Département du Lot
Assier (46)
Commanderie dAssierDépartement: Lot, Arrondissement et Canton: Figeac - 46

Domus Hospitalis Assier
Au Moyen Age, Assier avait laspect dun camp fortifié, dun bourg entouré de mur de défense. Du premier château féodal, il ne reste que la Tour du Sal
Hors des remparts, sétendait des faubourgs nommés barry : barry de Mons, barry des sal, barry de las botas, barry des leygue et barry del torria. Le bourg dAssier avait pour seigneur labbé de Figeac et était rattaché à lordre de Saint-Jean de Jérusalem, cependant certains hameaux dont le mas de Vialan dépendait de lHôpital dIssendolus.
Dès le XIIIe siècle, la communauté dAssier avait le droit délire des consuls. Tous les ans, le premier dimanche de septembre, tous les chefs de famille payant impôt élisaient un ou plusieurs consuls.
La commanderie hospitalière dAssier
Vers 1280, les Hospitaliers de lordre de Saint-Jean de Jérusalem ont fondé une commanderie. Il sagirait dune donation des Barasc qui possédaient une partie de la seigneurie dAssier. Elle comportait : une maison forte, une église dédiée à Saint-Pierre, un hôpital à lemplacement du château de Jacques Ricard de Genouillac, une léproserie au lieu-dit la Malaudie sur la route de Reyrevignes.
Liste des commandeurs de lordre de Saint-Jean de Jérusalem qui furent précepteurs à Assier :
1280 : Pierre de Canis
1291 : Jean de Cazalis
1299 : Rotan de Montal qui acheta le domaine de Mons
1322 : Helie de Lavalette, commandeur dAssier
1336 : Hélie de Calston ou Calvet, commandeur dAssier
1342 : Jourdain de Chaldayrac, commandeur dAssier
1344 : Frère Pierre Marquès, recteur dAssier
1398 : Frère Hugue Benson, recteur dAssier
1405 : Frère Pierre Robert, recteur dAssier
1470-1490 : Frère Hugo de Goles, Procureur du commandeur du Bastit
1501 : Jean de Valon, commandeur dAssier, Cras, le Bastit qui réalisa lunion dAssier et du Bastit
Sources : Jacques Juillet, Commanderies du Haut-Quercy : Sur le chemin de Rocamadour, 1975, page, page 44-49. Assier
Durbans (46)
Commanderie de DurbansDépartement: Lot, Arrondissement: Figeac, Canton: Livernon, Commune: Reilhac — 46

Commanderie de Durbans
Durbans, c'est une petite circonscription que l'Ordre de Saint-Jean possédait dans le Quercy et dont nous ignorons l'origine. Elle comprenait les châteaux et les juridictions de Durbans et de Salomès, et la seigneurie spirituelle des paroisses voisines d'Espedaillac et de Grèzes.
— 1307. Donation par noble Géraud de Sonac à l'hôpital d'Espedaillac de rentes sur le tènement de Cloup.
— 1447. Arbitrage entre Pierre de Montlezun, Commandeur de Durbans, et noble Raymond de Cardaillac, seigneur de Cardaillac et de Thémines, au sujet de certains fiefs situés dans Espedaillac.
— 1490. Coutumes octroyées aux habitants de Salomès.
— 1526. Accord entre le commandeur et les consuls d'Espedaillac au sujet des droits d'usage et dépaissance.
— 1548. Nouvel accord entre les mêmes: les consuls reconnaissent que leur communauté doit payer au commandeur une redevance annuelle de 13 setiers de froment.
Liste des Commandeurs de Durbans
1448-1456. Pierre de Montlezun.
-------1483. Antoine de Murat.
1509 1513. Claude de Poitiers.
1514-1515. Gaston de Verdusan.
1518-1519. Gabriel de Pomeyrols.
1524-1539. Bertrand du Rousset du Colombier.
1545-1547. Jacques de la Touge-Lafaige.
1548-1588. Charles d'Urre-Ventarol, Grand-Prieur de Saint-Gille.
1623-1626. Honoré de Quiqueran-Beaujeu.
-------1610. Melchior de Barras-Clamens.
1655-1656. Chrétien de Mont.
1657-1641. Marcel de Galleau-de-Casteauneuf.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
Village de Durbans de nos jours
Durbans fait partie du canton de Livernon. C'est un petit village essentiellement rural appelé à un développement touristique certain, par la situation du terrain d'aviation de Figeeac-Livernon.
Durbans a de nombreuses possibilités de divertissement: monuments, grottes, fouilles, dolmens, circuits de randonnée, carrefour équestre.

Commanderie de Durbans — Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse Durbans
Le territoire actuel de la commune de Durbans faisait partie des terres dévolues à l'ordre des Hospitaliers dans la région. Un ordre qui possédait d'ailleurs une commanderie importante à Durbans, au lieu dit la Salle. La tour de ce qui est aujourd'hui une ferme et encore surmontée d'une croix de Malte et d'une fleur de Lys. Une manière de rappeler que c'est le roi de France, Philippe le Bel, qui fit la fortune des Hospitaliers, en leur donnant tous les biens et domaines d'un autre ordre, celui des Templiers. En effet Durbans était sur un domaine des Templiers établis ici en 1160. La commanderie passera à l'ordre de Malte (les Hospitaliers) en 1280.
Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse — Durbans
Fieux (Les) (46)
Hôpital Les FieuxDépartement: Lot, Arrondissement: Gourdon, Commune: Miers - 46

Domus Hospitalis Les Fieux
Cest encore à La famille de Thémines que cet établissement doit sa fondation. Pendant la durée du chapitre provincial tenu à Fronton en 1297, le Grand-Prieur G. de Villaret conclut avec le chevalier Barascon de Thémines un traité, par lequel ils faisaient léchange de leurs biens respectifs ; ce dernier sobligeait dans cette convention, approuvée par le chapitre, à fonder sur le territoire de Fieux, un hôpital qui serait servi par douze sœurs de lOrdre de Saint-Jean ; il affectait à lentretien de cet hôpital, outre les revenus du territoire circonvoisin, 100 setiers de blé à prendre sur les paroisses dAlbiac, de Bio, de Thémines ou de Rodas ; la responsion annuelle de la nouvelle maison était fixée à un demi-marc dargent, qui devait être remis au chapitre provincial de Toulouse pour le service des pauvres doutremer (1).
1. Pièces justificatives n° XCIII.
Dans le chapitre général tenu à Limassol (Limisso), où les religieuses de Fieux sétaient fait représenter, leurs constitutions furent approuvées, et Jourdane de Villaret, sœur du Grand-Maître, fut nommée première prieure. La suite des archives nous apprend peu de choses sur lhistoire de cette maison. Nous voyons seulement en 1355, le chevalier Olivier de Mier et ses deux frères, Ebbles, évêque de Vaisons, et Guillaume, abbé de Mas-Granier, donner leur petit dîmaire de la Calmète à la maison de Fieux, laquelle, en retour, sobligeait à recevoir et à entretenir quatre religieuses, que leurs descendants auraient droit dy faire entrer gratuitement, et à faire célébrer à perpétuité deux grands messes par an pour le repos de leurs âmes.
La Prieure de Fieux était une proche parente des donateurs, elle souscrivit à ces conditions, qui ne tardèrent pas à devenir très onéreuses ; le couvent chercha dès lors à se dégager. De là une longue série de procès et de transactions, jusquà ce quenfin François, seigneur de la Roquebouillac et de Mier, consentit à renoncer à une prérogative ruineuse pour le monastère : il lui laissa le fief en question, nexigeant en retour que la continuation des prières pour les membres de sa famille (1).
Le relâchement que nous avons signalé plus haut pour le monastère de Beaulieu sétait également introduit dans celui de Fieux et y avait produit les mêmes abus. Sa prieure, dame
Adrienne de Labrosse, déjà parvenue à un âge avancé, se démit, en 1608, de sa dignité en faveur de Galiotte de Genouilhac, qui était déjà à cette époque coadjutrice de Beaulieu ; elle réunit ainsi dans ses mains le gouvernement des deux Prieurés (2). Cette nomination, les religieuses ne la virent quavec une certaine appréhension, craignant quelle ne fût un danger prochain pour leur autonomie ; dans leur chapitre de 1608, elles exigèrent de dame Galiotte, avant de la reconnaître pour Prieure, la promesse de leur conserver tous leurs droits et tous leurs biens (3). Malgré cette précaution, la réunion des deux monastères ne tarda pas à devenir définitive ; ce qui précipita le mouvement fut létat peu prospère où se trouvait la maison de Fieux à cette époque.
Dévastée pendant les guerres de religion, à peine relevée de ses ruines, elle était à peu près inhabitable. Aussi, à lexemple des religieuses de Beaulieu, celles de Fieux ny faisaient guère leur résidence.
En présence de ce triste état de choses, après avoir obtenu le consentement du chevalier de Villeneuve-Mons, Commandeur de la Tronquière, lofficial de Cahors vint, au nom de son évêque, prononcer, le 5 mai 1612, la réunion définitive des deux monastères.
A partir de ce moment, Fieux suivit les destinées du couvent de Beaulieu, dont il ne fut plus quune annexe.
1. Archives, Dames Maltaises, L XIX.
2. Archives, Dames Maltaises, L XIII
3. Archives, Dames Maltaises, L XIII
Sources : Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de lordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur : L. Sistac et J. Boubée (Toulouse) 1883. BNF
Latronquière (46)
Commanderie de LatronquièreDépartement: Lot, Arrondissement: Figeac, Canton: Latronquière — 46

Commanderie de Latronquière
Le château de la Tronquière, situé dans la Vicomté de Turenne était le centre d'une des principales circonscriptions de l'Ordre de Saint-Jean dans le Quercy. Nous avons vu ailleurs que ce fut là qu'en 1298, Guillaume de Villaret, nommé Grand Maître de l'Ordre, convoqua un chapitre général de l'Ordre.
Angline de Baras, épouse de Guibert de Thémines, fut la première prieure de l'Hôpital de La Tronquière. Elle le gouverna jusqu'en l'an 1206, lorsqu'Angline de Thémines, sa fille, lui succéda. Elle se trouva au chapitre provincial de l'ordre qui se tint, l'an 1298, dans la commanderie de la Tronquière, où le grand maître Guillaume de Villaret, qui était grand prieur de Saint-Gilles, lorsqu'il fut élu l'an 1256, fut présent.
— 5 novembre 1301. Accord entre le vicomte de Turenne et le commandeur P. de Raymond, au sujet de la juridiction de certains villages situés dans le voisinage la Tronquière: Le vicomte approuve les acquisitions de l'Ordre de Saint-Jean dans sa châtellenie de Saint-Céré et le commandeur promet de tenir de lui le donjon de la Tronquière en fief franc et noble.
— 1326. Accord du commandeur avec les habitants de Gorsse fixant leurs droits d'usage et de dépaissance dans les bois de l'Hôpital et leur accordant la faculté d'y chasser toute espèce de gibier, sauf les perdrix et les lapins.
— 1468. Transaction pour les réparations du fort de la Tronquière.
— 1633. Arrêt du Parlement de Toulouse défendant aux huguenots du lieu de Gorsse de continuer la construction de leur Temple.
— 1641.Bruno de Valbelle, Commandeur de La Tronquière.
— 1701. Le Commandeur de Palastron achète au prix de 220 livres, des commissaires du Roi, les droits de lods et échanges dans les paroisses de la Tronquière, de Gorsse, de Bouxat et de Drulhe.
Le Commandeur de la Tronquière était un des plus puissants seigneurs de la contrée; il avait le titre de baron et l'entrée aux Etats de la province, où il occupait le troisième rang. De son vieux château féodal relevaient les seigneuries spirituelles et temporelles, avec juridiction entière, de la Tronquière, de Bouxat, de Gorsse, les oblations faites à la chapelle de Notre-Dame de Verdalle et plusieurs fiefs disséminés dans la partie orientale du Quercy, auxquels était venue s'adjoindre, à la fin du XVIIIe siècle, la vieille Maison du Temple de Drulhe, avec ses dépendances à:
— Drulhe: Aveyron, Arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, Canton de Montbazens — 12
— Maleville: Aveyron, Arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, Canton de Montbazens — 12
— Loupiac: Lot, Arrondissement, Figeac (chef-lieu) — 46
— Salvaignac ou Salvanhac (Cassini) près de Figeac — 46.
— Bès ou (Bez carte de Cassini), près de Drulhe — 12.
— Capdenac, sous Figeac: Lot, Arrondissement, Figeac — 46
— Saint-Ygest: (Saint-Jgest sur la carte de Cassini), sous Drulhe — 12.
— Villefranche: Aveyron, Villefranche-de-Rouergue — 12
Saint-Jean de Sabadel, ou c'est Sabadel-Lauzès — Lot, Arrondissement de Cahors, Canton de Lauzès — 46.
L'église de Sabadel avait Saint Jean-Baptiste pour patron titulaire.
— Sabadel-Latronquière — Lot, Arrondissement de Figeac, Canton de Latronquière — 46
Saint-Pierre (?)
Saint-Vinssa (?)
— Et Salles-Courbaties: Aveyron, Arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, Canton de Capdenac-Gare — 12
En 1760, la commanderie de la Tronquière produisait un revenu brut de 13.080 livres, et un revenu net de 10.350.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
Themines (46)
Hôpital de Beaulieu à ThéminesDépartement: Lot, Arrondissement: Figeac, Commune: Espédaillac - 46

Hôpital de Beaulieu
Château ou commanderie dhospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem
La seigneurie est partagée de longue date entre le commandeur de lHôpital et un seigneur laïque plus puissant, les Barasc au 13e siècle, puis les Cardaillac-Thémines, les Penne et les Lauzières de Thémines (E. Albe, 2005).
Les étapes de la fondation de la commanderie dEspédaillac sont cependant mal connues. Cette « domus » de lordre de lHôpital de Saint-Jean de Jérusalem apparaît pour la première fois dans la documentation en 1257, dans une sentence arbitrale liée au contentieux qui oppose le commandeur Pierre Martel à Déodat de Barasc, seigneur dEspédaillac. La maison hospitalière est alors déjà juridiquement instituée : elle est essentiellement documentée durant toute la seconde moitié du 13e siècle à travers une série de transactions ou de litiges. Elle abrite en 1299 une petite communauté de frères composée dau moins quatre religieux et dun donat, gouvernée par Bernard Mauri.
Les commandeurs quittent Espédaillac pour sinstaller dans leur métairie de la Salle Durbans (actuelle commune de Durbans) après 1344 (E. Albe, 2005, p. 146).
Le logis du commandeur est encore mentionné au 17e siècle : en 1666, il est fait état du patus appelé « la tour de Saint-Jean », joignant léglise, sur lequel se trouvait autrefois la tour du seigneur commandeur (E. Albe, p. 151). Est-ce le « château » rasé avant 1590 par les huguenots, avant quils ne ruinent léglise ? (E. Albe, 2005, p. 156)
Le seigneur laïque possédait aussi un château à Espédaillac.
Lors dune transaction de 1450, le seigneur se réserve le château et les fortifications du lieu (E. Cadiergues, 1937, p. 216).
En 1519, Loys de Lauzières-Thémines hommage pour le lieu et château dEspédaillac, dans lequel se retire en 1568 Jean de Lagrange, seigneur de Rouffilhac (qui a alors sans doute la seule la directe de la seigneurie) ; il lui est permis dy rester avec le nombre de soldats quil voudrait (E. Albe, 2005, p. 159).
Lédifice élevé à côté de léglise pourrait être le logis du commandeur. Son état le plus ancien peut dater du 14e siècle. Des croisées témoignent de travaux réalisés au 16e puis au 17e siècle.
Lédifice se compose de deux corps de bâtiment en L. Les façades sur cour gardent au premier étage des vestiges de fenêtres couvertes par des arcs à claveaux longs qui seraient en faveur dune datation tardive. Dans lélévation orientale de laile nord, lembrasure dune porte murée, couverte dun arc segmentaire, laisse penser que le bâtiment se prolongeait jusquà léglise ; cette circulation au niveau de létage sest maintenue puisquune porte moderne, placée un peu plus bas, sest substituée à la porte médiévale. Dans lélévation nord, une croisée moulurée et les vestiges de croisées à arêtes vives témoignent des travaux réalisés aux 16e et 17e siècles. A louest, deux arrachements de murs indiquent lemplacement dun corps de bâtiment disparu ; une partie des maçonneries médiévales est peut-être conservée dans les élévations ouest et sud de laile sud, dont lélévation sud conserve en outre deux croisées à arêtes vives du 17e siècle, celle du premier étage à létat de vestiges.
Sources : La plateforme ouverte du patrimoine BNF
Thémines ou Hôpital de Beaulieu
Département : Lot, Arrondissement et Canton : Figeac - 46
2669. — 1254
Mars 1254 (1). Guibert de Themines confirme la fondation dun hôpital, situé entre Thémines et Gramat, quil avait institué quinze ans auparavant (2).
Paris : Bibliothèque nationale, collection Doat, volume 123, folio 196 (copie certifiée de 1667, daprès les Archives de Saint Gilles).
1. Si le style du 1 mars, suivi à Figeac et dans le Haut Quercy à la fin du XIIIe siècle, a été employé ici, lacte est de mars 1254 ; si, au contraire, comme dans la plupart des chartes de cette région, lacte de Guibert de Thémines est daté daprès le style de lannonciation (25 mars), la présente confirmation se place soit du 25 au 31 mars 1253, soit du 1 au 24 mars 1254.
2. Cet hôpital, connu par la suite sous le nom de Beaulieu, fut donné par Guibert de Thémines aux Hospitaliers le 19 juillet 1259.
3. Acta sunt hec anno Domini millesimo ducentesimo quinquagesimo tertio, mense martio.
Belver
Département : Lot, Arrondissement : Figeac, Commune : Espédaillac - 46
La Maison de Belver ou de Beaulieu dans son origine, nétait quun Hôpital fondé par les Seigneurs de la Maison de Thémines vers lan 1220, entre Figeac et Rocamadour, en faveur des pauvres et des pèlerins qui y passaient pour aller à la Terre Sainte.
En 1259, un Seigneur de Thémines appelle Guibert et Aigline sa femme, donnèrent à lOrdre de saint Jean de Jérusalem cette Maison avec tous les biens qui y étaient attachez (1).
Cette donation fut acceptée de la part de lOrdre par Frère Pierre Gérard, Commandeur des Maisons de Quercy, et Frère Géraud de Baras, Grand Commandeur des Maisons du côté de la mer, ainsi que porte le titre de cette donation : ce qui se doit entendre apparemment de la première dignité de lOrdre après la Grande Maîtrise, et attachée par préférence à la Langue de Provence. Ce fut dans le Chapitre de la Tronquière que Guillaume de Villaret devenu Grand Maître, donna lHabit et la Croix de lOrdre à plusieurs filles de qualité qui sétaient dévouées dans cet Hôpital au service des pauvres, et à y établit pour Prieure, Aigline de Thémines fille des Fondateurs. Ce Grand Maître soumit cette Maison a la visite du Grand Prieur de saint Gilles, et fit plusieurs autres règlements auxquels Aigline et quatre autres Dames députées de la Communauté, à qui sétaient rendues à la Tronquière, se soumirent : ce qui fut depuis ratifié dans une assemblée particulière de leur Chapitre.
1. Lancienne Maison de Thémines après être fondue successivement dans celles de Cardaillac et de Penne, est passée dans celle de Lauzières, doù est sorti à la fin du seizième siècle Pons de Lauzières-Thémines, Chevalier des Ordres du Roi, Maréchal de France, Sénéchal et Gouverneur de la Province de Quercy.
Belver
Le repaire noble de Belver ou Belverium était avant 1450 une dépendance de la Commanderie Templière du Soulet (Grand Brassac) et elle passa ensuite aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Beauvais
— Hameau commune de Lussas.
— Repayre de Belver, 1456.
— Belverium, 1492 (O.S.J.)
— Repaire noble.
— Dépendance de la Maison du Temple de Soulet.
Sources : M. Le Vicomte de Gourgues - Dictionnaire Topographique du Département de la Dordogne - Paris Imprimerie Nationale - M DCCC LXXIII.
Thémines
Département : Lot, Arrondissement : Figeac, Commune : Espédaillac - 46
Historique.
Pendant la Révolution.
— Commune du canton dAynac et du district de Figeac.
Avant la Révolution.
— Commune de la subdélégation et de lélection de Figeac.
Paroisse sous linvocation de Saintt Eutrope.
Cette cité payait 6617 livres dimpositions ; ses charges locales ordinaires étaient de 151 livres ; sa population de 505 habitants
— Le château de Thémines existait dans le XIe siècle. La famille de Thémines, après sêtre fondue successivement dans celles de Cardaillac et de Penne, sallia à celle de Lauzières, doù sortit à la fin du XVIe siècle, Pons de Lauzières-Thémines, maréchal de France, sénéchal et gouverneur du Quercy. La maison de Thémines a joué un rôle important dans les annales du Quercy et plusieurs membres de cette famille se sont trouvés mêlés aux grands événements de lhistoire.
Thémines fut hypothéqué aux Anglais en 1287.
La terre de Thémines avait titre de marquisat.
Antiquités
— Vestiges de lancien château.
— Hommes célèbres Pons de Lauzières, marquis de Thémines-Cardaillac, maréchal de France, dont nous avons parlé
plus haut, vit le jour à Thémines (1553-1627).
Alvignac
Département : Lot, Arrondissement : Gourdon, Canton : Souillac - 46
Alvignac était une dépendance de la seigneurie de Castelnau et devait hommage à lévêque de Cahors.
Le monastère de Fieux, dont il reste encore des ruines, fut fondé en 1203 par Gerbert de Thémines.
En 1296 le couvent des dames hospitalières de Saint-Jean de Fieux était gouverné par Jourdaine de Villaret,
sœur de Guillaume de Villaret, grand maître des chevaliers de lHôpital.
Plus tard la maison de Fieux fut réunie à lHôpital-Beaulieu.
Une bulle du pape Alexandre III (1175) mentionne léglise dAlvignac comme possession du Prieuré de Carennac.
Cras
Département : Lot, Arrondissement : Gourdon, Canton : Cœur de Causse - 46
Cras était le siège dune commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Le château de Cras fut détruit au XIVe siècle par les Anglais qui voulaient se venger dune défaite que leur avait fait éprouver le seigneur de Thémines, propriétaire de ce château.
En 1385, Cras était occupé par le capitaine anglais Huc de Turenne.
Les Templiers et les Hospitaliers de Crac
En 1255, Barthélémy, évêque de Cahors fait don de léglise de Cras et de celle de Saint-Laurent à frère Raimbaut de Caromb, maître de la province templière de Provence.
Compte tenu de son emplacement et du fait que cette charte figure dans les archives de Carnac, on pourrait supposer quelle a dépendu à un moment donné de la maison du Temple de Carnac, elle-même rattachée à celle de Cahors. Pourtant les templiers possédaient entre autres un moulin près du pont de Marquefave que lon voit inféodé cinq ans plus tôt par le commandeur de la baillie du Temple de La Capelle-Livron car il était désaffecté, ceci avec lapprobation du commandeur templier de Cras.
Puis on trouve en 1276-1277 un commandeur templier des maisons du Bastit et de Cras.
Au XVIIIe siècle, Cras appartenait toujours au Bastit du Causse, une autre commanderie devenue hospitalière depuis la dévolution des biens de lordre du Temple. Cette dernière faisant alors partie du grand prieuré de Saint-Gilles et de la langue de Provence.
En 1741, la propriété des Hospitaliers faisant une vingtaine dhectares et comprenait le château, léglise, la basse-cour ainsi que des granges et les champs et prés dits de Laborie, Pré Redon et La Raymondie.
Sources : Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de lordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France.
Issendolus
Département : Lot, Arrondissement et Canton : Figeac - 46
Issendolus, appelé aussi lHôpital-Issendolus ou lHôpital-Beaulieu, avait un très riche monastère de religieuses de lordre de Malte, sous linvocation de la Sainte-Vierge et de Saint-Jean-Baptiste.
— Ce monastère avait pour origine un hospice que les seigneurs de la maison de Thémines avaient fondé vers lan 1220.
— En 1726, la supérieure des hospitalières dIssendolus était élue à vie et prenait le titre de grande-prieure ; avant la Révolution de 1789, le monastère renfermait 16 religieuses.
Antiquités.
— Restes dune voie romaine désignée dans des actes sous le nom de Comi roumiou.
— Restes des bâtiments de lancienne Abbaye de lHôpital-Beaulieu.
Sources : Combarieu, L. Dictionnaire des communes du Lot. Cahors, 1881
Maisons ou Hôpitaux