Hospitaliers   Maisons ou Hôpitaux   Hospitaliers

Hôpitaux de l’Ordre de Malte par Départements
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Département du Lot

Assier   (46)

Commanderie d’Assier
Département: Lot, Arrondissement et Canton: Figeac - 46


Domus Hospitalis Assier
Domus Hospitalis Assier


Au Moyen Age, Assier avait l’aspect d’un camp fortifié, d’un bourg entouré de mur de défense. Du premier château féodal, il ne reste que la Tour du Sal
Hors des remparts, s’étendait des faubourgs nommés barry : barry de Mons, barry des sal, barry de las botas, barry des leygue et barry del torria. Le bourg d’Assier avait pour seigneur l’abbé de Figeac et était rattaché à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, cependant certains hameaux dont le mas de Vialan dépendait de l’Hôpital d’Issendolus.

Dès le XIIIe siècle, la communauté d’Assier avait le droit d’élire des consuls. Tous les ans, le premier dimanche de septembre, tous les chefs de famille payant impôt élisaient un ou plusieurs consuls.
La commanderie hospitalière d’Assier

Vers 1280, les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ont fondé une commanderie. Il s’agirait d’une donation des Barasc qui possédaient une partie de la seigneurie d’Assier. Elle comportait : une maison forte, une église dédiée à Saint-Pierre, un hôpital à l’emplacement du château de Jacques Ricard de Genouillac, une léproserie au lieu-dit la Malaudie sur la route de Reyrevignes.

Liste des commandeurs de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui furent précepteurs à Assier :
1280 : Pierre de Canis
1291 : Jean de Cazalis
1299 : Rotan de Montal qui acheta le domaine de Mons
1322 : Helie de Lavalette, commandeur d’Assier
1336 : Hélie de Calston ou Calvet, commandeur d’Assier
1342 : Jourdain de Chaldayrac, commandeur d’Assier
1344 : Frère Pierre Marquès, recteur d’Assier
1398 : Frère Hugue Benson, recteur d’Assier
1405 : Frère Pierre Robert, recteur d’Assier
1470-1490 : Frère Hugo de Goles, Procureur du commandeur du Bastit
1501 : Jean de Valon, commandeur d’Assier, Cras, le Bastit qui réalisa l’union d’Assier et du Bastit
Sources : Jacques Juillet, Commanderies du Haut-Quercy : Sur le chemin de Rocamadour, 1975, page, page 44-49. Assier


Durbans   (46)

Commanderie de Durbans
Département: Lot, Arrondissement: Figeac, Canton: Livernon, Commune: Reilhac — 46


Commanderie de Durbans
Commanderie de Durbans


Durbans, c'est une petite circonscription que l'Ordre de Saint-Jean possédait dans le Quercy et dont nous ignorons l'origine. Elle comprenait les châteaux et les juridictions de Durbans et de Salomès, et la seigneurie spirituelle des paroisses voisines d'Espedaillac et de Grèzes.

— 1307. Donation par noble Géraud de Sonac à l'hôpital d'Espedaillac de rentes sur le tènement de Cloup.
— 1447. Arbitrage entre Pierre de Montlezun, Commandeur de Durbans, et noble Raymond de Cardaillac, seigneur de Cardaillac et de Thémines, au sujet de certains fiefs situés dans Espedaillac.
— 1490. Coutumes octroyées aux habitants de Salomès.
— 1526. Accord entre le commandeur et les consuls d'Espedaillac au sujet des droits d'usage et dépaissance.
— 1548. Nouvel accord entre les mêmes: les consuls reconnaissent que leur communauté doit payer au commandeur une redevance annuelle de 13 setiers de froment.
Liste des Commandeurs de Durbans
1448-1456. Pierre de Montlezun.
-------1483. Antoine de Murat.
1509 1513. Claude de Poitiers.
1514-1515. Gaston de Verdusan.
1518-1519. Gabriel de Pomeyrols.
1524-1539. Bertrand du Rousset du Colombier.
1545-1547. Jacques de la Touge-Lafaige.
1548-1588. Charles d'Urre-Ventarol, Grand-Prieur de Saint-Gille.
1623-1626. Honoré de Quiqueran-Beaujeu.
-------1610. Melchior de Barras-Clamens.
1655-1656. Chrétien de Mont.
1657-1641. Marcel de Galleau-de-Casteauneuf.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883

Village de Durbans de nos jours
Durbans fait partie du canton de Livernon. C'est un petit village essentiellement rural appelé à un développement touristique certain, par la situation du terrain d'aviation de Figeeac-Livernon.
Durbans a de nombreuses possibilités de divertissement: monuments, grottes, fouilles, dolmens, circuits de randonnée, carrefour équestre.


Commanderie de Durbans
Commanderie de Durbans — Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse Durbans


Le territoire actuel de la commune de Durbans faisait partie des terres dévolues à l'ordre des Hospitaliers dans la région. Un ordre qui possédait d'ailleurs une commanderie importante à Durbans, au lieu dit la Salle. La tour de ce qui est aujourd'hui une ferme et encore surmontée d'une croix de Malte et d'une fleur de Lys. Une manière de rappeler que c'est le roi de France, Philippe le Bel, qui fit la fortune des Hospitaliers, en leur donnant tous les biens et domaines d'un autre ordre, celui des Templiers. En effet Durbans était sur un domaine des Templiers établis ici en 1160. La commanderie passera à l'ordre de Malte (les Hospitaliers) en 1280.
Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse — Durbans


Fieux (Les)   (46)

Hôpital Les Fieux
Département: Lot, Arrondissement: Gourdon, Commune: Miers - 46


Les Fieux
Domus Hospitalis Les Fieux


C’est encore à La famille de Thémines que cet établissement doit sa fondation. Pendant la durée du chapitre provincial tenu à Fronton en 1297, le Grand-Prieur G. de Villaret conclut avec le chevalier Barascon de Thémines un traité, par lequel ils faisaient l’échange de leurs biens respectifs ; ce dernier s’obligeait dans cette convention, approuvée par le chapitre, à fonder sur le territoire de Fieux, un hôpital qui serait servi par douze sœurs de l’Ordre de Saint-Jean ; il affectait à l’entretien de cet hôpital, outre les revenus du territoire circonvoisin, 100 setiers de blé à prendre sur les paroisses d’Albiac, de Bio, de Thémines ou de Rodas ; la responsion annuelle de la nouvelle maison était fixée à un demi-marc d’argent, qui devait être remis au chapitre provincial de Toulouse pour le service des pauvres d’outremer (1).
1. Pièces justificatives n° XCIII.

Dans le chapitre général tenu à Limassol (Limisso), où les religieuses de Fieux s’étaient fait représenter, leurs constitutions furent approuvées, et Jourdane de Villaret, sœur du Grand-Maître, fut nommée première prieure. La suite des archives nous apprend peu de choses sur l’histoire de cette maison. Nous voyons seulement en 1355, le chevalier Olivier de Mier et ses deux frères, Ebbles, évêque de Vaisons, et Guillaume, abbé de Mas-Granier, donner leur petit dîmaire de la Calmète à la maison de Fieux, laquelle, en retour, s’obligeait à recevoir et à entretenir quatre religieuses, que leurs descendants auraient droit d’y faire entrer gratuitement, et à faire célébrer à perpétuité deux grands messes par an pour le repos de leurs âmes.
La Prieure de Fieux était une proche parente des donateurs, elle souscrivit à ces conditions, qui ne tardèrent pas à devenir très onéreuses ; le couvent chercha dès lors à se dégager. De là une longue série de procès et de transactions, jusqu’à ce qu’enfin François, seigneur de la Roquebouillac et de Mier, consentit à renoncer à une prérogative ruineuse pour le monastère : il lui laissa le fief en question, n’exigeant en retour que la continuation des prières pour les membres de sa famille (1).

Le relâchement que nous avons signalé plus haut pour le monastère de Beaulieu s’était également introduit dans celui de Fieux et y avait produit les mêmes abus. Sa prieure, dame
Adrienne de Labrosse, déjà parvenue à un âge avancé, se démit, en 1608, de sa dignité en faveur de Galiotte de Genouilhac, qui était déjà à cette époque coadjutrice de Beaulieu ; elle réunit ainsi dans ses mains le gouvernement des deux Prieurés (2). Cette nomination, les religieuses ne la virent qu’avec une certaine appréhension, craignant qu’elle ne fût un danger prochain pour leur autonomie ; dans leur chapitre de 1608, elles exigèrent de dame Galiotte, avant de la reconnaître pour Prieure, la promesse de leur conserver tous leurs droits et tous leurs biens (3). Malgré cette précaution, la réunion des deux monastères ne tarda pas à devenir définitive ; ce qui précipita le mouvement fut l’état peu prospère où se trouvait la maison de Fieux à cette époque.
Dévastée pendant les guerres de religion, à peine relevée de ses ruines, elle était à peu près inhabitable. Aussi, à l’exemple des religieuses de Beaulieu, celles de Fieux n’y faisaient guère leur résidence.
En présence de ce triste état de choses, après avoir obtenu le consentement du chevalier de Villeneuve-Mons, Commandeur de la Tronquière, l’official de Cahors vint, au nom de son évêque, prononcer, le 5 mai 1612, la réunion définitive des deux monastères.
A partir de ce moment, Fieux suivit les destinées du couvent de Beaulieu, dont il ne fut plus qu’une annexe.
1. Archives, Dames Maltaises, L XIX.
2. Archives, Dames Maltaises, L XIII
3. Archives, Dames Maltaises, L XIII

Sources : Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur : L. Sistac et J. Boubée (Toulouse) 1883. BNF


Latronquière   (46)

Commanderie de Latronquière
Département: Lot, Arrondissement: Figeac, Canton: Latronquière — 46


Commanderie de Latronquière
Commanderie de Latronquière


Le château de la Tronquière, situé dans la Vicomté de Turenne était le centre d'une des principales circonscriptions de l'Ordre de Saint-Jean dans le Quercy. Nous avons vu ailleurs que ce fut là qu'en 1298, Guillaume de Villaret, nommé Grand Maître de l'Ordre, convoqua un chapitre général de l'Ordre.

Angline de Baras, épouse de Guibert de Thémines, fut la première prieure de l'Hôpital de La Tronquière. Elle le gouverna jusqu'en l'an 1206, lorsqu'Angline de Thémines, sa fille, lui succéda. Elle se trouva au chapitre provincial de l'ordre qui se tint, l'an 1298, dans la commanderie de la Tronquière, où le grand maître Guillaume de Villaret, qui était grand prieur de Saint-Gilles, lorsqu'il fut élu l'an 1256, fut présent.

— 5 novembre 1301. Accord entre le vicomte de Turenne et le commandeur P. de Raymond, au sujet de la juridiction de certains villages situés dans le voisinage la Tronquière: Le vicomte approuve les acquisitions de l'Ordre de Saint-Jean dans sa châtellenie de Saint-Céré et le commandeur promet de tenir de lui le donjon de la Tronquière en fief franc et noble.

— 1326. Accord du commandeur avec les habitants de Gorsse fixant leurs droits d'usage et de dépaissance dans les bois de l'Hôpital et leur accordant la faculté d'y chasser toute espèce de gibier, sauf les perdrix et les lapins.

— 1468. Transaction pour les réparations du fort de la Tronquière.
— 1633. Arrêt du Parlement de Toulouse défendant aux huguenots du lieu de Gorsse de continuer la construction de leur Temple.
— 1641.Bruno de Valbelle, Commandeur de La Tronquière.

— 1701. Le Commandeur de Palastron achète au prix de 220 livres, des commissaires du Roi, les droits de lods et échanges dans les paroisses de la Tronquière, de Gorsse, de Bouxat et de Drulhe.

Le Commandeur de la Tronquière était un des plus puissants seigneurs de la contrée; il avait le titre de baron et l'entrée aux Etats de la province, où il occupait le troisième rang. De son vieux château féodal relevaient les seigneuries spirituelles et temporelles, avec juridiction entière, de la Tronquière, de Bouxat, de Gorsse, les oblations faites à la chapelle de Notre-Dame de Verdalle et plusieurs fiefs disséminés dans la partie orientale du Quercy, auxquels était venue s'adjoindre, à la fin du XVIIIe siècle, la vieille Maison du Temple de Drulhe, avec ses dépendances à:
— Drulhe: Aveyron, Arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, Canton de Montbazens — 12
— Maleville: Aveyron, Arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, Canton de Montbazens — 12
— Loupiac: Lot, Arrondissement, Figeac (chef-lieu) — 46
— Salvaignac ou Salvanhac (Cassini) près de Figeac — 46.
— Bès ou (Bez carte de Cassini), près de Drulhe — 12.
— Capdenac, sous Figeac: Lot, Arrondissement, Figeac — 46
— Saint-Ygest: (Saint-Jgest sur la carte de Cassini), sous Drulhe — 12.
— Villefranche: Aveyron, Villefranche-de-Rouergue — 12

Saint-Jean de Sabadel, ou c'est Sabadel-Lauzès — Lot, Arrondissement de Cahors, Canton de Lauzès — 46.
L'église de Sabadel avait Saint Jean-Baptiste pour patron titulaire.
— Sabadel-Latronquière — Lot, Arrondissement de Figeac, Canton de Latronquière — 46

Saint-Pierre (?)
Saint-Vinssa (?)
— Et Salles-Courbaties: Aveyron, Arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, Canton de Capdenac-Gare — 12

En 1760, la commanderie de la Tronquière produisait un revenu brut de 13.080 livres, et un revenu net de 10.350.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883


Themines   (46)

Hôpital de Beaulieu à Thémines
Département: Lot, Arrondissement: Figeac, Commune: Espédaillac - 46


Hôpital de Beaulieu
Hôpital de Beaulieu


Château ou commanderie d’hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem
La seigneurie est partagée de longue date entre le commandeur de l’Hôpital et un seigneur laïque plus puissant, les Barasc au 13e siècle, puis les Cardaillac-Thémines, les Penne et les Lauzières de Thémines (E. Albe, 2005).
Les étapes de la fondation de la commanderie d’Espédaillac sont cependant mal connues. Cette « domus » de l’ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem apparaît pour la première fois dans la documentation en 1257, dans une sentence arbitrale liée au contentieux qui oppose le commandeur Pierre Martel à Déodat de Barasc, seigneur d’Espédaillac. La maison hospitalière est alors déjà juridiquement instituée : elle est essentiellement documentée durant toute la seconde moitié du 13e siècle à travers une série de transactions ou de litiges. Elle abrite en 1299 une petite communauté de frères composée d’au moins quatre religieux et d’un donat, gouvernée par Bernard Mauri.
Les commandeurs quittent Espédaillac pour s’installer dans leur métairie de la Salle Durbans (actuelle commune de Durbans) après 1344 (E. Albe, 2005, p. 146).

Le logis du commandeur est encore mentionné au 17e siècle : en 1666, il est fait état du patus appelé « la tour de Saint-Jean », joignant l’église, sur lequel se trouvait autrefois la tour du seigneur commandeur (E. Albe, p. 151). Est-ce le « château » rasé avant 1590 par les huguenots, avant qu’ils ne ruinent l’église ? (E. Albe, 2005, p. 156)
Le seigneur laïque possédait aussi un château à Espédaillac.
Lors d’une transaction de 1450, le seigneur se réserve le château et les fortifications du lieu (E. Cadiergues, 1937, p. 216).
En 1519, Loys de Lauzières-Thémines hommage pour le lieu et château d’Espédaillac, dans lequel se retire en 1568 Jean de Lagrange, seigneur de Rouffilhac (qui a alors sans doute la seule la directe de la seigneurie) ; il lui est permis d’y rester avec le nombre de soldats qu’il voudrait (E. Albe, 2005, p. 159).
L’édifice élevé à côté de l’église pourrait être le logis du commandeur. Son état le plus ancien peut dater du 14e siècle. Des croisées témoignent de travaux réalisés au 16e puis au 17e siècle.

L’édifice se compose de deux corps de bâtiment en L. Les façades sur cour gardent au premier étage des vestiges de fenêtres couvertes par des arcs à claveaux longs qui seraient en faveur d’une datation tardive. Dans l’élévation orientale de l’aile nord, l’embrasure d’une porte murée, couverte d’un arc segmentaire, laisse penser que le bâtiment se prolongeait jusqu’à l’église ; cette circulation au niveau de l’étage s’est maintenue puisqu’une porte moderne, placée un peu plus bas, s’est substituée à la porte médiévale. Dans l’élévation nord, une croisée moulurée et les vestiges de croisées à arêtes vives témoignent des travaux réalisés aux 16e et 17e siècles. A l’ouest, deux arrachements de murs indiquent l’emplacement d’un corps de bâtiment disparu ; une partie des maçonneries médiévales est peut-être conservée dans les élévations ouest et sud de l’aile sud, dont l’élévation sud conserve en outre deux croisées à arêtes vives du 17e siècle, celle du premier étage à l’état de vestiges.
Sources : La plateforme ouverte du patrimoine BNF

Thémines ou Hôpital de Beaulieu
Département : Lot, Arrondissement et Canton : Figeac - 46
2669. — 1254
Mars 1254 (1). Guibert de Themines confirme la fondation d’un hôpital, situé entre Thémines et Gramat, qu’il avait institué quinze ans auparavant (2).
Paris : Bibliothèque nationale, collection Doat, volume 123, folio 196 (copie certifiée de 1667, d’après les Archives de Saint Gilles).
1. Si le style du 1 mars, suivi à Figeac et dans le Haut Quercy à la fin du XIIIe siècle, a été employé ici, l’acte est de mars 1254 ; si, au contraire, comme dans la plupart des chartes de cette région, l’acte de Guibert de Thémines est daté d’après le style de l’annonciation (25 mars), la présente confirmation se place soit du 25 au 31 mars 1253, soit du 1 au 24 mars 1254.
2. Cet hôpital, connu par la suite sous le nom de Beaulieu, fut donné par Guibert de Thémines aux Hospitaliers le 19 juillet 1259.
3. Acta sunt hec anno Domini millesimo ducentesimo quinquagesimo tertio, mense martio.


Belver
Département : Lot, Arrondissement : Figeac, Commune : Espédaillac - 46
La Maison de Belver ou de Beaulieu dans son origine, n’était qu’un Hôpital fondé par les Seigneurs de la Maison de Thémines vers l’an 1220, entre Figeac et Rocamadour, en faveur des pauvres et des pèlerins qui y passaient pour aller à la Terre Sainte.
En 1259, un Seigneur de Thémines appelle Guibert et Aigline sa femme, donnèrent à l’Ordre de saint Jean de Jérusalem cette Maison avec tous les biens qui y étaient attachez (1).
Cette donation fut acceptée de la part de l’Ordre par Frère Pierre Gérard, Commandeur des Maisons de Quercy, et Frère Géraud de Baras, Grand Commandeur des Maisons du côté de la mer, ainsi que porte le titre de cette donation : ce qui se doit entendre apparemment de la première dignité de l’Ordre après la Grande Maîtrise, et attachée par préférence à la Langue de Provence. Ce fut dans le Chapitre de la Tronquière que Guillaume de Villaret devenu Grand Maître, donna l’Habit et la Croix de l’Ordre à plusieurs filles de qualité qui s’étaient dévouées dans cet Hôpital au service des pauvres, et à y établit pour Prieure, Aigline de Thémines fille des Fondateurs. Ce Grand Maître soumit cette Maison a la visite du Grand Prieur de saint Gilles, et fit plusieurs autres règlements auxquels Aigline et quatre autres Dames députées de la Communauté, à qui s’étaient rendues à la Tronquière, se soumirent : ce qui fut depuis ratifié dans une assemblée particulière de leur Chapitre.
1. L’ancienne Maison de Thémines après être fondue successivement dans celles de Cardaillac et de Penne, est passée dans celle de Lauzières, d’où est sorti à la fin du seizième siècle Pons de Lauzières-Thémines, Chevalier des Ordres du Roi, Maréchal de France, Sénéchal et Gouverneur de la Province de Quercy.
Belver
Le repaire noble de Belver ou Belverium était avant 1450 une dépendance de la Commanderie Templière du Soulet (Grand Brassac) et elle passa ensuite aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Beauvais
— Hameau commune de Lussas.
— Repayre de Belver, 1456.
— Belverium, 1492 (O.S.J.)
— Repaire noble.
— Dépendance de la Maison du Temple de Soulet.
Sources : M. Le Vicomte de Gourgues - Dictionnaire Topographique du Département de la Dordogne - Paris Imprimerie Nationale - M DCCC LXXIII.

Thémines
Département : Lot, Arrondissement : Figeac, Commune : Espédaillac - 46
Historique.
Pendant la Révolution.
— Commune du canton d’Aynac et du district de Figeac.
Avant la Révolution.
— Commune de la subdélégation et de l’élection de Figeac.
Paroisse sous l’invocation de Saintt Eutrope.
Cette cité payait 6617 livres d’impositions ; ses charges locales ordinaires étaient de 151 livres ; sa population de 505 habitants
— Le château de Thémines existait dans le XIe siècle. La famille de Thémines, après s’être fondue successivement dans celles de Cardaillac et de Penne, s’allia à celle de Lauzières, d’où sortit à la fin du XVIe siècle, Pons de Lauzières-Thémines, maréchal de France, sénéchal et gouverneur du Quercy. La maison de Thémines a joué un rôle important dans les annales du Quercy et plusieurs membres de cette famille se sont trouvés mêlés aux grands événements de l’histoire.
Thémines fut hypothéqué aux Anglais en 1287.
La terre de Thémines avait titre de marquisat.
Antiquités
— Vestiges de l’ancien château.
— Hommes célèbres Pons de Lauzières, marquis de Thémines-Cardaillac, maréchal de France, dont nous avons parlé
plus haut, vit le jour à Thémines (1553-1627).

Alvignac
Département : Lot, Arrondissement : Gourdon, Canton : Souillac - 46
Alvignac était une dépendance de la seigneurie de Castelnau et devait hommage à l’évêque de Cahors.
Le monastère de Fieux, dont il reste encore des ruines, fut fondé en 1203 par Gerbert de Thémines.
En 1296 le couvent des dames hospitalières de Saint-Jean de Fieux était gouverné par Jourdaine de Villaret,
sœur de Guillaume de Villaret, grand maître des chevaliers de l’Hôpital.
Plus tard la maison de Fieux fut réunie à l’Hôpital-Beaulieu.
Une bulle du pape Alexandre III (1175) mentionne l’église d’Alvignac comme possession du Prieuré de Carennac.

Cras
Département : Lot, Arrondissement : Gourdon, Canton : Cœur de Causse - 46
Cras était le siège d’une commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Le château de Cras fut détruit au XIVe siècle par les Anglais qui voulaient se venger d’une défaite que leur avait fait éprouver le seigneur de Thémines, propriétaire de ce château.
En 1385, Cras était occupé par le capitaine anglais Huc de Turenne.

Les Templiers et les Hospitaliers de Crac
En 1255, Barthélémy, évêque de Cahors fait don de l’église de Cras et de celle de Saint-Laurent à frère Raimbaut de Caromb, maître de la province templière de Provence.
Compte tenu de son emplacement et du fait que cette charte figure dans les archives de Carnac, on pourrait supposer qu’elle a dépendu à un moment donné de la maison du Temple de Carnac, elle-même rattachée à celle de Cahors. Pourtant les templiers possédaient entre autres un moulin près du pont de Marquefave que l’on voit inféodé cinq ans plus tôt par le commandeur de la baillie du Temple de La Capelle-Livron car il était désaffecté, ceci avec l’approbation du commandeur templier de Cras.
Puis on trouve en 1276-1277 un commandeur templier des maisons du Bastit et de Cras.
Au XVIIIe siècle, Cras appartenait toujours au Bastit du Causse, une autre commanderie devenue hospitalière depuis la dévolution des biens de l’ordre du Temple. Cette dernière faisant alors partie du grand prieuré de Saint-Gilles et de la langue de Provence.
En 1741, la propriété des Hospitaliers faisant une vingtaine d’hectares et comprenait le château, l’église, la basse-cour ainsi que des granges et les champs et prés dits de Laborie, Pré Redon et La Raymondie.
Sources : Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France.

Issendolus
Département : Lot, Arrondissement et Canton : Figeac - 46
Issendolus, appelé aussi l’Hôpital-Issendolus ou l’Hôpital-Beaulieu, avait un très riche monastère de religieuses de l’ordre de Malte, sous l’invocation de la Sainte-Vierge et de Saint-Jean-Baptiste.
— Ce monastère avait pour origine un hospice que les seigneurs de la maison de Thémines avaient fondé vers l’an 1220.
— En 1726, la supérieure des hospitalières d’Issendolus était élue à vie et prenait le titre de grande-prieure ; avant la Révolution de 1789, le monastère renfermait 16 religieuses.
Antiquités.
— Restes d’une voie romaine désignée dans des actes sous le nom de Comi roumiou.
— Restes des bâtiments de l’ancienne Abbaye de l’Hôpital-Beaulieu.
Sources : Combarieu, L. Dictionnaire des communes du Lot. Cahors, 1881


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