Département de la Seine-et-Marne
Betz (77)
Hôpital de BetzDépartement: Oise, Arrondissement: Senlis, Canton: Crépy-en-Valois — 60

Hôpital de Betz
La maison de lHôpital de Betz quon a nommée aussi le Mont-Dieu, était un ancien membre de la commanderie de Monthyon.

Domus Hospitalis Monthyon
Jean de Nanteuil, en prenant lhabit des chevaliers de lHôpital, leur avait donné, par des lettres de lofficial de Meaux, de lannée 1213, six muids de froment à prendre chaque année, sur la dîme de Betz, « in decima de Bez », et un droit de champart quil avait sur les terres de lHôpital.
Quelques années après, nous trouvons les Hospitaliers installés à Betz, daprès des lettres du même official du mois de mars 1219, portant quYvon, Arnoud et Pierre de Betz, Aubry et Thomas de La Roche ont renoncé, en faveur des frères de la maison de lHôpital de Jérusalem de Betz, « fratribus domus Hospitalis lerosolimitani de Bez », à tous leurs droits sur une maison et sur des terres quun sieur Renaud Barat leur avait données.
Marie, dame de Betz, et Guiard, son fils, sengageaient, en 1236, à ne jamais pénétrer dans lenclos de la maison de lHôpital du Mont-Dieu à Betz, « domus Hospitalis de Monte Dei apud Bez », pour y prendre des lapins ou des oiseaux.
En 1247, lHôpital de Betz tombait en ruines ; et, pour éviter des frais de réparation, les Hospitaliers en abandonnaient la jouissance à un seigneur, du nom de Jean Lemoine, pour la tenir durant sa vie, avec les terres qui en dépendaient, moyennant une redevance de dix livres, payables chaque année au bailli de lHôpital à Meaux, et sous la condition que le dit Lemoine dépenserait, la première année, vingt livres tournois aux réparations de la maison, laquelle, après sa mort, devait revenir à lHôpital.
Au XIVe siècle, Philippe de Juilly, seigneur de Betz, dont les terres entouraient la maison de lHôpital, demanda à la tenir en fief de la commanderie ; ce qui lui fut accordé en 1364, par le frère Clignet, commandeur de Monthyon, à la charge den rendre foi et hommage à lui et à ses successeurs, et moyennant le paiement dune rente annuelle et perpétuelle de dix livres tournois.
La maison était située au lieu dit le Mont-Dieu, sur un chemin conduisant vers Andilly. Elle nexistait plus en 1527.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Boutigny (77)
Hôpital de BoutignyDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Crécy-la-Chapelle — 77

Hôpital de Boutigny
Bargny

Domus Hospitalis Bargny
La maison de lHôpital de Boutigny sest aussi appelée lHôpital de Bellou, du nom du hameau où cette maison était située. Cétait, dès lorigine, une grange dîmeresse, comme celle de Bargny.
Des lettres de lofficial de Meaux, du mois doctobre 1218, nous font connaître que les frères de lHôpital affectèrent cette année là leur grange de Boutigny, « Granchiam de Boteni », au service dune rente dun muid de grain dont ils se reconnaissaient débiteurs envers Eremburge, épouse de Philippe le Tamelier, aussi longtemps quelle vivrait.
Cette grange devint ensuite un petit domaine composé, au XVIe siècle, dune ferme et de 80 arpents de terre ; et où la haute, moyenne et basse justice, appartenait à lHôpital.
Magny-Saint-Loup

Domus Hospitalis Magny-Saint-Loup
En 1633, la ferme nexistait plus ; et les terres qui rapportaient alors 300 livres, étaient réunies à la maison de Magny-Saint-Loup.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Bray-sur-Seine (77)
Hôpital de Bray-sur-SeineDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Bray-sur-Seine — 77

Hôpital de Bray-sur-Seine
Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient, au XIIIe siècle, une maison et une chapelle à Bray. Elles se trouvaient en dehors, mais assez près de la porte Saint-Jean, dans un enclos qui comprenait une dizaine d'arpents de terre. Les chevaliers en étaient en possession en 1270, lorsque, par une charte de cette année, Thibaut, comte de Champagne et de Brie, confirma et amortit en faveur des frères de l'Hôpital, des terres dont Jean de Plessis-l'Eventé, chevalier, et Héloïse, sa femme, leur avaient fait don pour la fondation de la chapelle de l'Hôpital à Bray.
La maison et la chapelle furent détruites pendant les guerres du XVe siècle.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Chateau-Landon (77)
Château-LandonDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Château-Landon, Commune: Mondreville - 77

Domus Hospitalis de Château-Landon
Pilvernier
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Château-Landon — 77

Domus Hospitalis Pilvernier
Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient, au XIIIe siècle, à Château-Landon, une maison qui dépendait de leur Hôpital de Pilvernier. Cette maison, située dans la rue Saint-Pèlerin, « in vico sancti Peregrini », tenant à la ruelle dite la Quatresse, leur avait été donnée par un nommé Adam de Lalleu, « de Allodio », bourgeois de Château-Landon, « de Castro Nantonis », par des lettres expédiées sous le scel de lofficial de Sens, de lannée 1278.
Cet Hôpital de Château-Landon était membre de la commanderie de Beauvais-en-Gatinais
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Dammartin-en-Goële (77)
Domus Hospitalis de DammartinDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Dammartin-en-Goële — 77

Domus Hospitalis de Dammartin
Les frères de lHôpital avaient une maison à Dammartin, en 1227. Cest ce qui résulte des lettres de lofficial de Meaux, du mois de décembre de la dite année, par lesquelles Ives La Truie, clerc de Dammartin, « de Domno Martino », déclare avoir donné aux frères de lHôpital de Jérusalem, sa grange, située à Dammartin, touchant à la maison des dits frères, « juxta domum dictorum fratrum », avec neuf arpents de terre situés à la Marlière. En reconnaissance de quoi Ives déclare avoir reçu de lHôpital quarante livres de Provins.
Cette maison était probablement celle quun nommé Accard Lebeuf, leur avait donnée en 1220; laquelle était située rue du Bois, et dont dépendaient une vigne et une cuve dite du Tilleul, se trouvant vis-à-vis le pressoir de Chambrefontaine.
Laurence, vicomtesse de Corbeil, fit don en 1233, à la maison de lHôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, de cinq arpents de terre à Dammartin, au lieu dit la Croix-de-Pierre.
Dammartin était autrefois un membre de la commanderie de Monthyon. On ignore ce que devint ce petit domaine. Il ne restait plus au XVIe siècle, à Dammartin et à Saint-Mard, que des cens et renies de peu de valeur, que le Commandeur de Choisy faisait recevoir chaque année. A Villeneuve-sous-Dammartin, la commanderie possédait une dime qui lui rapportait, en 1664, 1.900 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Dieu-Lamant (77)
Domus Hospitalis Dieu-LamantDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Crécy-la-Chapelle, commune: Villemareuil — 77

Domus Hospitalis Dieu-Lamant
Il nous reste peu de documents sur cet ancien établissement de lHôpital, qui paraît avoir été autrefois dune assez grande importance, puisquil avait le titre de commanderie. Nous avons trouvé une charte du mois doctobre 1247, par laquelle frère André Polerin, prieur en France de lOrdre de lHôpital de Jérusalem, reconnaît que, comme il avait amodié à un nommé Guillaume Bottin deux cents arpents de terre qui se trouvaient autour de la maison de lHôpital, nommée « Dieulament », il sest engagé à donner annuellement, pour la dîme de ces terres, qui appartenait au chapitre de léglise de Meaux, un muid de blé et un muid davoine, à la Noël, de telle sorte quaprès lamodiation, et lorsque ces terres reviendraient au Grand-Prieur, celui-ci serait quitte de la dîme en continuant de payer la redevance ci-devant dite.
Plusieurs sentences du bailli de Meaux, des années 1336 et 1351, maintiennent et confirment les droits de voierie et de haute, moyenne et basse justice, quavaient les Hospitaliers dans leur terre de Dieu-Lamant, qui comprenait, en 1664, une maison seigneuriale avec chapelle, bâtiments dexploitation, et 300 arpents de terre affermés alors 1.600 livres.
Le domaine de Dieu-Lamant comportait auparavant plus de terres. M. Maupetit, dont nous avons parlé, avait découvert quon en avait détourné et usurpé 330 arpents. Nous avons dit les raisons qui ont empêché lOrdre de procéder à la revendication de ces terres. Les frais de procès auraient peut-être dépassé alors la valeur des biens réclamés.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Lagny-sur-Marne (77)
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement et Canton: Meaux - 77

Domus Hospitalis de Lagny-sur-Marne
La maison du Temple de Lagny était située devant la porte de léglise de Saint-Fursy. Elle paraît avoir été dancienne date un membre de la commanderie de Choisy. On ne trouve sur cette maison de titre plus ancien, quune transaction faite en 1265, entre les Templiers et les religieux du couvent de Lagny, par laquelle ceux-ci consentent que les frères du Temple possèdent et détiennent en main-morte les biens qui leur appartenaient dans la censive du couvent, et qui consistaient en douze maisons, deux granges, dix arpents et demi de pré, sept arpents et demi de terre labourable, et trois arpents et un quartier de vigne.
Les Hospitaliers, en possession du Temple de Lagny, passèrent des baux à cens et à rente perpétuelle des maisons et des terres dont nous venons de parler, sans même en excepter leur maison seigneuriale.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Lagny-sur-Marne
Les Templiers eurent une maison à Lagny: « de Lathiniaco supra Maternam »;
Frère Adam de Sarcelles en était même précepteur, lorsquil se trouva assister vers 1304, au mois de janvier, à une réception faite au Temple de Lagny.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
Lagny-sur-Marne
La maison du Temple de Lagny était située devant la porte de léglise de Saint Fursy. Elle paraît avoir été, dancienne date, un membre de la commanderie de Choisy. On ne trouve sur cette maison de titres plus anciens quune transaction faite en 1265 entre les Templiers et les religieux du couvent de Lagny, par laquelle ceux-ci consentent à ce que les frères du Temple possèdent et détiennent en mainmorte les biens qui leur appartenaient dans la censive du couvent et qui consistaient en douze maisons, deux granges, dix arpents et demi de pré, sept arpents et demi de terre labourable et trois arpents et un quartier de vignes.
Hospitaliers de Saint-Jean
Les Hospitaliers, en possession du Temple de Lagny, passèrent des baux à cens et rente perpétuelle des maisons et des terres dont nous venons de parler, sans même en excepter leur maison seigneuriale.
Voici un état de ces biens, dressé en 1366, avec les cens dont ils étaient tenus envers labbé du couvent de Lagny.
« Premièrement, une maison en laquelle les frères du Temple souloient damourer, assise à Lagny, au lieudit le Temple, et la tient à présent à loyer Gilet Bonnet, qui doit, de même, cens à labbé de Lagny, IIII sols.
Item, deux autres maisons au dit lieu, rue de la Planchette, XVIII deniers.
Item, la VIIIe partie dune maison où demeure messire Jehan Mancel, curé de Saint Fursy, tenant à léglise Saint Fursy ; IIII deniers.
Item, un jardin où jadis eu une maison séant en la rue de la Bonitrie, VI deniers.
Item, une autre maison appelée la Caiolle en la rue du Pont, VIII deniers.
Item, la maison de la Chauverrie, tenant aux viez fossés de lAumosne, dautre part aux fossés de la ville, XII deniers.
Item, trois aultres maisons en la rue de Darnestal, dont une tenant à lostel de lAngle (lAnge), XXVI deniers.
Item, deux aultres maisons contiguës à la porte de Vacheresse, XVI deniers.
Item, deux granches contiguës aux deux susdites maisons, XII deniers.
Item, une maison et jardin séans en la rue de la Bretonnerie, VIII deniers.
Item, une maison en la rue du Vivier XI deniers.
Item, III arpens de pré en la prairie de Lagny, assez près du Relief, IIII sols.
Item, VII arpens de pré entre la rivière et le pré de la Maladerie, XII deniers.
Item, 1 arpent et demi tenant au long du Hault-Chemin, XVIII deniers.
Item, III arpens tenant au pré de la Maison-Dieu IIII sols.
Item, III quartiers de terre au-dessus de la chaussée de Bescherelle, VI deniers.
Item, XII quartiers derrière le Moustier Saint-Laurent, tenant à la voye du four du Boye, XIII deniers.
Item, II arpens et demi au terrouer du Tielliel, XVIII deniers.
Item, VII quartiers de terre au dessoubs Saint-Thiebauld, XVI deniers.
Item, V quartiers de vigne assis à la Sainte Fontaine, X deniers.
Item, 1 arpent de vigne séant à Chaugny, X deniers.
Item, 1 demi-arpent de vigne au lieudit les Glessières, VI deniers. »
La Commanderie de Lagny rapportait en 1766 et 1771, dix-neuf mille six cent soixante-quatorze livres. En 1779, la maison du Temple était détruite ; lemplacement en était perdu, et les cens et rentes seigneuriales que la Commanderie possédait à Lagny étaient, à la fin du siècle dernier, réduits à si peu de chose quils ne sont mentionnés que pour mémoire dans les comptes de la Commanderie.
La visite prieurale de 1495 contient sur Charny, membre de Choisy, ce qui suit : « En après de Soisy a ung village, à deux traicts darc, nommé Charny, lequel donna une dame du dit lieu de Charny en partie, auquel a XX a XXV habitans qui sont de la justice de la religion tenue en partie en fief de Monseigneur lévesque de Meaux et à cause de la dite juridiction y a justice dressée à troys pilliers. »
La maison de Charny se composait au XVIe siècle, dune ferme avec 300 arpents de terre. Le Commandeur avait dans léglise du lieu tous les droits honorifiques et la dîme de tout le territoire. Il possédait encore des terres aux environs de Choisy, à Messy, Vineuil, Vinantes, Chauconin, Neufmoutier, etc. Il avait un moulin à blé à Précy, avec des cens audit lieu ainsi quà Congy.
Le revenu de Charny et de ses dépendances était en 1456 de 218 livres 2 sols ; en 1664, de 830 livres ; en 1757, de 6.000 livres.
Dans léglise abbatiale de Saint-Pierre, à Lagny on voit une pierre tombale portant cette inscription :
Ici. gist. Ma
rion. iadis. fille. Robert, de. Charni qu. trespass...
après la. S : Martin, de. este, priez. Dieu.
pour.
son ame.
Marion est une gracieuse jeune fille, coiffée dun petit voile, vetue dune robe de dessous à manches serrées et dune robe de dessus à manches plus courtes et plus larges. De chaque côté de la tête, un écusson blasonné dun lion.
Puis une seconde pierre ; sans doute la mère de Marion de Charny.
La première pierre est dans le dallage, à droite de lentrée, au-dessous de la dalle dressée dun écuyer.
La seconde dalle est dressée contre la muraille occidentale, entre celle dun écuyer et de Bothinus Casinelli.
En 1787, la commanderie, y compris le revenu de ses membres, valait 38.000 livres. Au XVe siècle la commanderie possédait un beau bâtiment avec chapelle et quarante arpents entourés de murs flanqués de neuf tourelles.
Sources : Le Paire, Jacques-Amédée. La Baronnie de Montjay-La-Tour et lancien doyenné de Claye. - BNF
Magny-Saint-Loup (77)
Domus Hospitalis Magny-Saint-LoupDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Crécy-la-Chapelle, Commune: Boutigny — 77

Domus Hospitalis Magny-Saint-Loup
Lun des principaux domaines de lancienne commanderie de Monthyon était la terre de Magny-Saint-Loup, dans la paroisse de Boutigny, et où le Commandeur avait toute justice. Le chef-lieu seigneurial était une belle maison à usage de ferme, située dans la grande rue du village.
Les Hospitaliers fondèrent leur maison de Magny dans la seconde moitié du XIIIe siècle, après que Thibaut, seigneur de Magny, et Simon, son frère, prenant lhabit des Chevaliers de lHôpital, leur eurent abandonné tout ce quils avaient au dit lieu, en vertu de plusieurs actes datés de lannée 1274.
Marie, veuve du seigneur Thibaut, renonça, en 1278, au douaire quelle avait du chef de son défunt mari, sur les biens dont ce dernier avait fait donation à lHôpital.
Membre. Monthyon

Domus Hospitalis Monthyon
En 1285, Philippe, roi de France et de Navarre, comte de Champagne et de Brie, accorda aux Hospitaliers de Monthyon des lettres damortissement pour leur terre et seigneurie de Magny-Saint-Loup, qui se composait dune maison avec deux arpents de jardin; de deux arpents et demi de vigne; de vingt-quatre arpents de pré à la fontaine Chyelant, au pré Gibout, à la Platière; de 79 arpents de terre arable aux chemins de Saint-Fiacre, de Meaux et de Sancy, au Chenet, à la fontaine de Magny, à Survillers, aux haies de Bellou, à lorme de Prelle, etc.; de douze hostises au village de Magny, « in villa de Maigni », avec 40 sols de cens, 9 chapons et 8 oies; le tout provenant de Thibaut de Magny, décédé frère de lHôpital.
Le domaine de Magny comprenait, au XVIIe siècle, 120 arpents de terre de diverse nature. Il rapportait, avec les droits seigneuriaux, 600 livres en 1633; 1,800 livres en 1757, y compris les terres de Boutigny; et en 1783, 3,150 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Maison-Neuve (77)
Domus Hospitalis Maison-NeuveDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Coulommiers, Commune: Aulnoy — 77

Domus Hospitalis Maison-Neuve
Maison-Neuve, était, au XIIIe siècle, le chef-lieu dune commanderie de lHôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, dont dépendait alors:
Membre. La Malmaison
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Coulommiers, Commune: Maisoncelle-en-Brie - 77

Domus Hospitalis La Malmaison
Le domaine de la Malmaison, et à laquelle on ajouta, au XVe siècle, un nouveau membre, le fief de Noisement.
Noisement
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Coulommiers, Commune: Saint-Cyr-sur-Morin - 77

Domus Hospitalis Noisement
Dans la même contrée, les Templiers possédaient deux commanderies: lune appelée Commanderie de Coulommiers
Coulommiers
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement et Cantons: Coulommiers, Commune: Coulommiers - 77

Domus Hospitalis Coulommiers
Et lautre, commanderie de Bilbartault les Vannes.
Bilbartault
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Coulommiers, Commune: Doue - 77

Domus Hospitalis Bilbartault
Ces commanderies étant devenues, au XIVe siècle, la propriété des Hospitaliers, ceux-ci les réunirent à celle de Maison-Neuve, pour nen faire quune seule.
Maison-Neuve, qui en était resté le chef-lieu, ayant été brûlé et presque entièrement démoli pendant les guerres du XIVe siècle, on transféra le siège de la commanderie dans la maison de Coulommiers, où il resta jusquau commencement du siècle dernier. A cette époque, le Commandeur, qui était le chevalier de Comminges, rétablit Maison-Neuve, y construisit un superbe château, et en fit de nouveau le chef-lieu de la commanderie.
Ces divers changements expliquent comment cette commanderie fut désignée tantôt par un nom, tantôt par un autre, selon que le Commandeur résidait à Maison-Neuve ou à Coulommiers.
Il nous reste peu de titres sur lHôpital de Maison-Neuve. Les seuls documents que nous avons encore, sont de la fin du XIIIe siècle, ou du commencement du XIVe. Ils sont relatifs à des procès longs et dispendieux que le Grand-Prieur de France eut à soutenir contre les officiers du Roi, qui lui contestaient le droit de haute justice dans la terre et seigneurie de Maison-Neuve. Il fut enfin reconnu que cette justice appartenait à la commanderie, et que le Grand-Prieur était en droit dy faire relever les fourches patibulaires quon avait abattues.
Maison-Neuve se trouvait sur la route de Coulommiers à Meaux. Ce domaine se composait, au siècle dernier, dun beau château avec cour dhonneur, entourée de grilles en fer, que M. de Comminges avait fait bâtir en 1719. A côté du château, il y avait une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, desservie alors par un père capucin de Coulommiers, qui venait y dire la messe les dimanches et fêtes. Derrière le château, était la ferme, qui comptait environ 200 arpents de terre. Le Commandeur avait sur un petit territoire, près de Coulommiers, une petite dîme quon appelait « Molvaux. »
Le revenu de Maison-Neuve était, en 1757, de 1.700 livres; et en 1783, de 3.900 livres.
Noms des Commandeurs de Maison-Neuve et de Coulommiers
1324. Frère Jehan de Beaumetz.
1342. Fr. Simon de Chauderon.
1356. Fr. Guy de la Noue.
1372. Fr. Jehan Delacourt.
1379. Fr. Raoul de Borg.
1388. Fr. Jehan le Braquier.
1394. Fr. Pierre le Bescot.
1398. Fr. Jehan le Gruier.
1400. Fr. Jehan Fromentin.
1414. Fr. Eustache de Cueilly.
1424. Fr. Henri de Bye.
1433. Fr. Jehan le Gay.
1448. Fr. Roger Sergent.
1455. Fr. Simon Hardy.
1469. Le chevalier Bertrand de Cluys, Grand-Prieur de France.
1483. Le chev. Emery dAmboise,Grand-Prieur de France.
1504. Le chev. Jacques de Château-Châlons, Grand-Prieur de France.
1506. Le chev. Antoine Chabot, Grand-Prieur de France.
1510. Le chev. Pierre de Pons, Grand-Prieur de France.
1514. Le chev. Charles de Brumières, Grand-Prieur de France.
1518. Le chev. Nicolas dAubusson, Grand-Prieur de France.
1520. Le chev. Philippe de Villiers-lIsle-Adam, Grand-Prieur de France.
1523. Le chev. Pierre de Cluys,Grand-Prieur de France.
1537. Le chev. Jacques de Bourbon, Grand-Prieur de France.
1542. Le chev. Philippe Carleau, Grand-Prieur de France.
1547. Le chev. Claude Danssienville, Grand-Prieur de France.
1549. Le chev. François de Lorraine, Grand-Prieur de France.
1565. Le chev. Thomas de Mye, dit Guespré.
1583. Le chev. Georges de Regnier, dit Guerchy.
1596. Le chev. Nicolas Aguevin, duc de Vilvaudé.
1601. Le chev. Hugues de Fouilleuse de Flavacourt.
1630. Le dit George de Regnier, dit Guerchy.
1634. Le chev. Jean de Mondion, seigneur de la Salle.
1639. Le chev. Maximilien de Dampont, bailli de la Morée.
1665. Le chev. Jacques de Gaulne de Covigny.
1682. Le chev. Nicolas Chevestre de Cintray.
1688. Le chev. Gabriel de Fresnière.
1701. Le chev. Louis le Tonnelier de Breteuil, maréchal-de-camp des armées du Roi, capitaine au régiment des Gardes françaises.
1716. Le chev. François de Comminges, abbé commandataire de labbaye royale de N.-D. de Loroux en Anjou.
1731. Le chev. Jean-Jacques de Mesmes.
1744. Le chev. Constantin-Louis dEstourmel, chef descadre des armées navales du Roi.
1763. Le chev. de Picot de Combrieux.
1772. Le chev. Charles-Pierre de Saint-Pol-Hécourt.
1776. Le chev. Claude de Rouvray de Saint-Simon.
1788. Le chev. François-Thérèse de Géraldin.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Malmaison (La) (77)
La MalmaisonDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Coulommiers, commune: Aulnoy — 77

Domus Hospitalis La Malmaison
LHôpital de la Malmaison, cétait un petit domaine seigneurial, à une demi-lieue de Maison-Neuve, sur la paroisse de Giremoutiers, lequel se composait dune habitation avec des terres et quelques censives. La Malmaison, « Mala Domus », fut donnée en 1222 à lHôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, par Robert de Donchery; mais, comme ce domaine relevait du seigneur dAutry, celui-ci en accorda lamortissement par des lettres du mois de mars de la même année.
En 1312, il ne restait plus du domaine de la Malmaison, quune grange, avec 120 arpents de terre. La grange avait disparu à son tour en 1494, ainsi que la moitié des terres. Les soixante arpents qui restaient, furent donnés à cens, moyennant 24 deniers, deux chapons et un boisseau davoine par arpent chaque année.
On reconstruisit plus tard une ferme à La Malmaison, qui était louée avec les terres en 1757, 450 livres, et en 1788, 950 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Maulny (77)
Commanderie de MaulnyDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Villiers-Saint-Georges, commune: Melz — 77

Commanderie de Maulny
La commanderie de Maulny se composait des seigneuries de Maulny et de Blunay avec droits de justice haute. Elle eut dabord Provins pour chef-lieu et constitua, avant 1490, à légal de la commanderie de Provins quon venait de supprimer (1), un membre de la commanderie de La Croix-en-Brie.
1. La commanderie de Provins avait été mise à sac par les Anglais en 1432.
Bibliothèque de Provins, manuscrit 93, folio 85.
Avant dappartenir aux Chevaliers de Saint-Jean, les propriétés qui formèrent le domaine de Maulny avait connu différents maîtres, sur lesquels on est quelque peu renseigné.
La terre de Blunay nétait pas la moins importante.
Là, vers 1201, sélevait une maison forte.
Son propriétaire, Haguin de Saron (2), était en même temps seigneur de Saint-Oulph (3) et de Méry-sur-Seine (4).
2. Saron: Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Anglure, Commune: Saron-sur-Aube — 51
3. Saint-Oulph: Département: Aube, Arrondissement: Nogent-sur-Seine, Canton: Méry-sur-Seine, Commune: Saint-Oulph — 10.
4. Méry-sur-Seine: Département: Aube, Arrondissement: Nogent-sur-Seine, Canton: Méry-sur-Seine — 10.
Auguste Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne, I, nº 2903.
Guillaume de Saron, dit Baillet, chevalier, lui succéda. Sil est permis didentifier ce personnage avec Guillaume de Saron marié, en 1249, à la veuve dAnselme de La Motte (5), de cette union seraient issus Guillaume II et Marie.
5. Auguste Longnon, Rôles des fiefs... sous... Thibaud le Chansonnier, nº 908.
Marie de Saron sunit à Thibaud de Sautour et lui porta en dot sa part de lhéritage paternel. Cet héritage sétendait sur Melz, Blunay et Maulny. Plus tard, les deux époux, voulant pourvoir dès ici-bas au salut de leur âme, choisirent lordre de lHôpital, lui abandonnant « en perpétuelle aumône » tout ce quils possédaient en létendue de la paroisse de Melz. La donation est du 18 juillet 1292. Elle fut confirmée et amortie par lettres patentes de Philippe
le Bel (août 1296) (6), et Guillaume II de Saron, dit Baillet, écuyer, la ratifia en y ajoutant dautres fiefs, lan 1298 (7).
6. Les droits damortissement furent de 120 livres (Delaville Le Roux, Cartulaire des Hospitaliers de Saint-Jean, III, 885).
7. Archives nationales, S 5165, liasse 38, nº5.
Voici quelle était la donation: 4 livres 5 sols tournois de menus cens, 8 setiers 1 mine davoine, 2 gelines et 2 chapons recevables à Melz le jour de la Saint-Rémi; — 22 setiers et 2 mines de grain, mesure de Maulny, 23 gelines payables de coutume à Maulny le lendemain de la Toussaint; plus, 40 arpents de bois hors gruerie au Veuve, 34 arpents en gruerie au-dessus de Melz, 13 arpents 1/2 de prés à Crolard et lieux environnants, 8 arpents de terre labourable, la majeure partie au Champ-de-Veyen; — et finalement, en la mouvance seigneuriale de Melz, le fief tenu par Jean de Lugrand (8), écuyer, le fief dAdam de Champlet, aussi écuyer, et celui dAveline de Maulny, femme de Jacquemin.
Nous voudrions pouvoir situer la terre féodale de Jean de Lugrand, mais nous navons rien de positif.
8. Lugrand, ferme, commune de Saint-Brice, canton de Provins (Seine-et-Marne).
Le fief dAveline de Maulny nétait peut-être pas différent de celui pour lequel Eudes de Maulny était tenu à lobligation de trois mois de garde en 1172 (9), et que possédait Jean de Maulny, écuyer, en 1269 (10).
9. Auguste Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne, I, nº 1409.
10. Bibliothèque nationales fr. 8593, fol. 83.
Quant au domaine servant dAdam de Champlet (11), nous savons quil était assis à Blunay même. A la mort du titulaire, sa fille, Péronnelle, sen dessaisit entre les mains dYthier de Nanteuil, commandeur du Grand Prieuré, pour la somme de 65 livres de petits tournois, le 24 février 1303-1304.
11. Les Champlet étaient possessionnés sur Montmitel et Hermé. Simon de Champlet, maire de Provins en 1233, mort avant 1259, laissa plusieurs enfants qui vendirent à Renoir Accorre leurs biens à Toury et aux environs, en avril 1271. (Bibliothèque Nationale, manuscrit fr. 8593, folio 43 vº)
La vente consistait en 4 arpents de pré, 2 arpents de terre, 3 quartiers de bois, lusage commun avec les Blunetiers sur 40 arpents boisés, 36 hostises arrentées ensemble 99 sols 4 deniers, 13 mines davoine et 13 gelines, 56 feux imposés chacun dun denier pour droit daffouage, 12 corvées de fenaison et la haute justice.
Au domaine concédé par Thibaud de Sautour et augmenté des biens que Péronnelle de Champlet tenait en la directe des Hospitaliers allaient sagréger sous peu quelques propriétés de la commanderie des Templiers de Provins. La suppression de lordre du Temple et lattribution de ses biens aux chevaliers de lHôpital sont des faits que chacun se rappelle. Bornons-nous donc à établir la provenance des biens que le Concile de Vienne (1312) dévolues aux Hospitaliers, seigneurs de Maulny et de Blunay.
Bienfaiteurs des Templiers
Egligny: Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Donnemarie-Dontilly — 77
Parmi les bienfaiteurs de la commanderie de Provins, les seigneurs dégligny exigent une mention spéciale. Lun des plus célèbres de cette puissante maison, Geoffroy, surnommé léventé, prit la croix et partit vers la fin de mai 1190. A Marseille, craignant de sembarquer sil ne sassurait les prières des pauvres du Grand Hôtel-Dieu de Provins, il leur abandonna le quart dun bois quil possédait à La Fontaine-Saint-Ours (juillet) (12).
12. Le texte de la donation étant lacéré et oblitéré en plusieurs endroits, nous reproduisons aux Pièces justificatives (nº II) la charte par laquelle Henri II, le Jeune, comte de Champagne, ratifia la libéralité de Geoffroy dEgligny. Au nombre des croisés témoins, citons Robert de Milly, Louis dArcelles (de Assellis), Etienne de Toury, Milon de Sourdun, Pierre de Beton-Bazoches (Archives hospitalières de Provins, B 1, nº 5).
Une telle action méritait dêtre récompensée. Plus heureux que le jeune Henri II, son suzerain, Geoffroy dégligny revit ses terres. Au mois de juin 1218, il autorisait son fils Pierre à céder aux Templiers de Provins un serf de Maulny, nommé Geoffroy, sa femme et tous les biens lui appartenant (13). Et sur la fin de sa vie, comme il lui revenait en mémoire quels importants services les Templiers rendaient en Palestine aux chrétiens dOccident, sa généreuse sympathie leur laissa, entre autres biens, trois quartiers de terre à Melz (juillet 1239) (14).
13. « Dominus Petrus, miles de Egloigniaco, assensu et voluntate Marie, uxoris sue, et liberorum suorum, dedit et concessit in elemosinam fratribus militie Templi Gaufridum, de Malo Nido, et uxorem ejus et omnes possessiones suas quas possidebat. Et dominus Gaufridus de Egloigniaco, pater predicti Petri, elemosinam istam laudavit, de cujus feodo predictus Gaufridus et uxor ejas dinoscuntur movere, et bona fice garantire promisit. Predicta vero uxor prenominati Petri, ut laudaret elemosinam istam, a fratribus militie Templi quadraginta solidos recepit. Actum anuo gratie M. CC. octavo decimo, mense janio ».
Archives Nationales, S. 5l62 ; Cartulaire des Templiers de Provins, page 44.
14. Archives nationales, S 5162, Cartulaire des Templiers de Provins, page 22.
Auparavant les donations des seigneurs dégligny, la commanderie de Provins avait acquis la propriété de 60 arpents en un bois que lon nommera plus tard La Queue-des-Broises. Cétait là une libéralité que, du consentement de sa femme Héloïse, Jean Bréban, fils de Milon, le bouteiller de Roumanie, avait faite en 1218 (15).
15. En 1216 « Johannes Brebanus et ejus uxor Hel[oisis]... deberant in elemosinam perpetuam fratribus militie Templi in foresta Surdolii de suo nemore sicut situm est, incipiens a cauda vergente apud Malum Nidum et protenditur versus viam de Nojento, LX arpenta bene et fideliter mensurata, salvo tamen jure hospitalium suorum de Malo Nido. » — (Archives nationales, S 5165, liasse 37, nº 7, et S 5162, Cartulaire, des Templiers de Provins, page 42).
Fréparoy

Domus Hospitalis Fréparoy
A une date probablement plus ancienne, les Templiers reçurent le moulin de La Varenne, sous Fréparoy (16). Son domaine, de médiocre importance, enserrait 9 arpents de prairie, au lieu dit Crolard, et 12 arpents de bois attenant les prés. Lhôtel était amarré à un bras de la Seine, appelé Le Bras-de-la-Forêt, et possédait la haute justice, des droits de pêche et de rouissage (17).
16. Fréparoy, hameau aujourdhui disparu, commune de La Motte-Tilly, canton, de Nogent-sur-Seine (Aube).
17. En 1231, les Templiers passèrent bail de ce moulin à un nommé Faillon de Villenauxe. Il était affermé, en 1425, à 12 tournois et 9 setiers de grains et, en 1581, à 16 écus dor. Les guerres de la Ligue ayant détruit le moulin, la place et ses dépendances se louèrent dès lors à titre de cens et rente (Archives de Seine-et-Marne, H 701, fol. 400, et Archives nationales, S 5166, liasse 41).
Sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Une fois lOrdre du Temple supprimé, les biens des Hospitaliers en la paroisse doublèrent ou peu sen faut. Cest un total minimum de 180 arpents et des redevances nombreuses que les titres précédents leur assignent vers la fin du règne de Philippe le Bel. Cest plus quil nen fallait pour devenir un chef-lieu dexploitation rurale, un membre de commanderie.
Nul texte nindique quelle était ladministration des commandeurs de Provins pendant la période qui précéda la guerre de Cent-ans. Nous ne connaissons pas davantage les pertes issues du désarroi que subit la propriété foncière au cours de linvasion ennemie. Parce que les Hospitaliers évincèrent de ses prétentions certain mélier qui revendiquait, tel un bien de famille, un lot de 45 arpents boisés (1501) (18), je ne jurerais pas que des voisins ne virent leur entreprise de soustraction couronnée de succès. Par contre, je nai jamais rencontré que le domaine de Maulny se soit rétréci sous laction de la moindre enchère. Son étendue, lors de la sécularisation des biens ecclésiastiques, était de 245 arpents, cest-à-dire bien supérieure a ce quil nous a été donné de constater jusque-là. Mais rappelons-le, pour ne pas saventurer en des conclusions téméraires notre évaluation de lensemble des biens sitôt après la dévolution des dépouilles du Temple est peut-être fort au-dessous de lexpression géographique adéquate.
18. Archives nationales, S 5105, liasse 37, nº 7.
Une déclaration de 1683 confirmerait-elle cette impression ?
On attribue au domaine utile plus de 115 arpents de biens fonds, les bois non compris (19). Si ces chiffres sont exacts, des améliorations nauraient cessé daccroître la superficie de son exploitation agraire. De 115 arpents, le domaine était passé à 215 en 1739 (20), et se muait, un demi-siècle plus tard, en 245 arpents de propriété nationale (21).
19. Les biens fonds se décomposaient ainsi: terres labourables 32 arpents; maïs: 29 arpents 23 perches; jachères: 39 arpents 75; prés: 24 arpents 12 (Archives de Seine-et-Marne, B 189, nº 31).
20. Archives, de Seine-et-Marne, H 715.
21. Archives de Seine-et-Marne, B 189, nº 31.
Au domaine utile se joignait la mouvance censuelle. Elle affectait, en 1683, 38 propriétaires — la plupart possesseurs en partie dune maison avec grange, étable et jardin — et 63 arpents valant de revenu 10 livres, 4 gélines, 10 boisseaux et 22 picotins davoine (22).
22. Les biens des Hospitaliers étaient exempts de dîmes. Mais le commandeur, en qualité de seigneur, avait à sa charge une partie des réparations de léglise. Sa quote-part était, en 1788, de 94 livres 5 sols (Archives nationales, S 5166, liasse 41 (nouvelle), Améliorissements de La Croix-en-Brie (1788), page 71).
Lhôtel de la Commanderie, situé à Maulny, était la plus importante location. Limmeuble consistait en une belle ferme, composée de plusieurs bâtiments, recouverts de tuiles, et enclose de muraille et de haie. Cest là que locataires et censitaires payaient impôt et loyer.
Un censier de 1386 désigne la ferme sous le nom de « granche » et les serres du domaine sont amodiées pour 3 muids 1/2 de grains gros et menus (23). Selon les époques et la capacité des preneurs, la ferme se louait avec une quantité de terre plus ou moins considérable. En 1422, lhôtel, 4 arpents de pré et 30 perches de vigne se baillaient moyennant 20 setiers de grain et 250 bottes de paille (24).
23. Archives nationales, S 5164b, liasse 35, nº2.
24. Archives nationales, S 5165, liasse 37, nº3.
Un titre de 1510 concède au fermier une exploitation de 108 arpents, à raison dun loyer annuel de 4 muids, la moitié de blé froment, les deux autres de seigle et dorge (25). Au début du XVIIe siècle, en 1602, la maison et 100 arpents saffermaient pour 5 muids de grain et 18 livres (26). Enfin, lorsque lAssemblée de 1789 décréta la spoliation des ordres religieux, la ferme de Maulny, avec 163 arpents de terre, était louée 1.000 livres et 2 chapons. Le tout fut vendu, en bloc, 5 arpents en friche déduits, au prix de 32.200 livres en assignats, soit 22.540 francs (25 mars 1793) (27).
25. Archives nationales, S 5165, liasse 37, nº 10.
26. Archives nationales, S 5165, liasse 37, nº 23.
27. Archives de Seine-et-Marne, 35 M3. — Restaient 2 maisons et 82 arpents — 23 perches de terre et de vigne, rapportant 902 livres. Ladjudication eut lieu par lots du 25 février 1793 au 9 fructidor an VIII (6 septembre 1800) (Archives de Seine-et-Marne.)
Egligny est mentionné sous le nom de « Egliniacum » dans le pouillé latin du diocèse de Sens du XVIe siècle (2), au « Livre des Vassaux (1214-1222) et dans le « Liber de reliquis » du chroniqueur Geoffroy de Gourion (1298). Nous rapprocherons le nom de lieu Eglény (Yonne) appelé au IXe siècle « Agliniacus » et plus tard « Egliniacus. »
2. Saron-sur-Aube, commune du canton dAnglure (Marne).
Sources: Bulletin de la Conférence dhistoire et darchéologie du diocèse de Meaux, volume 4, 1904 Nº1 et 1908 Nº4
Meaux (77)
Maison de MeauxDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement et Canton: Meaux — 77

Domus Hospitalis Meaux
Nous avons dit que la commanderie de Choisy-le-Temple possédait plusieurs maisons dans la ville de Meaux. De ce nombre, était lhôtel Saint-Jean, situé dans la rue du Château, et où il y avait, au XVIIe siècle, une belle chapelle, surmontée dun clocher assez élevé. Cette maison fut détachée, en 1633, de la commanderie de Choisy, pour devenir un membre de celle de Moisy.
Elle avait été léguée aux frères de lHôpital de Jérusalem, par Roricque, qui fut archidiacre de Meaux sous lévêque Simon, de 1177 à 1196. Par son testament qui ne porte pas de date, mais qui paraît avoir été écrit vers la fin du mie siècle, Roricque déclarait que, avant de partir pour la Terre-Sainte, et dans la crainte de mourir pendant son voyage, il donnait à Messeigneurs de lHôpital de Jérusalem, sa maison avec loratoire, le verger, le pressoir, la vigne et la terre en dépendant. Il leur donnait aussi tous les ornements de sa chapelle, à condition que ses légataires entretiennent un prêtre pour y faire le service divin. II accordait au Chapitre de léglise de Saint-Etienne, pour célébrer tous les ans son anniversaire, une rente de quatre setiers de froment, et de trois muids de vin à prendre sur la récolte de la terre et de la vigne léguées aux Hospitaliers.
Les Grands-Prieurs de France aimaient le séjour de Meaux au XVe siècle. Regnaut de Giresme y résidait souvent. Il y tomba malade en 1411; et cette année, la réunion de plusieurs chapitres provinciaux eut lieu en cette ville.
Lhôtel de Saint-Jean était habité, en 1457, par Messire Denis de Chailly, qui lavait loué à vie pour lui et sa femme, moyennant une redevance de cinq livres par an. Ce seigneur y avait fait des réparations considérables, qui équivalaient presque à une reconstruction entière de lédifice. Il était loué, en 1547, dix livres tournois, outre la charge de faire desservir la chapelle de plusieurs messes par semaine. François dYpres, écuyer, seigneur du Mesnil, loccupait en 1633; il en rendait 30 livres par an. En 1783, le loyer était de 270 livres.
Le revenu de la commanderie de Moisy-le-Temple eu 1388, alors quelle ne comptait quun seul membre, le domaine de Brumetz, nétait que de 90 livres.
La commanderie rétablie en 1633, avec les éléments que nous venons de voir, avait un revenu de 6,000 livres.
En 1734, ce revenu montait à 40,335 livres.
en 1757, à 44,000 livres.
en 1783, à 17,279 livres.
en 1787, à 34,000 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Choisy-le-Temple et Meaux, Hôtel de lHorloge
La commanderie de Monthyon possédait, au XIVe siècle, dans la ville de Meaux, des maisons et des moulins.
Les maisons étaient au nombre de huit:
La première, vulgairement appelée la maison de lHorloge, sur le grand marché de Meaux, avait une chapelle;
La seconde, quon disait, « A lImage-Saint-Jean », était dans la rue du Château, et avait aussi une chapelle;
La troisième, nommée la « Longue-Allée », dans la rue Saint-Remi;
La quatrième, appelée « lHôtel de la Loge », et les autres, situées rue des Poulies, rue des Vieux-Moulins et rue du Grand-Chatel.
Les moulins étaient au nombre de quatre:
Le premier, sur le pont de Meaux, se nommait le moulin du Grand-Prieuré de France;
Le second, sur le même pont, sappelait le moulin de Monthyon;
Le troisième était connu sous le nom de Passavent;
Et le quatrième, qui était un moulin à tan, se trouvait sur le pont de la ville.
Il ne restait des maisons, à la fin du XVIe siècle, que lhôtel de lHorloge et celui de Saint-Jean. Le premier appartenait alors à la commanderie de Choisy; et le second cessa de lui appartenir en 1633, lorsquil fut donné à la commanderie de Moissy-le-Temple, quon venait de créer.
Les autres maisons avaient été données en arrentement perpétuel, et ne faisaient plus partie du domaine de lHôpital.
Quant aux moulins, il nen restait plus quun seul au XVIIe siècle; les autres étaient tombés en ruines. Lemplacement quils occupaient avait également été arrenté au profit de la commanderie.
En 1733, le revenu de lHôpital dans la ville de Meaux était de 635 livres par an.
Le revenu général de la commanderie de Choisy était, en 1495, de 498 livres 18 sols ; en 1583, de 12.000 livres ; en l664, de 25.600 livres, en 1783, de 38.000 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Melun (77)
Commanderie du Petit-Saint-Jean de MelunDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement et Cantons: Melun - 77

Domus Hospitalis Melun
Philippe Auguste demeure de temps en temps dans la ville de Melun accordant aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui y séjournaient déjà, une maison, des champs et des vignes qui leur permirent de construire un établissement important.
Rubelles
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement et Cantons: Melun - 77

Domus Hospitalis Rubelles
Les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui avaient une commanderie à Melun, possédaient une maison à Rubelles, dans la Grande Rue, avec des terres et des droits de censives, en différents cantons du territoire. Il en est fait mention dès le XIIIe siècle, à loccasion dune acquisition de vignes, faite par le chapitre Notre-Dame de Melun en 1263. Incendiée en 1492, la maison ne fut pas rebâtie. Les terres composant son domaine furent cédées par les hospitaliers en 1656, contre des biens situés à Savigny-le-Temple, où ils avaient une commanderie importante.
Commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun
H. 731. (Registre.) — In-folio, 44 feuillets, papier
1665-1698 — Mouvance censuelle.
— « Papier terrier et déclaration de la commanderie Saint-Jean de Melun, membre dépendant de la sainte maison de lhospital Saint-Jean de Hiérusalem, fondée en lIsle-les-Corbeil, que frère François de Tollouet, chevalier de lordre dudit Saint-Jean de Hiérusalem, grand trésorier de lordre et commandeur de Melun, fait faire des choses dépendant et relevant de ladite commanderie, lequel hospital de Melun se consiste à présent en une place où soulloit avoir chappelle desmolie et ruinée par la prise de ladite ville de Melun, en 1590, etc. »
H. 732. (Registre.) — In-folio, 52 feuillets, papier.
Mouvance censuelle.
— Terrier de la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun, établi pour religieux seigneur frère Jacques-Armand-Rogres-Lusignan de Champignelles, bailli, grand-croix et grand trésorier de lordre de Malte, commandeur dudit Melun.
— Censitaires:
— Simon-François Bernières, bourgeois de Paris, et dame Gillet Barrois;
— Claude-Nicolas Desrue, receveur de la régie générale des Aides, demeurant à Melun, rue Guy Beaudouin;
— Claude Doucet, marchand hôtelier, propriétaire dune grande maison, où pend pour enseigne lImage Saint-Nicolas,
— Charles-Augustin Caillet, marchand tanneur;
— Claude-Laurent Quillier, ancien huissier-audiencier au bailliage et siège présidial de Melun;
— Nicolas Cordier, mégissier;
— Louis Manière, maçon;
— Jean-André Chapelle, bourgeois de Paris;
— Denis-François Duval, marchand tanneur;
— Germain-Emmanuel Merceron, membre du Collège de pharmacie de Paris;
— maître Pierre-Philippe-Clair-Antoine Moreau de Maisonrouge, conseillé du Roi, lieutenant particulier au bailliage et siège présidial de Melun;
— Simon Picard, meunier au moulin de Poignet, tous demeurant à Melun.
H. 733. (Carton.) — 2 pièces, papier.
1666-1721.
— Mouvance censuelle.
— Etat, en double expédition, des déclarations passées au terrier de la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun, reçues par Jérôme Lefranc et Charles Verjon, notaires en cette ville.
— Déclarants: Ambroise Lasnier, marchand potier de terre audit Melun;
— Jacques, Antoine, Louis et Jean Meunier, le premier demeurant à Fontainebleau;
— messire Jean-Baptiste de Brenne, chevalier, seigneur de Marchais;
— Etienne Jourdain, maître serrurier à Melun, à cause dEdmée Lhomme, sa femme;
— Jean Lignauit, maître pêcheur à Melun, tant en son nom que se portant fort de Jean Delafosse, marchand hôtelier à Paris, ayant épousé Marie Lignault;
— demoiselle Jeanne Le Conte, veuve de maître Charles Guillemot, lieutenant-général en lElection de Melun;
— messire Nicolas-François Brusard de Siller, abbé commendataire du Jard-lez-Melun, pour fournissement dun homme vivant et mourant, à cause de deux maisons sises en la rue de la Juiverie;
— Nicolas Jauvin, maître chirurgien à Melun;
— Pierre Darrest, écuyer, sieur de Riqueval, demeurant à Paris;
— Etienne Vitry, marchand à Melun, au nom du sieur Nicolas Vignon, fourrier des écuries de feu madame la Dauphine, etc.
H. 734. (Registre.) — Petit in-folio, 46 feuillets, papier.
1638-1678. — Censives.
— Cueilleret des cens dus à la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun, sur maisons, jardins et autres héritages, situés en ladite ville, rues de la Pêcherie, de la Juiverie, Guy-Beaudouin, de Poignet et rue Neuve, au climat de Montégly (partie du parc de Vaux-le-Pénil) et à Rubelles.
— Redevables:
— Philibert Bernardeau, charpentier à Melun, ayant les droits de maître Jacques Gaillard, élu en la même ville;
— Pierre Jardin, marchand, au lieu de feu M. le président Frémin, qui était aux droits de M. le président de Say ve, son beau-père;
— Jean Lignault et Pierre Fauveau, au lieu de la veuve Philippe Debourneaux, pour leur maison, proche lHôtel-de-Ville;
— le sieur de Garigny, ayant épousé la veuve Luc Montargon;
— la veuve et héritiers Claude Debourneaux, au lieu des héritiers maître Barnabé Gastellier, pour la maison contiguë à celle de la Pomme-Bouge;
— noble homme maître Jacques de Maizières, lieutenant particulier au siège présidial de Melun, et Guillaume de Larche, écuyer, son beau-frère, et « pour leur grand jardin clos de murailles, tenant dune part à la place où estoit la chappelle démolie en 1590, dautre au pré Saint-Jehan; dun bout par derrière, sur Pierre Claudy, et dautre sur le chemin allant au pré Saint-Jehan; »
— M. de Rostaing, seigneur de Vaux-le-Pénil, etc.
H. 735. (Registre.) — Petit in-folio, 24 feuillets, papier.
1679-1706 — Censives.
— Cueilleret des cens et rentes dus à messire Jean Duhamel, chevalier et grand trésorier de lordre de Saint-Jean de Jérusalem, prieur de Saint-Jean-en-lIsle-lez-Corbeil, résidant à Malte, titulaire de la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun, par:
— Louise Meusnier, veuve Jacques Lafosse; potier de terre, au lieu dAmbroise Lasnier, pour une maison sise rue de la Pêcherie, attenant à celle des Canettes, doit chaque année, 5 deniers;
— le Châtelet (de Melun), 3 sous 4 deniers parisis, faisant 4 sous 2 deniers tournois;
— maître Charles de Bailli, au lieu de M. de Romanet, qui était aux droits de la veuve de maître François Cardoux, à cause dune maison joignant la porte Saint-Jean, et lieux en dépendant, qui aboutissent par devant sur la rue de la Juiverie, proche lArchelet, 8 sous parisis;
— Simon Mezé, laboureur à Coubert, à cause dAnne Bonnefoy, sa femme; et Pierre Leconte, veneur de M. de Vitry, demeurant à Château-Villain, époux de Louise Bonnefoy, doivent, par an, 2 sous parisis;
— Claude Barbin, écuyer, sieur de Champs, pour une maison, où autrefois il y avait pressoir, appelée le Cheval-Blanc, qui aboutit sur la rue Neuve et sur la rue de la Juiverie, 11 sous 3 deniers tournois de rente, et 11 deniers obole de cens;
— madame de Loynes ou les dames de la Charité, pour la maison où demeurent les Soeurs Grises, vendue à ladite dame de Loynes, par les héritiers du sieur Lefèvre du Coroy, 18 deniers parisis, etc.
H. 736. (Cahiers.) — In-folio, 42 feuillets, papier.
1669-1722. — Censives.
— Cueillerets des cens et rentes dus à la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun, par: le domaine du Roi, 13 setiers de blé à prendre sur le moulin banal de Poignet, situé proche la porte Saint-Jean;
— les héritiers de maître Jean de Fita, élu à Melun, pour leur maison, rue de la Pêcherie, 20 deniers;
— Pierre Baudas, archer en la maréchaussée dudit Melun, 35 sous de rente, à cause dune maison sise en ladite rue de la Pêcherie;
— les religieuses de lhôpital Saint-Nicolas, 2 sous;
— rue de la Juiverie:
— les héritiers de Nicolas Leclerc, sergent à Melun, 2 sous 3 deniers;
— Germain Chamillard, cabaretier à Melun, 20 deniers;
— Pierre Noyai, corroyeur, 7 deniers-obole;
— Charles Riotte, sieur de La Grande-Cour, demeurant à Paris, pour une place et masure, appelées lHôtel-Saint-Jean, 32 sous parisis de rente et 12 deniers de cens; — les héritiers ou ayants cause de maître Louis Mélinard, receveur de la terre de Pouilly-le-Fort, 20 deniers parisis, ou 2 sous 1 denier tournois;
— Louis Manceau, pour la maison de la Herse, assise au faubourg de la porte Saint-Jean, doit, par an, 12 deniers parisis;
— le même, au lieu de la veuve maître Pierre Lefébure, pour un jardin sis au port Bigot, tenant à une place vacante, dautre part aux hoirs Pierre Claudy, dun bout, sur le sieur Deheurle, et dautre bout, sur la rue allant au pré Saint-Jean, etc.
H. 737. (Registre.) — In-folio, 36 feuillets, papier.
1786. — Mouvance censuelle.
— Terrier de Brolles, paroisse de Bois-le-Roi, en censive et directe seigneurie de la commanderie de Saint-Jean de Melun, dont est titulaire religieux seigneur frère Jacques-Armand Rogres Lusignan de Champignelles, bailli, grand-croix et grand-trésorier de lordre de Malte.
— Censitaires:
— Pierre Gonin, vigneron à Bois-le-Roi, à cause de Catherine Lacroix, sa femme;
— Germain Lecomte, charretier, demeurant à Limoges, ayant épousé Gabrielle Lesage, de Brolles;
— Edme-François Paumier;
— Valentin Dubois;
— Joseph Poulard;
— Nicolas Varly;
— Augustin Julliot;
— Jacques-Pierre Marin;
— Louis Begot;
— Mathurin Poulard;
— Marianne Errard, veuve de Jean Fleureau;
— Marie-Geneviève Létang, veuve Jean Varly;
— Augustin Manganne;
— Pierre Morillon;
— Laurent Lécuyer;
— Pierre Desvignes, tous vignerons à Brolles ou à Bois-le-Roi;
— Jacques-Nicolas Autissier, praticien au Châtelet de Melun, etc.
H. 738. (Cahier.) — In-folio, 8 feuillets, papier.
1668-1680. — Mouvance censuelle.
— Terrier du fief de lHôpital, situé au territoire dOzouer-le-Voulgis, membre de la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun, possédée par illustre seigneur messire Philippe de Meaux, grand-trésorier de lordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Saint-Jean-en-lIsle-lez-Corbeil, ledit terrier précédé de la description du domaine utile de la seigneurie, savoir:
« la ferme de lHospital size à Ozouer-le-Voulgis, qui consiste en corps de logis, escurie, bergerie, estable à vache, laiterie, granges, court et clos, porte cochère, le tout entouré de murs, et dans lesquels lieux il y a vielz vestiges de coulombier de pied et prisons à rez-de-chaussée, en estats, etc. » — Censitaires:
— Philippe Savary, charpentier;
— Jean Gallerand, vigneron;
— Jeanne Meusnier, veuve de feu Jean Blondeau;
— Arthus Riquel, marchand boucher;
— Pierre Feré, cordonnier, tous demeurant audit lieu dOzouer-le-Voulgis;
— maître Charles Lefranc, notaire au Châtelet de Melun;
— léglise et fabrique Saint-Martin-dOzouer;
— maître Jean de Longueil, conseillé du Roi en la Cour de Parlement, commissaire aux enquêtes du Palais, à Paris, seigneur dOzouer-le-Voulgis, en partie, à cause de sa seigneurie de La Grange-Neuve;
— Louis Chevalier, valet de chambre de la Reine, mère du Roi, et porte-chaire de Sa Majesté, etc.
H. 739. (Carton.) — 3 pièces, parchemin; 8 pièces, papier.
1676-1771. — Domaine et revenus.
— Titres nouvels de cens et rentes dus à la commanderie du Petit-Saint-Jean de Melun par:
— demoiselle Jeanne-Charlotte Girardière, veuve de Charles Laplaine, vivant marchand épicier, qui a reconnu que, sur une place en jardin entourée de murs, et où était autrefois la maison dite des Teinturiers, située à Melun, rue de la Pêcherie, du côté de la rivière de Seine, faisant le coin de la rue Neuve, à côté de la maison qui servait anciennement dHôtel-de-Ville, la commanderie de Saint-Jean de Melun et MM. les religieux de lordre de Malte ont droit de prendre et percevoir, chacun an, 7 livres 1 sou 8 deniers, tant cens que rente, etc.
— Baux emphytéotiques et à loyer « dune place de terre contenant 10 perches, assise hors et près la porte Saint-Jean de Melun, où anciennement estoit bastie et édifiée lesglise Sainct-Jean de ladite commanderie; laquelle esglise a esté ruinée et abatue au cours des guerres civiles et siège de Meleun, au mois de septembre 1590; »
— du fief de lHôpital de Châtres, sis entre ce lieu et Fontenay, loué pour 99 ans à M. Le Tonnelier de Breteuil, seigneur dudit Fontenay, avec les masures, terres, friches, prés et bois dépendant du même fief;
— de terres sises à Courceaux, paroisse de Montereau-sur-le-Jard, et à Rouvray, paroisse de Mormant, etc.
Sources: Archives départementales antérieures à 1790, rédigé par M. Lemaire, archiviste. Seine-et-Marne, Archives ecclésiastiques, tome II, Paris 1864 — Books Google
Monthyon (77)
Domus Hospitalis MonthyonDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Mitry-Mory, commune: Villeroy — 77

Domus Hospitalis Monthyon
Monthyon, ancienne commanderie de lHôpital supprimée au XVe siècle. Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem étaient établis à Monthyon, lorsque des lettres de 1189, de Simon, évêque de Meaux, attestaient quOdon, fils de Gaujain de Cbaconin, « de Chacunni » et Huarde, sa femme, avaient donné à la sainte maison de lHôpital de Jérusalem, trois arpents de bois, situés près de lessart de lHôpital de Monthyon, « juxta essartum Hospitalis ad Monteium Yvonis. »
Ces lettres contiennent, en outre, une donation au même Hôpital, par un seigneur, du nom de Jean Leboeuf, « Johanes Bos », de dix arpents de pré dans lîle de Condé, « in insula de Cunde (Condé-Saint-Libère). »
Lannée suivante, André de Neufmoutier, « de Novo monasterio », donna à la maison de lHôpital, onze arpents et demi de terre devant le même essart de la maison de Monthyon, de lautre côté de la voie, pour lesquels André reçut des Hospitaliers vingt-cinq livres, et devait avoir par reconnaissance, chaque année, un setter de froment. Cette donation fut confirmée, en 1190, par le dit Simon, évêque de Meaux.
Pendant le cours du XIIIe siècle, les Hospitaliers continuèrent à recevoir des donations et à faire des acquisitions pour leur maison de Monthyon. De ce nombre, nous citerons la donation qui leur fut faite en 1243, par Aveline du Ru et Pierre, son fils, dune partie de la terre et seigneurie de Monthyon, consistant en terres arables, prés, vignes, hôtes, cens, champart et une maison; le tout tenu en fief de Jean de Hautvillers, et en arrière-fief, de Jean des Barres, « de Barris », seigneur dominant, qui confirmèrent cette donation en abandonnant tous leurs droits sur la seigneurie cédée.
Une acquisition assez importante est encore faite en 1244, de Marie, femme du seigneur Thomas de Gemmart, chevalier, ayant pour objet soixante arpents de terre à Monthyon, avec les cens et champart en dépendant, et mouvants du fief de Jean de la Grue, écuyer, qui confirmait cette cession en 1247, avec messire Colin de Pomponne, second seigneur du fief.
Cédant aux instances des frères de lHôpital, Philippe, roi de Navarre, comte de Champagne et de Brie, leur accordait, en 1285, des lettres damortissement pour leur maison de Monthyon et les biens qui en dépendaient, afin den jouir par eux librement et sans aucune charge ni taille, avec la haute, moyenne et basse justice.
Toutefois la terre et seigneurie de Monthyon nappartint entièrement aux Hospitaliers que lorsquils eurent acheté, en 1302, de Jean de Monthyon, chevalier, et en 1371, de Jacques de Monthyon, écuyer, tout ce quils pouvaient encore avoir là en domaine, fiefs, droits de cens et justice.
Deux fiefs principaux relevaient de Monthyon, ainsi que nous lavons dit: le fief de « Jossigny », situé à Monthyon, et le fief du « Verger
Fief du Verger à Saint-Gobert », à Saint-Gobert (commune de Barcy). Le premier appartenait, en 1547, à Jean Legendre, et avant lui, à Robert de Jossigny; le second qui, dabord, appartenait à Jacques de Monthyon, puis, en 1547, à la dame De Fresne, était possédé en 1623, par les demoiselles dAnnet et, après elles, par Jacques dAnnet, évêque de Toulon, qui le vendit en 1651, à lhospice des Incurables à Paris.Les guerres du XIVe siècle causèrent de grands dommages à la commanderie de Monthyon. Elle fut dévastée et entièrement ruinée par les incursions que faisaient dans les campagnes les gens darmes qui étaient venus faire le siège de Meaux. On lafferma ensuite vingt livres, mais à la charge par les preneurs den relever les bâtiments, de remettre les terres en culture, de restaurer et faire desservir les chapelles de Monthyon et de Meaux.
A la fin du XVe siècle, le revenu de Monthyon nétait encore que de 153 livres. Cette maison nétait pas encore rétablie des pertes quelle avait éprouvées. Cest ce qui décida Emery dAmboise, alors Grand-Prieur de France, et commandeur à la fois de Choisy-le-Temple et de Monthyon, de réunir Monthyon à Choisy, et de ne plus faire de ces deux commanderies quune seule à lavenir.
Cela nempêcha pas dentretenir, comme par le passé, à Monthyon, un chapelain pour le service de la chapelle, où il était dit trois messes par semaine.
Monthyon, devenu membre de la commanderie de Choisy-le-Temple, comprenait au XVIe siècle, 250 arpents de terre, en labour, bois et prairie. Il y avait encore des friches quon nommait les Sablons de Saint-Soupplets, de Monboulon et de Maufondée, qui sétendaient depuis le village de Saint-Soupplets jusquau Plessis-lEvêque.
Son revenu, en 1664, était de 2.000 livres, y compris les cens et revenus seigneuriaux. Il était en 1733, de 2.500 livres; en 1787, de 4.000 livres.
Commandeurs Hospitaliers de Choisy-le-Temple
Comme la commanderie, du jour quelle appartint à lHôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, a été constamment attachée à la dignité du Grand-Prieur de France, même après son démembrement de 1633; ses commandeurs ont toujours été les Grands-Prieurs, à commencer en 1313, par Simon le Rat. On en trouvera ci-devant la liste.
Anciens Commandeurs de Monthyon
1356. Frère Jehan de Braietel.
1358. Frère Simon Clignet.
1387. Le chevalier Adam Boulard, Grand-Prieur.
1409. Frère Pierre de Provins.
1412. Frère Jehan de Berneville.
1424. Frère Henri Loup, infirmier de Rhodes.
1456. Frère Jehan de Francières.
1473. Frère Jehan de Chailly.
1495. Le chevalier Emery dAmboise, Grand-Prieur.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Noisement (77)
Domus Hospitalis NoisementDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Rebais, commune: Saint-Cyr-sur-Morin — 77

Domus Hospitalis Noisement
LHôpital de Noisement situé, comme nous lavons dit, à Saint-Cyr-sur-Morin, se composait, au XVe siècle, de quelques arpents de terre avec des censives et un droit de justice, moyenne et basse.
Il mouvait en partie de la seigneurie du Saulsoy, et pour le restant, de la terre de la Motte-dOrmoy.
Après lavoir acheté en 1485, dAdam Leriche, seigneur du Saulsoy, le Commandeur y fit construire une métairie « en laquelle a quelque petit nombre de terres, de prez et de bois a essarter, povant valloir XII setiers de froment et VI setiers davoinne, comptant deux setiers et demy pour deux charges. » (Visite prieurale de 1495).
Au siècle dernier, il ne restait plus à Noisement quune grange qui, avec les terres et les droits seigneuriaux, était affermée en 1788, 1.050 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Ozouer-le-Voulgis (77)
Domus Hospitalis Ozouer-le-VoulgisDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Melun, Canton: Tournan-en-Brie — 77

Domus Hospitalis Ozouer-le-Voulgis
Cette maison eut pour origine une grange avec des terres, que les frères de lHôpital acquirent au commencement du XIVe siècle. Des lettres du mois davril 1303, du prévôt de Melun, portent que Rely dOzouer, écuyer, a amorti, comme mouvant de son fief, à religieux homme frère Ithier de Nanteuil, Grand-Prieur de France, et à ses frères, une grange avec ses dépendances ; laquelle avait appartenu auparavant à Etienne Le Judin, sise à Ozouer-le-Voulgis, frontant au chemin dOzouer à Melun.
Par suite daméliorations et dagrandissements successifs, cette grange devint une ferme qui comptait, au siècle dernier, une centaine darpents de terre.
Une déclaration du 12 mars 1686, fournie à la Chambre des Comptes par le chevalier Adrien de Vignacourt, trésorier de lOrdre et commandeur de Corbeil, nous montre que cette ferme, connue sous le nom de lHopitau, était le siège de la seigneurie du lieu ; que le Commandeur y avait la haute, moyenne et basse justice, avec droit de pêche dans la rivière. Cette déclaration est faite sous les protestations de droit, quelle ne pourra tirer à conséquence ni servir dacte dérogeant aux privilèges et exemptions de lOrdre de Malte.
Le revenu de la terre et seigneurie dOzouer-Le-Voulgis était, en 1757, de 400 livres. Il montait, en 1783, à 1,500 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Pilvernier (77)
Commanderie de PilvernierDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Château-Landon, commune: Mondreville — 77

Commanderie de Pilvernier
Ancienne commanderie de lHôpital de Pilvernier, dont lexistence est mentionnée, en 1290, dans une charte du Garde-Scel de la prévôté de Château-Landon portant donation par Alice, dite la Maçonne de Barville, aux frères de « lHospital de Puysiverner », de son propre corps et de ses biens, avec promesse de faire au plus tôt son entrée en la maison dudit Hôpital, pour y vivre selon les règles de la religion.
Mais longtemps avant ce temps-là, cest-à-dire en 1179, lHôpital possédait déjà à Pilvernier la dîme du lieu, comme on le voit dans un bail à rente perpétuelle fait cette année-là par labbé du couvent de Fossé à frère Anselme, premier prieur de lHôpital en France, de la dîme que le dit abbé et ses religieux avaient à « Puyshyverner », à Fessard et au Tremblay, moyennant une redevance annuelle de trois muids de grain, moitié blé, moitié orge.
Au XIVe siècle, la guerre avait tellement ruiné le domaine de Pilvernier, que Guillaume de Munte, lieutenant du Grand-Prieur de France, considérant le mauvais état où cette maison se trouvait, en donna ladministration à frère Regnault Guerry, commandeur dEtampes, moyennant deux florins seulement de responsion.
Il y avait à Pilvernier plus de mille arpents de terre; mais ces terres, dune nature agreste et sauvage, étaient dun produit presque nul. Le Roi Louis XI étant venu chasser le cerf dans cette contrée, trouva le domaine de lHôpital tout-à-fait de son goût pour en faire un rendez-vous de chasse. Il demanda à en faire lacquisition; ce qui lui fut accordé, car on ne pouvait rien refuser au Roi. Pilvernier fut donc vendu le 6 mars 1474, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de cinquante livres, que Louis XI constitua au profit de lHôpital, à prendre chaque année, sur le revenu des trois moulins de la rivière dEtampes, appelés les moulins de Dernetan, du Sablon et de Chauffour.
En 1484, le Commandeur ne pouvait plus se faire payer de cette rente, par suite du refus que lui opposaient les seigneurs de Châtillon et de Narbonne, à qui Louis XI avait donné tout le revenu du comté dEtampes.
Le Commandeur se rendit près du Roi pour se plaindre. Celui-ci, après lavoir écouté, lui aurait dit de reprendre son domaine de Pilvernier. Mais le Commandeur setant adressé au fils du Roi, quand il passait à Montargis, ce prince déclara quil désirait conserver pour lui Pilvernier, et fit compter immédiatement au Commandeur mille livres tournois, pour le remboursement de la rente quil réclamait.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Plessis-aux-Bois (77)
Domus Hospitalis Plessis-aux-BoisDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Mitry-Mory, Commune: Iverny — 77

Domus Hospitalis Plessis-aux-Bois
Aujourdhui le Plessis-aux-Bois, village de larrondissement de Meaux. Cest par erreur, que nous avons dit que la maison du Plessis-du-Bois était, dès lorigine, un membre de la commanderie de Choisy. Cette maison était un domaine de lHôpital, qui dépendait de la commanderie de Monthyon. Il avait été donné aux Hospitaliers, par Renaut de Pomponne, chevalier, dont il avait dabord pris le nom, et quon appelait le Plessis-Pomponne. La veuve de ce seigneur, Jeanne de Tonquin, châtelaine de Vitry-en-Perthois, voulut, en 1306, réclamer pour son douaire, la moitié de ce que son mari avait donné à lHôpital; mais elle finit par y renoncer, et pour le salut de son âme et de celle de son mari, elle confirma la même année, à Ithier de Nanteuil, alors Grand-Prieur de France, la libre et entière possession du domaine seigneurial du Plessis.
La maison du Plessis était située au lieu dit la Fineuse, tenant au chemin de Cuisy, et aboutissant à celui de Dammartin à Meaux.
En 1495, la maison nexistait plus; il nen restait que les terres, au nombre dune trentaine darpents, qui furent réunies au domaine de la commanderie.
En 1538, le Grand-Prieur de France céda tous les cens et droits seigneuriaux quil avait au Plessis, à Iverny et à La Baste, à Mathieu de Longuejoue, évêque de Soissons, seigneur en partie du Plessis et dIverny, sous la réserve seulement de la justice foncière quil voulut conserver.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Rigny (77)
Domus Hospitalis RignyDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Rozay-en-Brie, Commune Lumigny-Nesles-Ormeaux — 77

Domus Hospitalis Rigny
Nous avons trouvé cette ancienne commanderie de lHôpital mentionnée, pour la première fois, dans une charte dHugues de Châtillon, fils du feu comte de Saint-Pol, de lannée 1227, par laquelle Etienne de Baucelle, prévôt de Crecy, a déclaré donner à la maison de lHôpital de Rigny, « domui Hospilalis de Rigniaco », vingt arpents de bois que lui, Hugues de Châtillon, avait précédemment accordés au dit Baucelle, dans la forêt de Brie, en échange dautres terres.
Trois ans après, en 1230, nous voyons Pierre, évêque de Meaux, faire donation à lHôpital de Rigny, de trente arpents de terre, que Hugues de Châtillon, comte de Saint-Pol, lui avait concédés pour en disposer envers qui bon lui semblerait. Ces trente arpents étaient à prendre dans le bois appelé les « Usages de Guerard », situé près Pezarche, du côté de Rigny.
Une sentence arbitrale, du 15 décembre 1298, mit fin à une contestation qui sétait élevée entre le Grand-Prieur de France et labbé de Marmoutier, au sujet dun droit de dîme que ce dernier prétendait avoir sur les terres de lHôpital, appartenant à la maison de Rigny, « domui de Rungniaco », dans les paroisses des Ormelles (commune Les Ormeaux) et de Guérard, au diocèse de Meaux.
La maison de Rigny avec sa chapelle, se trouvait située, comme nous lavons dit, dans la paroisse des Ormeaux, sur un chemin nommé le chemin de la Planchette. Elle était affermée en 1583, avec la grange de Rains, dont nous parlerons ci-après, 130 livres. Le domaine comptait, environ 140 arpents de terre. Ce nombre était réduit, au siècle dernier, à 60. La chapelle avait été démolie; la maison restait, et était louée en 1788, avec les terres, 455 livres.
Lancienne commanderie de Rigny possédait deux membres: une maison, appelée la Grange de Rains; et une autre, nommée « la Maison du Temple de Soignies », qui avait été autrefois une commanderie du Temple.
La Grange de Rains était située près de Hautefeuille, dans lancienne châtellenie de Crécy. Il en dépendait 80 arpents de terre. Le Roi accorda, en 1329, aux Hospitaliers, des lettres damortissement pour ce domaine. Son revenu était alors de 42 livres tournois.
Au siècle dernier, il ne restait de la Grange de Rains, que les terres qui étaient affermées, en 1788, 900 livres.
Anciens commandeurs Hospitaliers de Rigny
1330. Frère Henri de Monnis.
1368. Frère Jehan Leroy, prêtre.
1415. Frère Regnaut Petit.
1419. Frère Nicolas Dasquet.
1421. Frère Denis Guibe.
1457. Frère Denis Guillot.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Savigny-le-Temple (77)
Hôpital de Savigny-le-TempleDépartement: Seine-et-Marne, Arrondissement: Melun, Canton: Savigny-le-Temple — 77

Localisation: Hôpital de Savigny-le-Temple
Ancienne commanderie des Templiers. La terre et seigneurie de Savigny-le-Temple fut donnée aux Templiers par Louis VII, à son retour de la Terre-Sainte. La charte de donation est datée dOrléans, lan 1149. Le Roi, pour récompenser les frères de la chevalerie du Temple de leurs services rendus en Terre-Sainte à la cause de la religion, et aussi pour les aider à faire le bien et à secourir les pauvres pèlerins, dont le nombre allait toujours en augmentant, déclara leur faire donation de sa maison de Savigny, au-dessus de Melun, « villam nostram que appellatur Saviniacum supra Melodunum », avec toutes ses dépendances, pour en jouir librement, comme le souverain en jouissait lui-même. De plus, il leur accorda trente livres de rente, à prendre sur les cens quil recevait à Etampes, « apud Stampas », chaque année à la saint Remi.

Eglise de Savigny-le-Temple — Sources: Jack Bocar
Cest sans doute vers la même époque que léglise de Savigny fut donnée aux Templiers; car nous trouvons des lettres de lannée 1168, de Guillaume III, archevêque de Sens et commissaire député du Saint-Siège, par lesquelles il enjoint à tous les prêtres du diocèse de Melun, de ne recevoir dans aucune paroisse ceux de Savigny, sans la permission des Templiers, à qui la dite église avait été donnée, et de ne chercher à diminuer en quoi que ce soit leurs droits de paroisse, sous peine dexcommunication.
Parmi les donations faites aux Templiers dans le XIIe siècle, nous remarquons celle dun croisé du pays, Gaudefroy de Nandy. La charte qui la renferme est datée de Saint-Jean-dAcre, au moment du siège, en 1191. Gaudefroy y déclare donner à Dieu et aux frères de la chevalerie du Temple de Salomon une terre à deux charrues, « terram ad duas carucas », dans le territoire de Savigny, « in terra Savine », à prendre de lautre coté du bois, vers Nandy, ou dans tout autre endroit, au choix des Templiers. Les témoins de cette donation sont également des croisés, seigneurs des environs de Savigny; Hugues de La Ferte-Alais, Bochard de Moigny, Guillaume de Saint-Martin et Hugues de Marchais.
Quelque temps après, nous trouvons des lettres dAlix, reine de France, de lannée 1197, approuvant et confirmant labandon fait en forme daumône, à la maison du Temple, par Hugues de Chamilly et Gille, sa femme, de tout ce quils possédaient en vassaux, terres et cens à Savigny et à Saint-Leu
Domus Hospitalis Saint-Leu, village voisin, « apud Saviniacum et sanctum Lupum », sous la réserve toutefois des fiefs de Simon de Forges, de Gillon de Noisement, de Joscelin et de Guillaume du Châtellier, « de Castellario. »Des portions de dîme sont encore données aux Templiers sur les territoires de Savigny et des villages environnants, en 1177 par Gui de Melun, chanoine de Sens, en 1205 par Raoul Morin, en 1211 par Guillaume du Châtellier, en 1229 par Adam de Milly, en 1230 par Eudes Leuverdys, chevalier, etc.
Les acquisitions de terres continuèrent au XIIIe siècle, de sorte que le domaine de Savigny comptait plus de 1500 arpents, au moment où lordre du Temple fut supprimé.
Sous les Hospitaliers, la commanderie de Savigny-le-Temple continua de prospérer et devint lun des plus beaux domaines du pays. Lhôtel du commandeur, vulgairement appelé le Château ou la Grande-Cour, était situé près de léglise. Dun côté se trouvaient la basse-cour et la ferme du château, de lautre une chapelle dédiée à Saint-Jean, en face un grand bâtiment où le bailli de Savigny, au nom du Commandeur, rendait la justice du lieu et de son ressort qui comprenait Noisement
Domus Hospitalis Noisement, Forges, Villebohet
Domus Hospitalis Villebohet, Le Plessis-le-Roi
Domus Hospitalis Plessis-le-Roi, La Grange-du-Bois, et autres dépendances de Savigny.Le Commandeur avait dans les lieux que nous venons de nommer, la haute, moyenne et basse justice. Il était le collateur de la cure de Savigny, et grand décimateur de la paroisse.
La rivière de Barlory passait devant le château et traversait une grande partie des terres, en faisant tourner le moulin banal de la commanderie, appelé le moulin Follet. Le Commandeur avait le droit de pêche dans cette rivière comme celui de chasse dans toute la seigneurie.
Les terres du domaine de Savigny étaient divisées et reparties en plusieurs fermes. Il y avait la ferme du Château, la ferme de la Malaquinerie, sur le chemin de Melun à Corbeil, la ferme de La Grange-du-Bois
Domus Hospitalis Grange-du-Bois, près de Villebohet, la ferme de la Barre, dans la rue de Savigny à Moissy-Cramayel, la ferme de Mosny
Domus Hospitalis Mosny et la ferme du Plessis
Domus Hospitalis Plessis-Picard.Ces trois dernières fermes avaient été acquises par voie déchange, le 17 juin 1656, de Nicolas Fouquet, chevalier, comte de Melun, vicomte de Vaux, ministre dEtat et procureur général du Roi au parlement de Paris, à qui les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient donné en contre-échange, cent vingt arpents de terre à Maincy et à Rubelles.
De toutes ces fermes, il nexistait plus, au siècle dernier, que celle du Chateau, à laquelle les terres des autres avaient été réunies.
La commanderie avait un grand nombre de censives et de rentes foncières sur des maisons et des terres à Savigny, ainsi quà Gaudrée, Rougeau, Croix-Fontaine, etc.
Les fiefs qui relevaient de la seigneurie du Temple de Savigny étaient, daprès une déclaration de 1692, au nombre de sept.
Le premier et le plus important, était la terre et seigneurie de Saint-Leu, avec la haute, moyenne et basse justice, consistant en maisons, terres, cens, et possédée à lépoque dont nous parlons, par M. De Santeuil, conseiller du Roi, et trésorier de France.
Venaient ensuite: le fief de Coulevrin, situé à Savigny, et consistant en une cinquantaine darpents de terre.
Le fief de Forges, appartenant au président De La Grange, situé aussi sur Savigny, entre Saint-Leu et Saint-Port, et consistant en un grand hôtel, en la moitié des moulins de Forges, et en quelques terres à labour.
Le fief de la Souche, près Saint-Port, comprenant 21 arpents de bois à M. Antoine de Linois, conseiller et secrétaire du Roi, seigneur et baron de Saint-Port et de Sainte-Assise.
Le fief du Petit-Plessis-le-Roi, dans le finage de Savigny, consistant en maison, terres, pâtures et autres héritages, possédé par M. le président De La Grange, à la charge dune rente de 25 livres, payable chaque année à la commanderie.
Le fief de Champlatreux, également sur Savigny, appartenant à Mme Delamarre, comprenant cens, bois, arrière-fiefs et une maison, sise sur le chemin de Corbeil à Melun.
Enfin, un autre fief qui ne portait aucun nom, et qui avait pour objet une pièce de terre sur Savigny.
Le revenu de la terre de Savigny était de sept mille livres, en 1792.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Maisons ou Hôpitaux