eine 1235 erwahnte Kapelle z. E. des hl. Johannes Baptista » (2).
2. tome III. 1, page 161.

Quelle est l’origine de cette église ? Ne remonte-t-elle pas plus haut ?
Nous pensons qu’elle fut érigée au plus tard lors de la prise de possession de Champenois par les chevaliers de Saint-Jean, en 1252. Cependant nous sommes portés à la croire plus ancienne. En effet, en 1121, nous l’avons dit, Champenois était, en même temps qu’une seigneurie, une maison hospitalière Domus hopitalis . . . l’Hospitaut de Champenoy (1229) ; or, il est à supposer que cet hôpital, probablement à l’usage des lépreux, possédait son église particulière. Cette supposition est d’autant plus admissible que Champenois était distant de deux kilomètres environ d’Amanvillers, où se trouvait une chapelle, et de Vernéville qui avait aussi son église. Quant à l’église de Saint-Germain dont dépendait la paroisse d’Amanvillers, elle était trop éloignée de Champenois.

Ce qui nous fait penser que Champenois fut primitivement un Hospitaut de lépreux, c’est son éloignement, comme maison hospitalière, de toute communication, sauf par des chemins peu praticables, sa distance d’Amanvillers et de Vernéville et sa situation dans une plaine alors complètement boisée. De plus, au XIIIe siècle, les léproseries s’étaient considérablement multipliées, parce que cette terrible maladie avait alors atteint son apogée rien d’étonnant que les Hospitaliers Joannites se soient dévoués à établir dans leur propriété de Champenois, admirablement située au milieu des forêts, un hôpital pour lépreux, avec une chapelle ou église y attenant (1).
1. Voir l’intéressant travail de M. l’abbé J.-P. Kirch Die Leproserien Lothlingens, dans le Jahrbuch der Gesellschaft fisr lothoring Geschichte. 1903, page 46 et 1904, page 56.

Il est donc absolument sûr que l’église de Champenois était déjà érigée en 1235, et très probable qu’elle remonte au moins à 1121, époque à laquelle Champenois est désigné comme maison hospitalière des Johannites
Lors de la Révolution française, il n’en est plus fait mention, toutefois, comme il en est encore question en 1744, il est à supposer qu’elle disparut peu de temps avant les bouleversements révolutionnaires ou pendant ces tristes événements, peut-être lors de la suppression en France de l’Ordre de Malte, en 1798.

D’après des documents inédits et probablement uniques que nous avons entre les mains, pièces provenant d’une ancienne famille de Vernéville, la chapelle de Champenois servait au culte public pendant le XVIIe siècle ; elle était chargée d’une messe tous les dimanches et devait être habituellement desservie par le curé d’Amanvillers ou l’administrateur de cette paroisse.

Voici le texte de ces documents, qui portent la date de 1627 :
« A Monsieur, Monsieur de Saint-Etienne, intendant des affaires de Messieurs les chevaliers de Malte, Seigneurs de Champenoy, Vous remontrent humblement Israël Mangin, Gerard Waltrin, Nicolas de Montest, Mangint Poignet, Bastien Voiret, Seigneurs de Chantrenne, pays Messin, disant que depuis longues années en ça (déjà) les habitants dudit Chanterein seraient allés ouïr le service divin en lieux voisins sans être obligés à aucuns particuliers mais ajoutant qu’ils trouvent une grande peine et difficulté et qu’il vaudrait mieux être arrêté en un lieu que courir de côté et d’autre ils désireraient de se rendre paroissiens à l’Église dudit Champenoy pour y recevoir tous les Saints Sacrements nécessaires comme étant l’Église la plus voisine d’Iceux et en laquelle tous les prédécesseurs parents des suppliants sont ensevelis.
C’est pourquoi ils vous supplient, Monsieur qu’il vous plaise leur octroyer d’être reçus à ladite Église de Champenoy et y recevoir les Saints-Sacrements par le prêtre qui les administre au dit Champenoy et aux paroissiens dudit lieu. Ce faisant les suppliants seront tenus de prier Dieu pour la santé et la prospérité de Mesdits sieurs les chevaliers et la vostre et Waultrin Bastien, Noirel, Nicolas de Moncel, Mangin Pougnet, J.n fois Mangin.

Le soussigné en qualité qu’il tient consent pour lesdits chevaliers aux fins de la requête ci-dessus et ordonne aux Maires et gens de Justice dudit Champenois de recevoir les suppliants en la dite Eglise en qualité de paroissiens dudit Champenois et pour le faire de l’Eglise. Fait à Metz le 17e décembre 1627.
Signature (illisible). »

2° — L’autre document intitulé : « Excellents moyens de défense contre la prétention de M. le curé de Vernéville sur la dîme des prés situés sur le ban de Chantrenne »

1° — En 1627 les habitants de Chantrenne (1) ne dépendaient d’aucune paroisse comme il parait par une requête présentée, dans la même année à Mr de St Estienne intendant des affaires de Messieurs les chevaliers de Malte seigneurs de Champenoy par les seigneurs de Chantrenne à l’effet d’être admis à l’église du dit Champenoy comme paroissiens, lequel sr de saint Estienne a consenti aux fins de ladite requête.
1. Dans une pièce datée de 1659 (Archives paroissiales de Vernéville), Chantrenne est appelé Village ruiné et déserté par le malheur de la guerre. Il s’agit sans doute de la Guerre de Trente-ans (1618-1648).

2° — Sans doute que les habitants de Chantrenne n’ont pas continué longtemps a aller a l’église de Champenoy et qu’allant à celle de Verneville le curé dudit Verneville regardant Chantrenne comme de sa paroisse a voulu lever les grosses dimes du ban de Chantrenne ce qui parait par une procuration de la dame Noel pieron vesve (veuve) de Noel Thiebault dame en partie de Chantrenne en date du 14 juillet 1659, à l’effet de poursuivre et défendre le procès instruit contre elle et ses cosseigneurs dudit Chantrenne par le nommé Claude
Mathieu curé de Vernéville qui prétendait percevoir les grosses dimes du dit Chantrenne. (1) »
1. Une transaction eut lieu et le curé de Vernéville reçut 75 francs messins pour desservir Chantrenne. Claude Mathieu mourut à 85 ans, le 6 décembre 1808 et fut enterré sous le maitre-autel de l’église de Vernéville (1708-1748). Il s’agit de l’ancienne église bâtie en 1739, sous Maguillol, qui fut curé de Vernéville.

On peut voir, par ces deux pièces, l’importance qu’avait alors la cense de Champenois et son église. Il ne reste de ce dernier bâtiment, nous l’avons dit, que les quatre contreforts. Dans celui qui est le plus proche de la porte d’entrée de la ferme on voit un tympan de porte de style roman, orné d’une croix de Malte dont les croisillons mesurent 0 m 18.
Ce tympan, en pierre du pays, est probablement celui de la porte d’entrée de l’église de Champenois, il a 1 m 82 de large sur 0 m 80 de haut.
L’emplacement de cet édifice est resté vague et entouré de murs il mesure 18 m 73 de longueur, sur 6 m 90 de largeur. A en juger par les contreforts hauts de 3 m 53, larges de 0 m 94 à la base et épais de 1 m 51, l’église avait des proportions assez belles et pouvait contenir au moins une centaine de personnes, si, comme nous le croyons, le chœur était en dehors de l’enceinte dont nous venons de donner les dimensions et qui formait la nef.

L’église de Champenois servit aux habitants de Chantrenne d’église paroissiale et de lieu de sépulture. Le document de 1627, cité plus haut, en fait foi (1) elle ne fut du reste autorisé qu’en 1778, comme nous l’apprend le Pouillé des Bénédictins du XVIIIe siècle.
1. La chapelle de Chantrenne ne fut bâtie, selon toute probabilité, qu’après 1630, peut-être même 1670. Un document que nous avons sous les yeux (Archives paroissiale Vernéville 1669), parle des dimes accordées au curé Mathieu, de Vernéville « pour ses peines et honoraires et pour les soins qu’il aura pour leur administrer (aux habitants de Chantrenne) les Sacrements et autres choses nécessaires pour leur consolation » donc pas pour la desserte d’une chapelle dont on aurait sûrement parlé. Il ne reste plus de cette chapelle, autrefois sous le vocable de la Vierge, que la nef, transformée en écurie. Le chœur a été détruit après la Révolution. Le dernier chapelain était Jean Humilier (1790) c’est le seul chapelain dont il soit fait mention nommément.

En 1444, toutes les places appartenant au duc de Lorraine furent occupées successivement par les troupes françaises auxquelles les habitants donnèrent, peut-être avec un peu d’exagération, le nom d’écorcheurs. Le pays messin fut complètement investi, et les villages environnant Metz subirent les déprédations de cette soldatesque indisciplinée et rapace.

Amanvillers et Champenois ne furent pas épargnés. Voici ce que raconte à ce sujet le chroniqueur Philippe de Vigneulles : « Or avint encore à ce jour meisme (15 octobre 1444), que plusieurs piétons, desquelles Jehan Rengniez estoit capitaine, furent tandre au lieu, c’on dit à Troul d’Amenvilley et en ce lieu furent par eulx rencontrés plusieurs hommes du Gennexey (Jarnisy), lesquelles venoient on Vaul pour acheter du vin ausdicts escourcheurs car en ce tampts, la pluspairt des biens estoient demourés au villaige, pource que on ne voulloit croire la venue d’icelle gens. Et à celle rancontre y fut prins le filz du maire de Gennexey et amenés à Mets » (1).
1. Philippe de Vigneuiles (dans Relation du siège de Metz en 1444, page 204-205).

Nous avons dit précédemment que Champenois appartenait à la commanderie du petit Saint Jean, mais on ne sait à quelle époque cette propriété fut donnée à l’Ordre de Malte. Ce qui est certain, c’est que cette donation, qui remonte sûrement à 1120, ne fut point faite exempte de charges et que les terres de Champenois étaient soumises à la dime, comme il en est fait mention dans la bulle de Célestin III (1191-1198) de l’année 1192 : Decimum agrorurn de Chaniperaois
Bien que les chevaliers, en vertu des privilèges de leur Ordre, fussent, ailleurs, exempts des dimes, dix jours seulement des terres de Champenois n’eurent pas à payer la dime. Leur fermier devait paraitre aux plaids annaux d’Amanvillers et versait à la recette cinq sols messins de droitures seigneuriales pour les terres situées au ban d’Amanvillers. Il devait même le portérage pour celles qu’il acquérait.

Les religieux de Saint Vincent, à cause de leur seigneurie d’Amanvillers, avaient donc droit aux dimes sur Champenois. Jusque vers 1220, ils en jouirent paisiblement mais à cette époque Frère Conrad, maitre et commandeur de l’hôpital du Petit Saint Jean de Metz, voulut, sous prétexte de privilèges de son Ordre, leur contester le droit de dime. Il y eut une enquête à ce sujet et dix témoins, dont plusieurs avaient été amodiateurs ou fermiers, déposèrent unanimement que de tous temps les religieux avaient Paisiblement joui de la dime sur la grange de Champenois. Un des témoins (le 4e), Jean de Maigny, citadin de Metz, affirma que son père avait affermé pour douze ans, à l’Abbé Regnier ou Renier (+ 1298), les dimes grosses et petites de Champenois et des appendices (dépendances) de Champenois. C’est le seul témoin qui fasse mention de la grosse et petite dime, les autres n’ont attesté que pour les dimes en général. Les religieux eurent facilement gain de cause dans le procès en litige (1).
1. Cartulaire tome 2, page 471. Cot. 1.

Un autre procès fut aussi entamé, mais les religieux, mettant en avant l’enquête du précédent, purent prouver leur droit de lever la grosse et petite dime sur les terres de Champenois et appendices, en quelque ban et finage qu’elles soient.
En 1241, survint aussi un accord, daté du 18 juin, avec le seigneur-voué de Champenois et les religieux de Saint Vincent.

Il semble cependant que tout différend aurait dû être impossible, puisque, sous l’abbé Gérard (+ 1269), deux traités avaient été conclus avec les hospitaliers du Petit Saint Jean. Ceux-ci payaient annuellement, pour les terres qu’ils possédaient sur le ban d’Amanvillers, cinq sols messins à la Saint-Remy.
Le dernier traité, daté de décembre 1264, avait trait aux dimes des bois, hayes et prés que les hospitaliers avaient acquis au finage d’Amanvillers et Châtel et qu’ils prétendaient francs de dimes. D’après cet accord, il leur fut concédé dix jours francs, savoir six prés de la maison de Champenois du côté de Châtel et quatre sur le finage de Champenois (1) le reste demeurait soumis à la dime (2).
1. Probablement près le pré la dime, sur le chemin de Champenois à Envie, ou peut-être ce pré lui-même.
2. Cartulaire tome 2, page 478. Cot., 5.


Plus tard, en 1661, arriva une nouvelle contestation. Destampes de Valencey, commandeur du Petit Saint Jean, fit assigner les religieux aux requêtes du palais à Paris en réparation du prétendu trouble qu’ils lui avaient causé en exigeant la dime des terres de Champenois. L’affaire fut ramenée au bailliage de Metz en 1663, et le demandeur fut condamné aux dépens et débouté de sa demande. Celui-ci ne se tint pas pour battu et porta la cause au parlement de Paris qui, le 26 juin 1665, rendit un arrêt par lequel, vu la sentence du 27 février 1663, l’arrêt d’appointé du conseil du 20 mai 1664, causes d’appel, réponses, productions des parties. etc., et tout considéré. . . la cour ordonne que ce dont a été appel sortira son effet, condamne l’appelant aux dépens de la cause d’appel et à l’amende de douze livres, à charge néanmoins que les dix jours mentionnés en la transaction de 1284 demeureront francs de dimes (3).
3. Cartulaire tome 2, page 479. Cot., à 6 à 9.

Voulant bien délimiter sa propriété, le commandeur du Petit Saint Jean obtint, le 13 février 1744, des lettres de la chancellerie, aux fins de procéder au renouvellement du pied-terrier des biens de la commanderie. Malgré la diligence qu’il apporta, ce pied-terrier ne put être dressé qu’en 1771.
Comme cela se passait souvent pour d’autres, les dimes de Champenois étaient parfois données à bail. Depuis 1695 jusqu’en 1766, celles de Champenois furent, en effet, laissées aux administrateurs pour leur servir de pension purement et simplement ou, à certaines époques, moyennant un canon.

En 1766, les religieux retinrent pour eux ces dîmes, les firent valoir et donnèrent en retour à l’administrateur trois cents livres pour sa pension et cent livres de gratification mais dans la suite, ils laissèrent les dimes avec la métairie ou les amodièrent séparément ; c’est ainsi qu’en 1772, ils les louèrent pour sept cent cinquante livres et en 1782 pour sept cents.

Actuellement Champenois est une ferme appartenant à M. Purnow de Metz et exploitée par M. Champigneulle, qui succéda à son père comme fermier de cette propriété. A l’exemple de son père, il fait l’élevage du bétail et cultive de main de maitre les terres de la ferme.
1. Layette Amanvillers, liasse 3°, n° 5, page 603.
Sources : M. l’abbé F.-A. Weyland. Amanvillers et ses annexes, Essai d’histoire locale. Metz 1911. BNF

Suite des informations sur Amanvillers qui ne concernent plus les Hospitaliers. BNF

Champenois
Ferme, commune d’Amanvillers.
Ancienne commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
L’Alloeuf de Champenoy, 1206 (Fonds de Malte, inventaire liasse K).
Domus Hospitalis Iherosolimitanus de Champenois, 1221 (Charte de l’abbaye de Gorze, Cartulaire de l’abbaye Saint-Gorze).
L’Hospitaut de Champenoy, 1229 (Fonds de Mate, inventaire K).
Champenoys, 1278 (Ordre de Malte, Commanderie du Petit-Saint-Jean de Metz, liasse Champenois).
Champenoix, 1334 (Ibidem).
Chapenoy, 1539 (Ibidem).
Champenot, XVIIe siècle, (Carte Beaulieu).
En patois : Champneu.
Champenois était le siège d’une seigneurie dépendant de la commanderie du Petit-Saint-Jean de Metz, ordre de Malte, qui, depuis de XIIIe siècle ; faisait partie de cette commanderie.
Sources : Dictionnaire Topographique de l’ancien département de la Moselle. Par M. De Bouteiller. Paris, Imprimerie Nationale M.DCCC.LXXIV.

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