Département du Cher
Beddes (18)
Commanderie de BeddesDépartement: Cher, Arrondissement: Saint-Amand-Montrond, Canton: Châteaumeillant — 18

Commanderie de Beddes
Beddes a été uni à la Maison du Temple de Fages par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Installé sur la paroisse de ce nom et faisant partie aujourd'hui du canton de Châteaumeillant (Cher).
Le lieu est encore occupé par des bâtiments agricoles que l'on peut considérer comme des restes de l'occupation des Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Sources: Georges CHATARD — Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.
Beddes
Beddes était un membre de la Commanderie de Farges (18), à 2 lieues de la commanderie de Magnolet et à cinq lieues du chef, consistait en une maison, grange, chapelle, bois, terres, dimes et cens — revenus en 1745, 240 livres.
Sources: Léopold Niepce — Le Grand-Prieuré d'Auvergne — Lyon, 1883
Bourges (18)
Commanderie de BourgesDépartement: Cher, Arrondissement et Canton: Bourges — 18

Commanderie de Bourges
La résidence des Hospitaliers comprenait deux maisons, la Grande Maison et la Petite Maison, situées rue Porte-Jaune, paroisse de Saint-Pierre-le-Puellier, « proche lune des portes du Cloître de la grande église Saint-Etienne, ayant chambres hautes et basses, avec un grand portail par où on entrait dans les cours et dans les jardins. » La chapelle, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, était au faubourg dAuron.
En 1669, le commandeur Hugon Duprat accense « Le logis de la Commanderie de Bourges » à noble Henri de Saint-Père pour le prix de 110 livres par an; aussi est-il obligé, quand il vient à Bourges, de loger à lhôtellerie « où pend pour enseigne lEcu de France. »
Je ly trouve en 1671 transigeant avec un prêtre maltais, François Mariscalco, logé lui aussi à lEcu de France, au sujet dune dette de 550 écus contractée a Malte.
Le fait de ce prêtre faisant le voyage de Malte à Bourges pour se faire rembourser est assez suggestif.
Aussi bien, la somme était considérable, car lécu maltais valait, à peu près, cinq livres en France.
Du membre de Bourges dépendaient: les prés de lHôpital, autrement Saint-Jean, les prés dOizelel de la Gluère, des Quatre Bornes; une vigne à Beauregard; les terres du Terroir, des Crosettes, de la Vieille-Justice, de Beauregard, de lEiguillon, de la croix Moultjoye, du Grand-Donjon, de la Guignée, du Carroy Saint-Florent, de la Charbonnière, des Bouloises.
En dépendaient aussi des maisons dans les rues Porte-Jaune et Attache-Jarretière, et la dime de Saint-Martin-des-Champs. Lensemble de ces biens était affermé, à la fin du XVIIIe siècle, à un sieur Patureau moyennant 3.300 livres.
La métairie de Soulas
Département: Cher, Arrondissement: Bourges, Canton: Chârost, Commune: Saint-Ambroix - 18

La métairie de Soulas
La métairie de Soulas venait des Templiers qui y avaient une Commanderie. On en trouve mention dabord dans une charte de 1195 par laquelle larchevêque de Bourges, Henri de Seuly, fait connaître quAremburge de Bomiers, entre autres aumônes, donne aux Templiers de « Sauzaium » une rente annuelle dun setier de blé, puis dans une autre charte de 1260, réglant un échange de droits censuels entre larchevêque de Bourges Philippe et les Templiers de la Saussaie, « Sauzaia. » Or « Sauzaium » et « Sauzaia » ne sont autres que Soulas. Saussaie ou Saulaie, en français, signifient lieu planté de saules; de la Saulaie on a fait La Solas, nom que le lieu qui nous occupe porte aujourdhui sur les cartes, et par corruption Soulas. Cette recherche étymologique ma coûté quelque peine, elle avait embarrassé le savant archiviste du Rhône, M. Guigne, qui, dans linventaire sommaire de la série H., avait fait suivre le mot « Sauzaium » dun point dinterrogation. Ce qui ma mis sur la voie, cest que toutes les donations de la dame de Bomiers, dans la charte de 1195, sont circonscrites dans Mehun-sur-Yèvre ou son territoire. Or, Soulas est précisément situé près de Mehun, sur les bords du Cher.
Cette Préceptorerie des Templiers ne fut plus, entre les mains des Hospitaliers, quune simple métairie quon trouve ainsi désignée dans la mise en vente des biens nationaux en 1792: « Soulas, paroisse de Berry, bâtiments, cour, chennevière de quatres arpents, terres cent quarante neuf arpens, prés cent vingt-huit arpents, plus soixante-dix boisselées de terre au Subdray. »
Il y avait une chapelle dédiée, comme toujours, à saint Jean-Baptiste ; il nen reste rien, non plus que des bâtiments anciens. Le seul vestige, que M. Gauchery a relevé, encastré dans un mur, est une pierre armoriée avec cette inscription, fort endommagée, mais quil ma été possible de rétablir: « Illustrissime Seigneur François-Marie de Garcinde Saint-Germain. Commandeur des Bordes, associé à lambassade de Malte. »
Lécusson, au-dessus, porte les armes de ce Commandeur: « dor à la bande de sable chargée de trois tètes de loup-cervier dargent; au chef de la Religion. »
Lécu est posé sur la croix à huit pointes et sur des étendards aux armes de lOrdre.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna — Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre — Bourges 1912
Fresne (18)
Commanderie du FresneDépartement Cher, Arrondissement Vierzon, Canton Argent-sur-Sauldre, Commune: Blancafort — 18

Commanderie du Fresne
Les Archives du Cher, si riches en documents concernant les Templiers de Fresne, nen possèdent que fort peu à partir du moment où la Commanderie passa aux Hospitaliers. Les Archives du Rhône ne sont pas beaucoup plus riches à ce point de vue. On peut suivre néanmoins la suite des commandeurs à partir du commencement du XIVe siècle.
Le premier de ces commandeurs dont on trouve mention est Humbaud de Fava qui, en 1333, reçut des donations de Jean de Mozin et autres.
Ce même commandeur eut à soutenir un procès avec Olivier de Clisson, chevalier, au sujet dun bois dont celui-ci avait vendu la coupe à un nommé Perreau Botvilain, dAubigny, et sur laquelle coupe le commandeur de Fresne prétendait percevoir un droit de un denier pour douze sur la vente. Olivier de Clisson prit fait et cause pour le dit Perreau, et réclama cent livres parisis de dommages et intérêts. Laffaire fut portée au bailliage de Bourges, et le bailli rendit un jugement enjoignant au Commandeur et aux Frères de lHôpital de Fresne de surseoir à tout empêchement sous peine de cent livres parisis sil ny avait raisons suffisantes et preuves à fournir par devant lui. En conséquence, Jehan Le Piller, sergent royal, donna assignation au commandeur de Fresne de comparaître le lundi avant la fête de Saint-Barnabé lan 1334. On ne connaît pas lissue du procès qui na dautre intérêt que le nom de Clisson qui y figure. Il sagit là dOlivier III de Clisson, père du connétable, qui tenait les biens en question de sa femme Jeanne de Belleville. Olivier III eut une fin tragique; convaincu dintelligence avec les Anglais et de trahison, il eut la tête tranchée aux Halles de Paris en 1343.
La Commanderie du Lieu-Dieu de Fresne était en somme, de peu dimportance, aussi fut-elle attribuée, à partir du XVIe siècle, aux servants darmes ou aux chapelains conventuels. Voici comment elle se composait:
I. Chef Hôpital de Fresne
Lieu-Dieu ou LHôpital de Fresne, près de Concressault, avec deux métairies et deux moulins.
II. Annexes
Département: Cher, Arrondissement: Bourges, Canton: Chârost — 18
Bribon ?, en la paroisse de Saint-Florent-sur-Cher.
III. Annexe. Saint-Brisson
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien, Commune: Saint-Brisson-sur-Loire — 45

Domus Hospitalis Saint-Brisson-sur-Loire
Saint-Brisson-sur-Loire, à quatre lieues du chef.
I. Chef Hôpital de Fresne
Dans les commanderies que jai antérieurement décrites, il restait dintéressants vestiges:
Aux Bordes, une chapelle très importante et une partie du château.
A Villefranche des tours reliées par des courtines.
A Lormeteau le château non seulement bien conservé, mais habité.
A Fresne il ne reste rien quune petite chapelle et une fraction du château noyée dans une habitation moderne.
Cette chapelle, qui rappelle beaucoup celle de Lespinat en la Commanderie de Villefranche, accuse le milieu du XIIe siècle. La porte qui souvre dans un petit édicule plaqué contre le pignon, est surmontée dune fenêtre avec bandeau à dents de scie; la corniche repose sur des corbeaux dont quelques-uns portent des têtes sculptées.
La commanderie avait été fortifiée au XVe siècle, une charte de Louis XI datée de 1469, autorise ces fortifications, sur la demande du commandeur Jean de Bridiers « pour ce que le dit Hôpital du Lieu-Dieu de Fresne est assis en pays dangereux, loin de ville fermée ou chastel fort, et que souventes fois est advenu que plusieurs gens de mauvaise vie faisant les gens darmes (sic), ont séjourné au dit lieu, passé par iceluy et y ont fait plusieurs maux et dommages au suppliant, à ses hommes et sujets. »
En 1733, le fossé et le pont levis existaient encore, mais dans la dernière visite prieurale de 1789, il nen est plus question, on les avait supprimés comme inutiles et gênants.
Cette visite de 1789 fut faite par un prêtre conventuel, Gilbert Papon, alors que le commandeur de Fresne était lui-même un prêtre conventuel.
Le Grand-Prieur dAuvergne, Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Frère Claude-Marie de Sainte-Colombe de lAubépin, avait adjoint à Gilbert Papon, pour la visite, Alexandre de Monspey de Valière, commandeur de Montbrison, mais celui-ci avait esquivé la mission, et seul opéra Gilbert Papon qui prend la qualification de visiteur général et scelle son procès-verbal de ses armes: dor à la croix dazur au chef dentelé de gueules surmonté du chef de la Religion; couronne de comte.
Cette visite décrit la chapelle munie dun autel en en pierre avec un retable en menuiserie faisant tableau et représentant la naissance de saint Jean-Baptiste. Le devant dautel était en soie, blanc et rosé, avec les armes de divers commandeurs brodées. Derrière lautel était la sacristie, garnie de tous les ornements sacerdotaux amplement désignés.
Au devant de la porte « dans une espèce de pinacle » il y avait deux cloches. Aux fenêtres, les vitraux portaient les armes de lOrdre et des anciens commandeurs.
Le château, attenait à la chapelle et on y accédait par un grand portail; il se composait de deux pavillons couverts en « essil », avec deux écuries à chevaux, remises, colombier, étables. Il y avait un auditoire pour les assises et une prison. Le jardin était planté de charmilles en quinconce.
La propriété foncière se composait du domaine dit de la Basse-cour, de la Métairie de la Bergerie, et dun moulin banal; plus dîmes, cens et rentes. Le commandeur avait droit de justice haute, moyenne et basse, et droit de gruerie. Autrefois, dit une visite prieurale de 1614, « Soûlait avoir une belle forêt, laquelle au temps des guerres il y a plus de trente ans, fut entièrement ruinée et coupée par les capitaines et gens de guerre des partis contraires. »
Après avoir décrit minutieusement toutes les dépendances de la commanderie, le visiteur parle des « Bestiaux détat », ce que nous appelons aujourdhui cheptel vif. Ce cheptel ne monte pour les trois domaines quà 1450 livres.
Les « meubles détat » sont plus que modestes, et un curé de village sen contenterait difficilement aujourdhui. On y voit figurer: trois lits couverts en serge et en toile, trois tables à manger et trois carrées; six draps de maître; six serviettes de toile; deux nappes deux landiers de fer « qui autrefois ont eu des pommes jaunes qui sont perdues »; pelles et pincettes. A la cuisine, deux grands chenets de fer, tenailles et pincettes; une table de cuisine et ses bancs; une très ancienne armoire à lantique; six vieilles chaises et neuf autres; six plats détain; une roue à rôtir avec chaîne et broches; une armoire de chêne à quatre battants où sont sculptées deux croix de Malte; deux réchauds de cuivre rouge; deux casseroles de cuivre; deux chaudrons et trois marmites de fonte; deux casses de fonte; une lèchefrite; trois poêles de fer; une râpe à râper le sucre. Et cest à peu près tout.
Ces annexes sises dans la paroisse de Saint-Florent, à quatre lieues du chef, consistaient en domaines, terres, prés, vignes, et noffraient rien dintéressant au point de vue historique ou archéologique.
Les revenus de la commanderie étaient en 1789 de 4.700 livres.
Les charges locales étaient payées en grains par les fermiers. Il restait donc au commandeur un revenu net de 3, 941 livres, mais il avait à sa charge les réparations de toute nature.
Commandeurs de Saint-Jean de Jérusalem
1333. — Humbaud de Fava.
— Dor à une plante de fève de deux tiges de sinople.
1422. — Louis de Saint-Sébastien.
1469. — Jean Bridiers.
— Dor à la bande de gueules.
1492. — Bernard Charles.
— Dor à un olivier de sinople.
1506. — Pierre de Salignac.
— Dargent à trois fusées de gueules rangées en fasce.
1522. — Alexandre Bauduin, prêtre conventuel.
1536. — Jean Perret.
— Dazur an chevron dor accompagné en chef de deux rosés dargent et en pointe dune étoile dor.
1546. — Nicolas de Caritat.
— Dazur au dragon volant dor lampassé et armé de sable, à la bordure du même.
1557. — Antoine Ferré.
— De gueules à la bande dor accompagnée de trois fleurs de lys du même.
1571. — Bernard Thys.
— Dargent à trois lions rampants de gueules 2 et 1, le premier tenant en la patte droite une fleur de lys dor.
1580. — Guillaume de Chasne.
— Parti dazur et dor au lion de lun en lautre.
1599. — Jean de Micha de Bursin.
— Dargent à trois pals de gueules, au chef dazur chargé de trois étoiles dor.
1618. — Jacques Jaquet, prêtre conventuel, obtint en 1627 la faculté de porter la croix dor au col comme les chevaliers de justice.
Vers 1650. — Philibert de Saillant (daprès Niepce, Le Grand-Prieuré dAuvergne.)
— Ecartelé au 1 et 4 de sable à laigle éployé dor, en 2 et 3 dargent en lambel de trois pendants de gueules.
1658. — Antoine de Fiore.
1684. — François du Laurent.
— Dargent à trois aigles de sable.
1713. — Salomon Chemard.
— Dazur à trois marmites dor.
1734. — Pierre-Gilbert Ragon, prêtre conventuel.
— Dazur à un dragon dor.
1748. — Michel dAnterroche, servant darmes.
— Dazur à la bande dor chargée de trois mouchetures dhermine et accompagnée de deux croisettes dor.
1764. — François-Marie Chassin de la Vernade.
— Dazur à un chêne dor.
1775. — Joseph-Nicolas du Four, prêtre conventuel.
— Dargent au chevron de sable accompagné en chef de deux étoiles de gueules, et en pointe dun croissant du même.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna — Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre — Bourges 1912
Lande (La) (18)
Département: Cher, Arrondissement: Vierzon, Cnaton: Argent-sur-Sauldre - 18

Domus Hospitalis La Lande
— Localité commune de Brinon-sur-Sauldre
— Landa, 1175 (Commanderie de Blancafort)
— La Lande, 1527 (Ibidem)
Sources: Dictionnaire Topographique du département du Cher, par Hippolyte Boyer. Paris Imprimerie Nationnale M. DCCCC. XXVI
La Lande
Département: Cher, Arrondissement: Vierzon, Cnaton: Argent-sur-Sauldre - 18

Domus Hospitalis La Lande
— Moulin, commune de Ménétréol-sur-Sauldre
— Molendium de Landa, 1352 (Commanderie de Blancafort)
Sources: Dictionnaire Topographique du département du Cher, par Hippolyte Boyer. Paris Imprimerie Nationnale M. DCCCC. XXVI
Lieu-Dieu (18)
Lieu-Dieu ou L'Hôpital de FresneDépartement: Cher, Arrondissement: Vierzon, Canton: Argent-sur-Sauldre, Commune: Blancafort — 18
C'est une Propriété privée

Hôpital de Fresne
Commanderie de Templiers de la 2e moitié 12e à 1312 ; commanderie de Malte de 1313 au 4e quart 18e ; actuellement château ; chapelle édifiée vers 1160 ; logis reconstruit et fortifié en 1469 pour Jean de Bridiers commandeur ; fossé, pont-levis et dépendances détruits au 4e quart 18e ; restauration importante au milieu 19e ; moulin édifié vers 1766 ; bâtiment accolé au 20e au mur sud de la chapelle.
On peut encore voir dans la chapelle quelques fresques de très bonnes qualitées.
Sources: Ministère de la Culture, base : Mérimée
Lieu-Dieu ou L'Hôpital de Fresne
1. Chef — Lieu-Dieu, autrement appelé L'Hôpital de Fresne, en Berry, ressort de Concressault, arrondissement de Sancerre, diocèse de Bourges, à une demi-lieue dudit Concressault, à 4 lieues de Gignand et à 2 lieues d'Aubigny-ville.

Hôpital de Fresne — Sources: Bnf-Mistral
1. Annexe — La Métairie du Chef
Avec 2 moulins — revenus 510 livres.
2. Annexe — La Métairie de la Bergerie
Département: Cher, Arrondissement: Vierzon, Canton: Argent-sur-Sauldre, Commune: Blancafort — 18

Localisation: Hôpital de la Bergerie
A une demi-lieue du chef, à moitieé fruits — revenus 333 livres.
2. Membre — Bribon
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans (avant 1926, Gien), Canton: Sully-sur-Loire, Commune: Saint-Florent — 45

Localisation: Hôpital de Bribon
En Sologne, de nos jours, Le Petit et le Grand Bribon, diocèse d'Orléans, à 4 lieues du chef, à 2 lieues de Suny — revenus 112 livres.
1. Annexe — Saint-Brisson
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien, Commune: Saint-Brisson-sur-Loire — 45

Localisation: Hôpital de Saint-Brisson
Dit le Bourigaulx, (Peut-être les Rigaults, proche de Saint-Firmin-sur-Loire), à 4 lieues du chef.
Commandeur: Philibert du Saillant, état de la commanderie de 1745.
Sources: Léopold Niepce — Le Grand-Prieuré d'Auvergne — Lyon, 1883
Lieu-Dieu-du-Frene ou l'Hôpital
Département: Cher, Arrondissement: Vierzon, Cnaton: Argent-sur-Sauldre - 18

Domus Hospitalis Hôpital
— Commanderie appartenant aux chapelains ou frères servants dans la paroisse de Blancafort dépendant du Grand Prieuré d'Auvergne.
Sources: Dictionnaire Topographique du département du Cher, par Hippolyte Boyer. Paris Imprimerie Nationnale M. DCCCC. XXVI
Precilly, Precigny (18)
Domus Hospitalis Précilly ou PressignyDépartement: Cher, Arrondissement: Saint-Amand-Montrond, Canton: Nérondes — 18

Domus Hospitalis Precilly
Precigny, membre de la Commanderie des Bordes fut-il jadis une résidence des Templiers ? Je nen ai trouvé aucune preuve écrite.
Toujours est-il que les Hospitaliers y eurent une demeure seigneuriale qui fut ruinée au XVIe siècle, comme nous lapprend dabord le procès-verbal de 1598 dont jai parlé plus haut, puis une visite de 1615 dont jai parlé aussi à larticle des Bordes.
Voici ce que dit en substance le procès-verbal: « Les témoins nous ont rapporté que là étaient les bâtiments du lieu seigneurial de Précigny, maison où les Commandeurs faisaient leur demeurance, et joignant la dite maison, une chapelle ; tous les bâtiments sont en ruines, les charpentes pourries par les pluies ; le lieu où était la chapelle est encombré de buissons qui y sont poussés, de sorte quil ny reste que les murailles, ruinées pour la plus grande partie. La grange du dit lieu na plus ni portes, ni fenêtres, la charpente est tombée par terre avec la toiture et les murailles gâtées et rompues, etc. »
Daprès une visite prieurale de 1769, il existait encore un pilier de cette chapelle dédiée à saint Greluchon. Aujourdhui rien ne subsiste de ces ruines, mais un champ situé au nord du village porte encore le nom de Saint-Greluchon.
Dans un autre champ près de là, appeler Champ du Palais, on a trouvé plusieurs tombes de pierre dont lune, analogue comme forme à celle que jai signalée à Villeville, se voit encore, servant dabreuvoir, dans le pré dit « pré de la ville. » Tous ces vieux noms dénotent lexistence dans des temps très anciens dune localité importante, et de fait, on trouve partout des substructions et des puits abandonnés.
Autre fait intéressant: il y a une soixantaine dannées, on découvrit en exploitant une carrière, dans un champ longeant la route de Nérondes à Mornay, une porte de fer qui semblait fermer lorifice dun souterrain, dans la direction de Precigny. Les ouvriers qui travaillaient à la carrière voulurent forcer cette porte, mais le propriétaire sy opposa. Le fait ma été affirmé par un vieillard du pays qui avait vu la porte dont il désignait la place; il serait bien désirable quon fit des recherches à cet endroit.
Dans un autre champ situé presque en face, de lautre côté de la route, des boeufs senfoncèrent dans un souterrain en labourant ; M. Buhot de Kersers, qui a signalé le fait (Histoire et statistique monumentale du Cher, canton de Nérondes), dit que « ces galeries étaient probablement danciennes carrières ayant pu servir ultérieurement de refuge. » Mais les carrières dans ce pays-ci ont toujours été exploitées à ciel ouvert, et non par galeries. Il se peut que ce fût là un souterrain de défense comme on en trouve si souvent aux abords des vieux châteaux, servant à lévasion en cas de siège, et qui pouvait correspondre à la Commanderie de Precigny.
Le Commandeur des Bordes avait droit de haute, basse et moyenne justice dans la seigneurie de Precigny ; les officiers de justice nommés par lui étaient les mêmes quà Villeville, mais de même quà Villeville, la dîme ne lui appartenait pas et dépendait de la cure de Nérondes.
Comme seigneur de Precigny, le Commandeur des Bordes possédait une chapelle dans léglise de Nérondes; elle est ainsi décrite dans les visites prieurales de 1727 et 1765: « La chapelle de Précigny en léglise de Nérondes, la première à gauche en entrant dédiée à saint Jean-Baptiste, où le Commandeur a droit de banc et de litre; il y a un tableau représentant saint Jean-Baptiste et un banc avec la croix de lOrdre. »
Sur la clef de voûte de cette chapelle, on distingue une sorte dostensoir en forme de losange chargé dune croix; à droite et à gauche, les lettres M ; faut-il lire Malte, Precigny ?
Le domaine, qui comprenait plus de cent arpents, terres, prés et bois, ne rapportait en 1615 que 270 livres tournois !
Les bâtiments dexploitation étaient en ruines, les terres étaient accensées à vil prix à divers; en 1777, on en tirait 800 livres.
M. Le Normand du Goudray, propriétaire actuel, a retrouvé deux des bornes qui délimitaient la justice de la Commanderie; lune de ces bornes est au musée lapidaire de Bourges, lautre est restée dans le parc de Precigny; elles portent la croix à huit pointes.
Dans les membres de Villeville et Precigny, étaient comprises les annexes de Massey en la paroisse du Gravier, près La Guerche et de Chassy-sous-Sancerre.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna — Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre — Bourges 1912
Précilly ou Pressigny, village commune de Nérondes
— Pressigniey, 1150 (Fontmorigny).
— Pressigniacum, 1170 (ibidem).
— Pressiniacum, 1180 (ibidem).
— Pricingniacum, 1284 (La Thaum. Comment, sur la coutume de Berry, p. 108)
— Presenayum, XIVe siècle (segneurie des Aix-dAngillon).
— Parsigny, Porsigny, 1553 (ibidem)
— Pressigni, 1598 (Saint-Sulpice.)
— Precigny, 1644 (commanderie des Bordes).
— Precigny, XVIIIe siècle (Cassini)
Dictionnaire topographique du département du Cher, comprenant les noms de lieu anciens et modernes, entrepris par Hippolyte Boyer. Imprimerie Nationale, Paris 1926
Saint-Antoine (18)
Département: Cher, Arrondissement: Saint-Amand-Montrond, Canton: Dun-sur-Auron - 18

Domus Hospitalis Saint-Antoine
— Ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commune de Dun-sur-Auron
— Saint-Anthoine, Sanctus Anthoninus, 1529 (Chapitre métropolitain de Bourges)
— Il y a un Saint-Antoine, commune de Raymond.
— A l'Est de Saint-Antoine, il y a un lieudit Les Templiers.
Sources: Dictionnaire Topographique du département du Cher, par Hippolyte Boyer. Paris Imprimerie Nationnale M. DCCCC. XXVI
Vierzon (18)
Domus Hospitalis VierzonDépartement: Cher, Arrondissement: Vierzon et Canton: Vierzon — 18

Domus Hospitalis Vierzon
Les Hospitaliers possédaient aussi plusieurs places à Vierzon, dans la rue Maistre.
En 1378, Anceau de la Motte, Commandeur de Villefranche, voulut tirer parti de ces places, et par acte daté du 1er novembre 1373, il donna procuration « à religieuse personne et honneste frère Geoffroy Paudi curé de Villefranche, honorable homme et discret maître Guillaume Chabot dit Petit-Rolland, Simon Leconte, Guiard de Ruilly et Thevenin Le Page et chacun deux pour le tout, pour soccuper de toutes causes, querelles, négoces et besongnes de la dite maison de Villefranche. »
« En conséquence, par acte daté du samedi après la saint Luc de lannée 1378, Guiart de Ruilly, garde du scel de Vierzon, fait savoir que Thevenin Le Page de Méry, procureur de religieux seigneur et honneste messire Enceaulme de la Motte, humble Commandeur de lHospitaul de Villefranche sur Cher, membre de la Sainte Maison de Jérusalem, baille à Guénin de Saint-Léonard, demeurant à Ruilly, toutes les places appartenant au dit Hospitaul assises en la rue Maistre de Vierzon, jouxte la maison de Jehannot Cornuau quil tient du dit Hospitaul et jouxte la maison de Guillaume Barbier et jouxte la muraille et places du palays de Monseigneur le duc, pour le prix de cent sols tournois de rente annuelle, à commencer le premier paiement à la feste de Noël 1379, et sera tenu le preneur bailler et édifier es dites places une maison bonne et souffisante à ses propres coûts et despens. »
Guénin de Saint-Léonard ayant vendu cette maison à Jehan de la Grée, il y eut procès au sujet des droits censitels, lequel se termina par une transaction, ainsi quen fait foi un acte du 19 mai 1418, émané de Jehan Le Borne, secrétaire du roi, garde du scel de la Cour de Vierzon.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna — Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre — Bourges 1912
Maisons ou Hôpitaux