Département de la Manche
Valcanville (50)
Commanderie de ValcanvilleDépartement: Manche, Arrondissement: Cherbourg, Canton: Cherbourg-en-Cotentin - 50

Domus Hospitalis Valcanville
La commanderie de Saint-Jean, à Valcanville (1)
1. La commanderie de Valcanville était déclarée en 1787, pour les vingtièmes, valoir 7.138 livres seulement.
Que, conformément aux premiers chapitres du concile de Trente, session XXIII, nul bénéficiaire ayant charge dâmes ne puisse sabsenter de son bénéfice plus de deux ou trois mois, sans les causes et conditions y énoncées (2); que les contrevenants soient privés de leurs revenus au prorata de leur absence, dont les pauvres bénéficieront, et quil soit enjoint aux juges des lieux dy tenir la main, à peine den répondre personnellement.
2. Le vœu du cahier de Canteloup vise probablement la commanderie de Valcanville, dont le titulaire (de nom inconnu en 1789), qui était seigneur du lieu, ne résidait pas. La commanderie navait pas de terres dans la paroisse, mais elle possédait un fief qui sétendait sur presque la totalité de son territoire, « à lexception denviron 80 vergées dépendantes du sieur dAnnoville à cause du fief de la Motte, et 8 vergées du sieur de Bolleville. » Les rentes dues par les fieffataires sélevaient à un total de 1,927 pots de froment, 60 davoine, et 23 livres 15 sols, on argent; les treizièmes pouvaient monter, année commune, à 200 livres. (État des biens nationaux, Cherbourg, Archives de la Manche, Q 11)
Que les ecclésiastiques ne puissent posséder plusieurs bénéfices, prieurés et chapelles abandonnées et que les revenus iront (1) aux ordres mendiants, pour en acquitter les charges et établir de petites écoles dans les paroisses (2).
1. Chaque fois que, sur lune de ces feuilles, un nom aura été substitué à un autre, lauteur de la substitution sera puni dune amende de trois francs, qui ira au profit des aides qui se seront montré les plus exacts.
2. Il semble bien que le cahier ait en vue, dans cet article, la commanderie de Valcanville, ancienne commanderie du Temple fondée en 1195, passée, au XIVe siècle, entre les mains des hospitaliers, et dont le titulaire, qui ne résidait pas, était à ce point inconnu dans le pays que, dans aucun des documents de la convocation, les officiers royaux nont pu le désigner par son nom.
Linventaire de 1790 donne la liste très détaillée des biens de la commanderie dans la paroisse ; ils consistent en :
a. Biens-fonds : maison manable (*), cour, potager, une dizaine de parcelles de terre en labour, pré, herbage, faisant ensemble 41 vergées 35 perches (non est.)
b. moulins : deux moulins nommés les moulins de lhôpital (affermés avec un pré de 8 vergées au prix de 1.150 livres)
c. rentes, treizièmes et corvées, que la municipalité déclare « navoir pu connaître » (Voir supra, note sous larticle 8)
Les autres biens ecclésiastiques de la paroisse sont :
I. Biens-fonds :
1° la cure, consistant en maison manable (*), cour et jardin, trois pièces en labour et herbage dites les près Saint-Firmin, faisant 5 vergées, une rente de 50 livres par la commanderie, et les dimes (le tout non est)
Lensemble des revenus ecclésiastiques de la paroisse est estimé en 1787 à 9,205 livres, dont 7,188 livres pour la seule commanderie, par les contrôleurs des vingtièmes. (Archives du Calvados, G 6519)
*. manable
Sources: Bridrey, Émile. Cahiers de doléances du bailliage de Cotentin (Coutances et secondaires) pour les États généraux de 1789. Tome 2. BNF
Maisons ou Hôpitaux