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Etudes sur les Ordres des Hospitaliers, Malte et Rhodes
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Eglise Saint-Jean de Mulhouse

Mulhouse
Domus Hospitalis Mulhouse, Saint-Jean

Etude sur l’église de l’ancienne commanderie des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, à Mulhouse par EDOUARD BENNER.

A présent que la rénovation de l’antique église des chevaliers de Malte, plus connue sous le nom de chapelle Saint-Jean, touche à sa fin, il nous a semblé utile d’en fixer le souvenir par un récit sommaire des fouilles exécutées à l’occasion des travaux de restauration qui ont lieu, récit que nous complétons par un rapide historique du vieux monument et de l’ordre religieux qui l’a possédé pendant de longs siècles.

L’Ordre des frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard chevaliers de Rhodes, puis de Malte, fut fondé à Jérusalem en 1099 par Gérard Tonque (Bienheureux Gérard. 3 Septembre 1120), né en Provence.
C’était une milice sacrée instituée dans le but de défendre les Lieux Saints et surtout de secourir et protéger les pèlerins et les croisés et de les soigner dans leurs maladies.
A une époque plus récente, elle se donna pour mission de concourir à la protection et à la sûreté du commerce de la chrétienté dans le Levant, en purgeant la Méditerranée des pirates qui l’infestaient. L’Ordre fut aboli en France par la Révolution, en Allemagne un peu plus tard. Les membres de l’Ordre faisaient vœu de pauvreté et de chasteté. Ils comprenaient les chevaliers, qui devaient être nobles, les chapelains et les frères servants. Tandis que les premiers faisaient la guerre aux infidèles, les seconds étaient chargés de fonctions ecclésiastiques, et les derniers s’occupaient plus particulièrement des pèlerins.

Après la chute de Jérusalem, en 1187, quand il fut évident que le but des croisades était manqué, la charité publique établit, dans les différentes villes de l’Europe, des hôpitaux pour ceux des frères hospitaliers qui revenaient de la Terre Sainte appauvris et malades. L’on sait que la noblesse de la Haute Alsace avait pris une large part aux croisades, et que les plus anciens noms féodaux du pays figurent parmi ces soldats de la croix ; c’est aussi ce qui explique le nombre respectable de commanderies que possédait autrefois notre province.

Les empereurs d’Allemagne leur avaient accordé dès les premiers temps beaucoup de libertés et de privilèges, entre autres le droit d’asile qui rendait leurs cours inviolables.

L’époque de la fondation du premier hôpital de ce genre à Mulhouse est assez certaine. On peut admettre qu’il a été créé à peu près à la même époque que ceux de Colmar et de Soultz, c’est-à-dire entre 1191 et 1210 (1). L’arrivée des frères hospitaliers chez nous remonte donc au commencement du XIIIe siècle, quand Mulhouse n’était encore qu’un grand bourg.
1. P. HUOT : Commanderie de Saint-Jean à Colmar, page 9.

Les documents authentiques les plus anciens, constatant la présence des dits religieux en notre ville, datent de l’an 1249 (2). L’un est un acte par lequel Richard, sire de Grandvillars, se trouvant sans enfants, donne aux chevaliers, pour le salut de son âme et de celles de ses ancêtres, certains biens qu’il possède à Hundlingen, avec la faculté de les faire valoir à leur gré, vu que leur éloignement ne leur permet pas de les cultiver eux-mêmes (3).
2. La commanderie de l’Ordre de Malte de Soultz remonte à 1200 (Société pour la conservation des monuments historiques, tome III, page 207).
3. Archives du Haut-Rhin : fonds Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, tome I, n° 13.


L’autre est un écrit de la même année, par lequel le noble Richard de Gliers reconnaît avoir reçu, à titre viager, de la maison de Saint-Jean à Mulhouse, représentée par frère Conrad d’Oltingen, les biens qu’elle possède à Ueberstrass, à charge d’en payer chaque année un cens de douze deniers ; après sa mort, ces biens devaient faire retour à la communauté, sans que ses hoirs y pussent rien prétendre (4).
4. X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, tome 1, n° 14.

La première résidence des Hospitaliers était la cour des seigneurs de Gliers, donnant sur la place de la Concorde actuelle ; comme elle devint bientôt trop petite, ils la cédèrent en 1268 (5) aux religieux de Saint-Augustin et transférèrent leur établissement au haut de la ville sur l’emplacement de l’ancien Burg, détruit par les bourgeois en 1261, dont ils étaient devenus acquéreurs.
5. Archives de Mulhouse : fonds des Augustins, boite n° 29. PETRI, 1838, page 47-48.

PREMIÈRE PÉRIODE

Premier établissement religieux
La chronique de Graf rapporte que, suivant une tradition, l’Ordre des Templiers, aboli en 1312, aurait eu une commanderie à Mulhouse, dont les chevaliers de Saint-Jean seraient devenus acquéreurs (1). La même tradition existe d’ailleurs aussi pour la commanderie de Saint-Jean à Colmar (2).
1. GRAF, 1819, tome 1, page 46.
2. HUOT : Souvenirs historiques du vieux Colmar, 1887, page 49.


Les fouilles exécutées en 1894 dans l’intérieur de l’église de Saint-Jean de notre ville, lors des travaux de restauration, permettent de reconstituer la chapelle primitive. Sur le plan ci-joint (planche II et III), dressé par l’architecte A. Louvat, qui a conduit les travaux, (A) désigne les fondations d’une ancienne abside bien définie et de forme semi-circulaire, qui a certainement été le chœur du premier édifice religieux. Si la tradition locale rapportée par Graf est exacte, ce seraient là les traces de la chapelle de l’ancien Ordre des Templiers ; dans le cas contraire, la trouvaille est une énigme difficile à déchiffrer. L’on ne sait en outre à quoi attribuer la présence d’autres fragments de murs ainsi que d’un vieux puits comblé. La première église aurait-elle été, à une époque antérieure à l’établissement des frères de Saint-Jean, le but d’un pèlerinage et aurait-elle abrité alors une source miraculeuse, réputée souveraine contre certaines maladies, comme il en a existé de tout temps dans notre pays ? Ou bien encore était-ce une piscine ou cuve baptismale servant aux baptêmes par immersion en usage dans les premiers siècles du christianisme ?

Quoi qu’il en soit, ce puits avait sa raison d’être et il ne saurait faire de doute qu’avant la prise de possession des Hospitaliers, il existait déjà en cet endroit un établissement religieux quelconque.

SECONDE PÉRIODE

Fondation de la chapelle de Saint-Jean
Dans le vaste espace de terrain dont les frères hospitaliers étaient devenus possesseurs, ils élevèrent différentes constructions ainsi que la chapelle qui fait l’objet de la présente étude. En même temps, ils établirent des jardins, plantèrent des vignes et creusèrent un étang alimenté sans doute par les eaux des fossés de l’ancien château-fort. La seule pièce qui fasse mention de ce vivier est un parchemin de l’an 1425 (1), aujourd’hui propriété de notre compatriote, M. Henri Meyer, à Paris. Ce document atteste officiellement la servitude attachée à l’écoulement des eaux.
1. Dans sa « Description topographique du vieux Mulhouse » l’archiviste N. EHRSAM fait erreur quant à la date de ce titre, qui est bien de 1425 et non de 1475 (voir Bulletin du Musée historique, année 1876, page 21-23).

Nous en donnons ci-bas la copie textuelle (2).
2. Voir sur le site texte en Allemand BNF

Le vivier en question figure encore sur le plan de Mulhouse par Mérian (1642). Il est certain cependant qu’il avait cessé d’exister bien longtemps avant cette date, car autrement il en eût sûrement été fait mention dans l’une ou l’autre des nombreuses transactions notariées des bourgeois, ou dans quelque-autre document officiel des registres publics. Si nous relevons ce fait, c’est qu’il constitue une des nombreuses preuves que le plan de Mérian est beaucoup plus ancien que la date qu’il porte. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur ce plan, dans le cours de cette notice.

Malgré sa situation avantageuse, la maison de Mulhouse dut débuter assez modestement, vu l’exiguïté de ses ressources. Ce fait ressort d’une charte, datée de Bâle de l’an 1269, par laquelle Albert, ancien camérier du pape et ci-devant évêque de Ratisbonne, accorde quarante jours d’indulgences pour les péchés graves et cent jours pour les péchés véniels à tous ceux qui visiteraient l’église de la communauté de Saint-Jean de Mulhouse le jour anniversaire de sa dédicace, à la fête de l’Assomption et à celle de Saint-Nicolas (1).
1. Archives du Haut-Rhin : Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse.
— X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, tome 1, n° 76.


Selon ce document, l’église était donc bâtie et livrée au culte en 1269. On peut d’ailleurs admettre que ce fut précisément à l’occasion de sa consécration que ledit prélat accorda les indulgences.
L’édifice avait alors environ douze mètres de longueur sur huit de largeur et huit de hauteur. Il était orienté du Nord-Est au Sud-Ouest ; c’était une construction très simple avec une nef carrée. L’on y reconnaît encore deux entrées, à savoir : la grande porte gothique de la façade transversale sud-ouest qui donnait accès au public par la rue Saint-Jean (2) et une autre de moindre dimension, se trouvant du côté de la Grand-Rue.
2. Il est à remarquer que cette rue, quoique tracée sur le plan de Mulhouse du temps de Mérian, ne se trouve pas indiquée sur le plan de 1797.

Ces entrées n’ont subi aucun changement. La dernière paraît aujourd’hui placée d’une manière anormale, mais elle occupait avant l’agrandissement de l’édifice exactement le milieu de cette façade. La longueur de celle-ci est donc facile à trouver : elle était juste la moitié de la longueur actuelle.
L’ancienne chapelle était éclairée des côtés nord et sud par quatre fenêtres ogivales de 3,20 mètres sur 1 mètre. Il ne reste plus que deux de ces croisées, parfaitement reconnaissables à la simplicité de l’époque ogivale primitive ; elles se trouvent dans la façade sud, contiguë aux anciens bâtiments encore existants de la commanderie et ont été découvertes sur la façade extérieure, pendant la restauration actuelle. Elles ont dû être condamnées dans le courant du XVe siècle pour faire place aux peintures murales qui décoraient les parois intérieures de la nef.
La grande porte ogivale est surmontée de deux petites fenêtres évasées à l’intérieur et à l’extérieur, mesurant 1,25 mètre sur 32 centimètres et du même type architectural du Moyen âge. Des fenêtres semblables se trouvaient probablement aussi dans l’abside, mais ont dû disparaître lors de l’agrandissement de l’édifice.
Pendant les fouilles qui viennent d’être faites dans l’intérieur de l’église, trois squelettes ont été découverts sur ce même emplacement ; ce sont sans doute les restes de commandeurs enterrés, à diverses époques, dans le chœur de la première chapelle.

Sans vouloir donner ici un relevé des nombreuses donations faites à la commanderie de Saint-Jean dans le cours des siècles par les nobles et les bourgeois de la cité, ainsi que par des personnes des environs, nous citerons cependant encore quelques libéralités en faveur de l’œuvre des Hospitaliers de notre ville.

Le 20 janvier 1284, le chevalier OTHON CAPPLER, pour le salut de son âme et de celles de ses parents, fit don à la maison de Saint-Jean de Mulhouse, du patronage de l’église de Friesen, laquelle donation, faite d’abord à Bâle, en présence de deux parents du donateur et de frère JACQUES DE NEUCHATEL, commandeur des maisons de Soultz et de Mulhouse, est renouvelée en notre ville devant le prévôt et les témoins suivants, bourgeois d’ici :
HENRI D’ILLZACH, chevalier.
JEAN CAPELER, chevalier.
PIERRE, le prévôt.
HUGUES DE DORNACH.
PIERRE DE MICHELBACH.
ALBERT DE HALLE et JEAN DE CHÔRINGEN (1).
1. Archives du Haut-Rhin : Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse.
— X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, I, n° 1 14.


Le 30 avril 1286, le chevalier WERNHER ZOBEL fit, avec le consentement de sa femme et de ses enfants, donation à la commanderie de Saint-Jean, du domaine direct de la cour qu’il possédait dans la ville, à côté de celle des dames de Schœnensteinbach, en réservant le domaine utile qu’il retint pour lui et pour ses hoirs à titre d’emphytéose, moyennant une rente d’un sou payable chaque année le jour de la Saint-Jean (2).
2. Locution cité, n° 115.

CONRAD ZOBEL, chevalier et bourgeois de Mulhouse, sans doute fils du précédent, dota la maison des Hospitaliers de rentes et de revenus, et fut inhumé dans l’église du côté septentrional de la nef (3).
3. S PETRI, édité par Graf en 1838, page 48.
Ce Conrad figure, comme témoin, dans un document daté du 21 juin 1312 (4) et dans un autre de 1316 (5), où son nom est cité avec celui de sa femme Agatha.
4. Archives du Haut-Rhin : Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse.
—X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, I, n° 146.
5. Locution cité, n° 155.


AGNÈS STEINGASS, veuve du chevalier JACQUES DE SCHLIERBACH, bourgeois de Mulhouse, mort avant 1346, fonda un autel à l’église de Saint-Jean, en l’honneur de Saint-Pantaléon (6).
6. PETRI par Graf, 1838, page 48.
— X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, I, n° 225.


Un document latin du 6 juillet 1351, constate qu’à la requête de JEAN DE SAINT-AMARIN, commandeur de la maison de Saint-Jean à Bâle, et RUDIGER DE RAEDERSDORF, commandeur de celle de Mulhouse, l’évêque transfère au dimanche avant la Sainte-Marguerite la fête de la dédicace des Hospitaliers à Mulhouse, qui s’était jusque-là célébrée le lundi de Pâques (1). Quelle est la cause qui a motivé ce changement ? Sans avoir des preuves positives à l’appui, tout porte à croire que ce fut vers cette date qu’eut lieu l’agrandissement considérable de l’église de Saint-Jean.
1. X. MOSSMANN : Cartulaire de Mulhouse, I, page 258.

C’était alors une époque prospère dans les annales de notre ville, et on venait de construire le nouveau chœur de l’église paroissiale de Saint-Etienne. Il est à présumer que tous les établissements religieux de la ville, entre autres aussi celui des frères hospitaliers, ressentirent les effets de ces temps heureux. En l’absence de documents contraires, rien n’empêche d’admettre que ce fut précisément à l’occasion de l’achèvement des travaux de transformation qu’eut lieu le changement du jour de la dédicace de l’église.

TROISIÈME PÉRIODE

La Chapelle agrandie dans sa forme actuelle
Par suite des privilèges et franchises accordées à l’Ordre des Hospitaliers par les empereurs et chefs de l’Eglise, de nombreuses libéralités qui lui furent faites par des legs, par des fondations d’anniversaires, etc., la petite maison de Mulhouse fut bientôt en possession de beaucoup de biens en ville et dans les communes des environs ; les aumônes affluèrent et les revenus s’accrurent. C’est là, sans doute, la raison de l’agrandissement de la chapelle, dont il vient d’être question.

Les travaux de restauration conduits par M. A. Louvat, sous la direction de M. Ch. Winckler, architecte du département, ont démontré que l’édifice actuel est composé de deux parties distinctes, dont l’une est construite en moellons plus petits que l’autre, ce qui indiquerait bien deux époques différentes de construction.
Le bâtiment forme d’ailleurs aujourd’hui un rectangle de 23,30 mètres de longueur, sur 8 mètres de largeur seulement. Cette disproportion de forme ne s’explique précisément que par un agrandissement ultérieur de la chapelle.

Avant la restauration actuelle, le raccord de la nouvelle construction avec l’ancienne était parfaitement visible encore sur le faîte du toit, qui s’infléchissait vers le milieu, ainsi que sur la bordure inférieure du toit.
L’ancienne construction portait, du reste, trois vieilles lucarnes dont l’une faisait face à la rue Saint-Jean et les deux autres à
la Grand Rue. L’isolement de celles-ci était caractéristique.
La nouvelle partie septentrionale de l’édifice reçut deux fenêtres de 4 mètres sur 1 mètre, de forme ogivale du XIVe siècle. Dans le mur méridional, l’on ne voit plus qu’une seule fenêtre, l’autre ayant probablement été murée ; si jamais l’on dégageait ce côté de l’église des vieux bâtiments y attenant, l’on trouverait probablement des traces de cette dernière. La disproportion dans la grandeur et la dissemblance architecturale qui existaient naguère encore entre les fenêtres de la partie primitive de l’édifice et celles de la nouvelle annexe n’existent plus depuis les réparations récentes : on les a uniformisées. Elles caractérisaient bien jusqu’ici les deux époques de construction. C’est sans doute à la seconde période qu’il faut attribuer la grande fenêtre ogivale de l’abside actuelle. Elle mesure 7,50 mètres sur 1,77 mètre, et forme aujourd’hui le plus bel ornement de l’édifice.
Contre la façade septentrionale de l’église agrandie, l’on dressa à la même époque des contreforts pour soutenir le plus ancien mur. Ils viennent de disparaître également par suite de la reconstruction de cette partie de la façade.
Le mur qui donne sur la rue Saint-Jean a été conservé en entier, mais on a dû le renforcer au moyen de quatre contreforts, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Des peintures murales d’une vaste composition, et qui autant que l’on peut en juger sont traitées suivant les principes de l’école de Schœngauer, ornaient les trois parois de la nef. Il y a quelques années, le comité du Musée historique de notre ville, ignorant ce qu’il allait advenir de la chapelle Saint-Jean que ses propriétaires voulaient faire démolir, chargea M. Ch. Stœcklin, professeur de dessin en notre ville, de prendre des calques de ce qui restait encore de ces anciennes peintures, afin d’en conserver quelques traces. Malgré que ces peintures aient beaucoup souffert des ravages du temps et qu’elles ne soient presque plus reconnaissables, M. Stœcklin parvint néanmoins à reconstituer suffisamment quatorze sujets tirés de la vie de saint Jean-Baptiste, patron de l’Ordre, et de celle du Sauveur. Ces tableaux (1) représentent :
1. Nous devons à l’obligeance de M. Ch. Stœcklin une réduction à la plume de ses calques, que nous publions en planches hors texte.

1. L’ange Gabriel annonçant à Zacharie la naissance d’un fils.
2. La Visitation.
3. La naissance de saint Jean-Baptiste.
4. Zacharie indiquant le nom de son fils (Circoncision).
5. La prédication de saint Jean-Baptiste.
6. Saint Jean-Baptiste conduit prisonnier devant Hérode.
7. Le festin d’Hérode.
8. La décollation du Précurseur.
9. Le baptême du Rédempteur.
10. L’entrée de Jésus-Christ à Jérusalem.
11. La Sainte-Cène.
12. Le Christ au jardin de Gethsémané.
13. Jésus-Christ portant la croix.
14. Le Sauveur apparaissant à ses disciples après la résurrection et les saluant par les paroles de : Pax vobiscum

La série de panneaux se rapportant aux principaux événements du Précurseur est au complet, malheureusement il n’en est pas de même quant à ceux tirés de la vie de Jésus-Christ, dont les sujets se réduisent à une demi-douzaine seulement ; le complément figurait à l’intérieur de la façade parallèle à la Grande Rue, celle qui, par suite de son ancienneté, avait le plus souffert des injures du temps. Des fresques semblables existent, nous affirme-t-on, dans les églises de Wihr-en-Plaine et de Sainte-Marie-aux-Mines. Sur un certain nombre de ces fresques se trouvent des banderoles à inscriptions presque entièrement effacées ; les quelques lettres gothiques qu’on y voit encore datent du milieu du XVe siècle. Ce sont des peintures très intéressantes par leur ancienneté et l’habileté avec laquelle elles sont traitées ; elles méritent de toute façon la sollicitude que notre comité du Musée historique leur a vouée, et il serait à souhaiter qu’on pût les reconstituer entièrement.

Le chœur voûté, ainsi que le plafond plat en planches de la nef de l’église de Saint-Jean étaient décorés de nombreux ornements en peinture dans le goût du XVe siècle. Ces décors, quoique presque entièrement effacés, ont néanmoins pu servir de modèle pour la restauration du monument.

Sur la grande poutre transversale au-dessus et à l’entrée du chœur se trouvaient quelques anciennes armoiries en couleurs qui ont été reproduites. L’évasement intérieur des deux petites fenêtres ogivales au-dessus de la grande entrée porte un dessin plein d’originalité ; ce sont des ornements en forme de branches recourbées, assez bien conservées, qui pourront servir de cadre aux peintures murales, si on se décide à les restaurer.

QUATRIÈME PÉRIODE

Construction de la sacristie
C’est vers la fin du XVe ou au commencement du XVIe siècle, c’est-à-dire pendant que le chevalier Marc Oeler était commandeur de l’Ordre de Saint-Jean à Mulhouse (1) que l’église subit une dernière modification. L’on ajouta contre le flanc septentrional de la nef une sacristie, sous forme de petite chapelle, conçue dans le même style ogival du XVe siècle, à nervures avec une clef de voûte aux armes dudit Oeler, portant trois pavots sur un monticule de trois coupeaux (2).
1. C’est à la maison de Saint-Jean et pendant que le commandeur Marc Oeler était en fonctions que le célèbre Conrad Pellicanus, de Rouffach, alors supérieur des Franciscains à Bâle, se serait arrêté en 1518 et aurait discuté, pendant le repas du soir, les écrits de Luther, en prédisant que ledit réformateur ne s’arrêterait pas aux publications déjà lancées dans le monde, mais qu’il pousserait encore plus loin dans la voie de la Réforme (GRAF, II, page 14).
2. ERNEST MEININGER : l’Eglise de la commanderie de Malte de Mulhouse, 1890, page 11.


Que cette sacristie ait été ajoutée bien longtemps après l’agrandissement de la chapelle, cela ne peut pas faire de doute, car la façade contre laquelle elle est adossée, avait fléchi et penche encore considérablement en dehors, ce qui ne serait pas le cas si l’église et la petite chapelle avaient été construites d’un seul jet. La sacristie a 4,20 mètres sur 3,37 mètres et 4,50 mètres de hauteur et est éclairée par trois jours dont celui du milieu, le plus haut, mesure 1,36 mètre sur 62 centimètres et les deux autres 1,23 mètre sur 4,50 mètres.
Dans une des parois l’on voit encore une petite niche de forme ogivale.
La chapelle ou sacristie donnait accès à un caveau souterrain de 3,70 mètres sur 4,50 mètres, voûté en pierre de taille et paraissant très ancien. Ce caveau a eu différentes explications, mais nous croyons qu’il s’agit d’une ancienne crypte, dans laquelle on déposait autrefois les cercueils de quelques grands bienfaiteurs ou des commandeurs de la maison de Saint-Jean. La croyance populaire rattachant à ce caveau un souterrain passant sous les bâtiments de la commanderie, n’est, à notre avis, que de la légende pure.
L’entrée de ce caveau a été murée dans le cours des travaux de restauration actuels.

Les fouilles entreprises dans le sol intérieur de l’église Saint-Jean, on fait constater qu’il se composait en bonne partie de décombres amenées du dehors à différentes époques, et ont eu pour résultat la découverte d’un certain nombre de pierres tombales que nous allons décrire autant que faire se peut dans leur ordre chronologique.

1° — Monument formant un carré rectangulaire, en beau grès rouge et fin, provenant des carrières situées près de la chapelle Saint-Crischona, territoire de Bâle.
Mesure : 2,50 mètres sur 1,10 mètre, l’épaisseur est de 27 centimètres ; les bords sont taillés en biseau et contiennent l’inscription suivante en caractères gothiques :
ANNO . DOMINI . MCCCLXII .
IN . VIGILIA . PURIFICACOIS . BTE . MARIE . VGINIS . O . FRAT .
JACOBUS . DCS . ZE . RYNE . ORATE . P . EO .
Ce qui veut dire :
Anno domini MCCCLXII, in Vigilia Purificationis beatæ Mariæ Virginis. Obiit Frater Jacobus dictus ze Ryne. Orate pro eo.

Pierre tombale du XIVe, siècle, trouvée dans la chapelle Saint-Jean de Mulhouse lors des fouilles exécutées en 1894 (voir page 18). BNF

En français :
En l’an du Seigneur 1362, la veille de la Purification de la bienheureuse Vierge Marie (1er février) mourut le frère Jacques zu Rhein. Priez pour lui (1).
1. C’est la plus ancienne inscription lapidaire connue de notre ville.

Au milieu de la pierre une niche gothique renferme en relief un chevalier de Saint-Jean, dont la figure, aux cheveux flottant sur les épaules, est un peu abîmée. Les pieds du chevalier — qui est en robe de bure à gros plis drapés, sur laquelle se détache la croix de Malte — reposent sur un écusson parti, dont la partition de gauche (soit à droite du spectateur) porte une étoile. Un écusson en relief, placé près de la tête du chevalier, mais hors de la niche, présente le lion rampant des Zu Rhein, bien conservé (voir planche 1).

La pierre, est d’un beau travail artistique et bien conservée dans son ensemble, ce que l’on doit à cette circonstance qu’à un moment donné — sans doute après la Reforme — elle a été retournée et couchée face contre terre, afin de servir pour le dallage de l’église.

2° — Pierre en grès rouge, intacte et de grandes dimensions, de 2,80 mètres de long sur 1,30 mètre de large et 25 centimètres d’épaisseur. Une bordure de 12 centimètres de large avec inscription en caractères gothiques, usée et illisible.
Au milieu l’on aperçoit des traces d’un écusson triangulaire paraissant être de la seconde moitié du XIIIe ou du commencement du XIVe siècle.

3° — Pierre en grès rouge, dimensions 1,90 mètre sur 83 centimètres de large, épaisseur 20 centimètres. Le côté droit de la partie supérieure ainsi que la base sont abîmés et mutilés. Au milieu de la pierre se trouve, en bas-relief, une main paraissant tenir une hostie au-dessus d’un calice (2), surmonté de la croix de Malte. Sur la bordure, une inscription en caractères gothiques, dont on peut lire encore ce qui suit :
Caspar Wisenlocher, Schaffner zu Sant Johann.
2. On peut voir dans le cloître de la cathédrale de Bâle une pierre tombale présentant, sous la même forme, le calice et la main.

4° — Grande pierre tombale intacte de forme, en grès rouge et fin, dimensions : 2,43 mètres de long sur 1 mètre de largeur et 23 centimètres d’épaisseur. Elle est pourvue d’une bordure de 8 centimètres de large. Les fragments d’inscription, en caractères gothiques d’église, sont illisibles.

5° — Pierre calcaire grisâtre qui semble provenir des carrières de Brunstatt ; longueur 2 mètres, largeur 85 centimètres, épaisseur 20 centimètres avec une bordure de 12 centimètres de large. Cette pierre, moins dure que les précédentes, a une partie de la surface supérieure abîmée et ébréchée ; la légende a complètement disparu.

6° — Deux vieilles dalles funéraires de fortes dimensions, mais qui sont aujourd’hui coupées en deux et dénaturées ; sans aucune trace d’inscription.

7° — Milieu et coin de la pierre tombale du chevalier Marc Oeler, commandeur de l’Ordre de Saint-Jean à Mulhouse et Soultz, décédé le 8 décembre 1521 et enterré dans l’église.
La dalle, d’un grès jaune et de gros grain, est de fortes dimensions, mais son épaisseur ne répond pas à sa grandeur. Sur la plus grande des deux pièces, on peut encore lire l’inscription suivante en lettres gothiques :
..... vicesimo primo octavo mensis Decembris obiit frater Marc ....

Sur la seconde pierre :
Commentator in Sultz et Mulh ..
Orate pro eo.
Cette pierre a été donnée au Musée historique par Mlles Henriette et Ida Benner, propriétaires actuelles des bâtiments de la commanderie.

D’autres fragments de dalles funéraires se trouvent encore dans l’église, mais n’offrent rien d’intéressant. Graf fait mention d’une autre pierre tombale qui se trouvait de son temps dans la chapelle Saint-Jean, sur laquelle était sculptée, en relief, un homme de grandeur naturelle, la bouche fermée par un cadenas, avec la légende : Beaucoup entendre et parler peu (1).
1. GRAF, II, page 111.

Le sol où furent trouvées ces pierres funéraires présentait, nous l’avons dit, des traces de recherches pratiquées antérieurement, aussi aucune n’a été trouvée à sa place ; elles étaient toutes disséminées et en partie retournées, ce qui démontre qu’on s’en est servi pour daller l’intérieur de l’édifice.

Des ossements humains ont été découverts de différents côtés ; toutefois les inhumations faites dans l’intérieur de l’église ne paraissent pas avoir été nombreuses

Le cimetière de Saint-Jean, qui se trouvait à côté de la chapelle, était, jusqu’à la sécularisation de la maison de Mulhouse, en 1798, réservé aux chevaliers et aux autres hôtes de la commanderie. Même après la Réforme, il ne reçut point d’autre destination. Une seule fois, en 1635, pendant la guerre de Trente ans, on dut transgresser cette règle. Pendant quelque temps, il y eut, parmi les habitants et les paysans réfugiés en ville, une mortalité si forte, que tous les cimetières durent être mis à contribution pour recevoir les morts.

Depuis les travaux exécutés sous l’administration du commandeur Marc Oeler jusqu’à la restauration qui vient d’avoir lieu, c’est-à-dire pendant environ quatre siècles, il ne fut pas touché à notre vénérable édifice. Après l’introduction de la Réforme, la maison de Mulhouse fut incorporée à celle de Soultz et les chevaliers transférèrent leur domicile ailleurs.
La cour et la gestion des biens en dépendant furent confiées à des intendants étrangers à l’Ordre, mais qui devaient être bourgeois de la ville. Ils prenaient le nom allemand de Schaffner. Ces fonctionnaires disparurent en 1798, lorsque la cour fut vendue comme bien communal. Nous en donnons plus loin la liste, ainsi que celle des commandeurs de la maison de Mulhouse.

Vu l’importance du plan de Mulhouse par Math. Mérian, qui porte la date de 1642, pour l’ancienne topographie locale, nous allons revenir sur ce sujet pour ce qui concerne la commanderie de Saint-Jean.
D’après ce qui a été exposé plus haut, l’église de Saint-Jean, qui figure sur le plan dressé par ledit artiste, ne peut pas être l’établissement religieux de son temps, c’est-à-dire de 1642. Nous sommes en présence de la chapelle plus ancienne, non encore pourvue de la sacristie ajoutée du côté de la Grande Rue par Marc Oeler, commandeur de l’Ordre de 1492 à 1521. Ce fait démontre péremptoirement que Mérian a dû se servir pour son travail d’un plan bien antérieur et remontant en réalité au temps dudit commandeur Oeler, ou même avant. Nous pourrions multiplier les preuves de notre manière de voir, basée sur une étude approfondie du plan de Mérian à laquelle nous nous sommes livrés, mais il nous suffira de signaler le fait suivant :
— En 1640, le 23 novembre, sur une demande à lui faite par le sieur Mathieu Mérian, imprimeur à Francfort-sur-Mein, d’une vue ou plan de notre ville destiné à être utilisé pour un ouvrage topographique en cours de publication et édité par lui sur les principales villes d’Allemagne, le greffier Jacques Henric-Petri répondit qu’il se trouvait à la chancellerie deux vues de Mulhouse de très grand format, mais que les deux peintres de la ville n’ayant pas les capacités requises pour les compléter et les rajeunir, il avait fait venir à Mulhouse un artiste peintre des Pays-Bas, se trouvant momentanément à Bâle, pour le charger de la besogne. Cet artiste, cependant, ne pouvant s’occuper de la commande avant un certain temps, à cause d’autres ordres pressants, le greffier croyait bien faire en envoyant tout bonnement à Francfort une copie d’une des vues, telle qu’elle existait à l’Hôtel de ville, avec une description sommaire de la cité, tirée de l’histoire de la ville de Mulhouse, commencée par lui en 1620 (1).
1. Missiven-Protocoll, 1635-1646.

Mérian n’est donc pas venu à Mulhouse pour exécuter son travail et n’a par conséquent pu que copier de son mieux le dessin que le magistrat de la ville lui adressa et sur lequel ce dernier ne fit point faire de changement.
Tout au plus y fit-il ajouter quelques édifices importants récents, comme les maisons de tir, datant de 1578 et de 1581, etc. La plaque de cuivre originale de l’œuvre de Mérian, publiée par lui dans sa Topographia Alsatica est conservée aux archives de la ville.

Vers la fin du dernier siècle, les biens de la commanderie de Saint-Jean à Mulhouse comprenaient :
1. Le logement de ladite commanderie, la jouissance de tout l’enclos, jardin, cour et dépendances, de toutes les terres labourables, prés, vignes et autres fonds, de toutes les rentes en argent, vin, grains, poules, chapons, huile, cire, etc., etc.
A Colmar, Wittelsheim, Eguisheim, Kientzheim, Zimmersheim, Turckheim, Ingersheim, Ammerschwihr, Kaysersberg, Sigolsheim, Beblenheim, Oberbergheim, Ribeauvillé, Roderen, Saint-Hippolyte, Logelnheim, Holtzwihr, Bischwihr, Wiedensolen, Walbach, Herlisheim, Hausern, Oberhergheim et Niederhergheim, Sainte-Croix-en-Plaine, Sundhofen, Urschheim, Jebsheim, Dessenheim, Nordhausen, Heiteren, Andolsheim, etc., et généralement tous les droits et revenus, suivant titres et possessions, et ainsi que les seigneurs commandeurs en avaient toujours joui ou dû jouir.

Lors de la vente des biens communaux, après la réunion de Mulhouse à la France, la majeure partie de la cour Saint-Jean fut vendue à l’enchère publique au sieur Jean-Henri Benner, dernier économe de l’établissement, pour la somme de 9,101 livres (1), et resta à la famille jusqu’à nos jours.
1. Archives de Mulhouse : Reunionssachen, Verkauf und Contracten-Register, page 199.

Le cimetière disparut et, en 1800, le nouveau propriétaire installa une brasserie dans l’église. Elle y était encore vingt ans après. A un moment donné un maréchal-ferrant s’y établit. Puis elle servit plus tard de remise pour des marchandises de toutes sortes qui furent entassées le long des murs, on la convertit ensuite en bûchers et grenier, de sorte que le vénérable bâtiment tomba peu à peu dans l’état de délabrement et d’abandon, dans lequel nous l’avons vu il y a encore peu d’années.

Au moment où nous écrivons (mai 1897), grande fenêtre de l’abside est encore à achever ; les autres ont été garnies de vitraux de couleurs. L’élégante fenêtre de l’abside est destinée à recevoir une partie des précieuses verrières de l’ancienne église Saint-Etienne, mises dans des caisses lors de la démolition de cet édifice et remisées depuis lors dans les caves de l’Asile des vieillards de notre ville. L’origine de ces verrières remonte en partie au XVIe siècle, époque de la reconstruction du chœur de l’ancien temple protestant (2).
2. GRAF, I, page 112-127, II, page 358. Voir aussi au Bulletin du Musée historique, tome IV, page 95.

Pour bien mettre en relief notre antique monument de la rue Saint-Jean, il restera encore plus d’une tâche à accomplir. Il faudra notamment le dégager des vieilles constructions de la commanderie contre lesquelles il s’adosse et qui le cachent ; il faudra, en outre, compléter les peintures murales qui doivent encore orner la nef. Ce sera le digne couronnement de la restauration entreprise.

Dans sa séance du 17 juillet 1894, le conseil municipal de Mulhouse a décidé que la chapelle Saint-Jean serait affectée, après sa restauration, à un musée lapidaire dont notre cité et les environs fourniront certainement les éléments nécessaires.

Un relief en liège de la chapelle telle qu’elle était avant sa restauration, a été exécuté en 1892 par M. Zimmermann de Kientzheim, et est conservé dans les salles du Musée historique de notre ville.

La démolition des anciennes maisons ouvrières qui masquaient l’église du côté de la Grande Rue et leur remplacement par un joli square est un embellissement et un assainissement dont non seulement la population du quartier, mais la ville entière saura gré à tous ceux qui ont contribué à mener à bien cette belle entreprise. Il convient de citer ici :

1° En premier lieu, notre concitoyen A. Schœn, qui en intervenant au bon moment, a réussi, moyennant la somme de 500 francs, à faire arrêter les travaux de démolition déjà commencés.

2° Le comité du Musée historique, dont la propagande en faveur de la conservation et de la restauration du vieux monument a produit tout son effet.

3° Les amis éclairés des antiquités du vieux Mulhouse qui, en participant à la souscription publique, ont rendu possible le rachat de la chapelle.

4° Notre conseil municipal, qui a parfait la somme nécessaire, et M. Hack, maire de Mulhouse, grand ami de notre histoire locale, qui a prêté à cette œuvre l’appui le plus chaleureux.

5° Enfin le gouvernement, qui a bien voulu accorder une large subvention pour la restauration du plus ancien monument religieux qui nous reste, après l’avoir fait classer parmi les monuments historiques d’Alsace-Lorraine.

Commandeurs de la communauté de Saint-Jean à Mulhouse
1249 — CONRAD D’OLTINGEN
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(Original, Archives du Haut-Rhin, Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. - MOSSMANN, I, 114)

1284-1287 — JACQUES DE NEUCHATEL
Commandeur de Saint-Jean à Soultz et Mulhouse.
— (Original, Archives du Haut-Rhin, Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. - MOSSMANN, I, 114, 116. - Cartulaire de Bâle, II, 331, 4)

1300 — FRÈRE CONSTANCE
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(Original, Archives du Haut-Rhin, Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. - MOSSMANN, I, 130)

1344 — FRÈRE JEAN
Commandeur des communautés de Saint-Jean à Soultz et Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31)

1351 — RUDIGER DE RAEDERSDORF
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(Original, Archives du Haut-Rhin, Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. - MOSSMANN, I, 258)

1352 — RUDIGER DE BIRKENMORT
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(Original, Archives du Haut-Rhin, Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. - MOSSMANN, 1, 262)

1364-1375 — WERNER D’EPTINGEN
Commandeur des maisons de l’Ordre de Saint-Jean à Bâle et Mulhouse.
(Original, Archives du Haut-Rhin, Ordre de Malte, commanderie de Mulhouse. - MOSSMANN, 290, 308.)

1398-1404 — CONRAD MEGERLIN

1424-1434 — PIERRE OLEGOSS
Commandeur de la communauté de Saint-Jean à Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - Musée historique, liasse Saint-Jean)

1457 — JEAN BRIMSY
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, liasse Ferrette-Scey)

1459 — MATHIAS ROGKEMBACH
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(MOSSMANN, II, 831)

1492-1521 — MARCUS OELER
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
Le sieur Simon Œler, au nom de Marc Œler.
(Archives de Mulhouse, Gerichts-protocoll, V, 58. - K. FRANCK, Copie vidimée d’un acte)

1541-1546, 1552 — GEORGES DE HOHENHEIM, DIT BOMBAST
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - Musée historique, liasse Saint-Jean)

1560 — CONRAD DE SCHWALBACH
Receptor in deutschen Landen.
Commandeur des maisons de l’Ordre de Saint-Jean à Francfort, Soultz et Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31)

1576-1583 — JEAN-PHILIPPE LOESCH, DE MÔLENHEIM
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Villingen, Soultz, Colmar et Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31)

1602-1634 — HARTMANN VON UND ZU DER THANN
Prieur de l’Ordre de Saint-Jean en Hongrie et commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Colmar, Ueberlingen et Mulhouse, gewöhnlich in Sullz gewohnt.
Au commencement de 1633, Hartmann von und zu der Thann s’était réfugié à Mulhouse, sans descendre à la maison de Saint-Jean, qui depuis près de 150 ans n’avait plus été habitée par un commandeur. Il avait, en même temps, fait déposer à ladite commanderie, pour les sauvegarder, des valeurs considérables en espèces et meubles, et dut se rendre peu de temps après à Soultz et Ueberlingen pour y soigner ses intérêts, tout en laissant les valeurs en dépôt à la maison de Mulhouse. Entre-temps, le général français Henri duc de Rohan prit à plusieurs reprises ses quartiers à Mulhouse et logea quelques centaines de chevaux dans la cour de Saint-Jean. Les Suédois, lorsqu’ils eurent conquis l’Alsace, s’emparèrent des quatre maisons franches qu’ils confisquèrent comme propriétés autrichiennes. Ils enlevèrent dans la commanderie de Saint-Jean des caisses contenant 10,000 florins en espèces, une chaîne et d’autres bijoux en or estimés à 2000 florins, une obligation sur les pays d’Autriche de 6000 florins et une autre de 4000 florins sur l’hôpital à Ueberlingen, en plus ils s’emparèrent des meubles et d’autres documents de la commanderie. Après la bataille de Nördlingen, les Suédois s’étant retirés, le commandeur von der Thann rendit la ville responsable de cette perte. Elle dut, après de longues négociations, s’arranger avec lui moyennant la somme de 450 doublons d’Espagne qu’elle s’engagea à lui payer comptant le 23 février 1644.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31, liasse 9)

1636-1640 — BALTHASAR DE RAMSCHWAG
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(K. FRANCK et Chronique Engelmann)

1649 — SEBASTIEN FUGGER
COMTE DE KIRCHBERG ET WEISSENHORN
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(Musée historique, liasse Saint-Jean)

1663 — GODEFROI DROSTE DE FISCHERING
Percepteur général de l’Ordre de Saint-Jean pour les pays allemands supérieurs et commandeur des maisons à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31)
Grièvement blessé, le 8 septembre 1663, par Conrad de Rosen, de Bollwiller, plus tard maréchal de France, et Georges de Rosen, de Riedisheim.
(Chronique Engelmann)

1686-1693 — JEAN HEIDENREICH, DE SCHWANTZBELL
(Mort en 1698)
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(K. FRANCK, Le touriste en Alsace, 1890, page 2 et 8)

1694 — BARON DE ROLL
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.

1708-1739 — HENRI-FERDINAND, BARON DE STEIN ZUM REICHENSTEIN
(Mort en 1739, âgé de 77 ans)
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse, résidant à Soultz.
En 1723, il contribua à la restauration du chœur de l’église de Friessen.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - BERNARD DE FERRETTE, Diarium de Murbach, 1894, page 93)

1743-1788 — JOSEPH BRUN, SIEUR DE GRISET
BARON DE FOREL (STORECK)
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Mulhouse, Arnheim, Reimbwegen et Hassel, résidant à Soultz.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - BERNARD DE FERRETTE, Diarium de Murbach, 1894, page 93)

1787-1792 — LE BAILLY BARON DE HOMSPESCH
Grand-Croix et ministre impérial à la cour de Malte et commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Mulhouse et Colmar, résidant à Soultz.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - BERNARD DE FERRETTE, Diarium de Murbach, 1894, page 93)

Intendants ou Schaffner de Saint-Jean à Mulhouse
1500 — CASPAR WISENLOCHER
(Voir pierres tombales BNF)

1546 — JEAN-JACQUES SPIESS
Veuf en 1554.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31)

1547 — WERNER WAGNER
Mort en 1554, bailli de Bintzen ; épouse Marguerite de Rappenberg, 1564.
Werner Wagner, s’étant, en 1547, rendu coupable d’homicide sur la personne de Jean-Jacques Spiess, son prédécesseur à la maison de Saint-Jean, fut de ce chef condamné, d’abord à verser vingt livres dans la caisse de l’hôpital et autant dans celle de la léproserie de la ville, ensuite à payer à chacun des trois enfants du défunt un capital de trois cent livres destinés à couvrir les frais de leur éducation.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - Contr. Protocoll, 10, 61)

1547-1551 — CASPAR CUNTZ
Bourgmestre, mort en 1583 ; épouse Elisabeth Linck.
En 1552, Mulhouse fit des démarches inutiles auprès du chapitre des commandeurs de Saint-Jean rassemblé à Fribourg, aux fins d’acquérir, par voie d’achat, la maison de la commanderie de notre ville. (Missiven-Protocoll, IV, 16 et 27 avril et 15 juin 1552.)

1636-1640 — BALTHASAR DE RAMSCHWAG
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.
(K. FRANCK et Chronique Engelmann)

1649 — SEBASTIEN FUGGER
COMTE DE KIRCHBERG ET WEISSENHORN
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(Musée historique, liasse Saint-Jean)

1663 — GODEFROI DROSTE DE FISCHERING
Percepteur général de l’Ordre de Saint-Jean pour les pays allemands supérieurs et commandeur des maisons à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31)
Grièvement blessé, le 8 septembre 1663, par Conrad de Rosen, de Bollwiller, plus tard maréchal de France, et Georges de Rosen, de Riedisheim.
(Chronique Engelmann)

1686-1693 — JEAN HEIDENREICH, DE SCHWANTZBELL
(Mort en 1698)
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse.
(K. FRANCK, Le touriste en Alsace, 1890, page 2 et 8)

1694 — BARON DE ROLL
Commandeur de la maison de Saint-Jean à Mulhouse.

1708-1739 — HENRI-FERDINAND, BARON DE STEIN ZUM REICHENSTEIN
(Mort en 1739, âgé de 77 ans)
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Colmar et Mulhouse, résidant à Soultz.
En 1723, il contribua à la restauration du chœur de l’église de Friessen.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - BERNARD DE FERRETTE, Diarium de Murbach, 1894, page 93)

1743-1788 — JOSEPH BRUN, SIEUR DE GRISET
BARON DE FOREL (STORECK)
Commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Mulhouse, Arnheim, Reimbwegen et Hassel, résidant à Soultz.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - BERNARD DE FERRETTE, Diarium de Murbach, 1894, page 93)

1787-1792 — LE BAILLY BARON DE HOMSPESCH
Grand-Croix et ministre impérial à la cour de Malte et commandeur des maisons de Saint-Jean à Soultz, Mulhouse et Colmar, résidant à Soultz.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - BERNARD DE FERRETTE, Diarium de Murbach, 1894, page 93)

Intendants ou Schaffner de Saint-Jean à Mulhouse
1500 — CASPAR WISENLOCHER
(Voir pierres tombales, BNF)

1546 — JEAN-JACQUES SPIESS
Veuf en 1554.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31.)

1547 — WERNER WAGNER
Mort en 1554, bailli de Bintzen ; épouse Marguerite de Rappenberg, morte en 1564.
Werner Wagner, s’étant, en 1547, rendu coupable d’homicide sur la personne de Jean-Jacques Spiess, son prédécesseur à la maison de Saint-Jean, fut de ce chef condamné, d’abord à verser vingt livres dans la caisse de l’hôpital et autant dans celle de la léproserie de la ville, ensuite à payer à chacun des trois enfants du défunt un capital de trois cent livres destinés à couvrir les frais de leur éducation.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - Contr..Protocoll, 10, 61)

1547-1551 — CASPAR CUNTZ
Bourgmestre, mort en 1583 ; épouse Elisabeth Linck.
En 1552, Mulhouse fit des démarches inutiles auprès du chapitre des commandeurs de Saint-Jean rassemblé à Fribourg, aux fins d’acquérir, par voie d’achat, la maison de la commanderie de notre ville.
(Missiven-Protocoll, IV, 16 et 27 avril et 15 juin 1552.)

1567-1579 — HANS CUNTZ
Mort vers 1579, fils du précédent ; épouse 1566 Elisabeth Finninger.
Cette dernière s’est mariée quatre fois :
1° Avec Sébastien Linck.
2° Avec Hans Cuntz.
3° Avec Daniel Finck.
4° Avec Engelbert Werner.
On remarquera que son deuxième mari était le fils de Gaspard Cuntz, économe de Saint-Jean, dont la femme était une Linck. Cela démontre bien que la charge de régisseur des maisons religieuses de Mulhouse se transmettait de génération en génération dans les mêmes familles. Cela est encore le cas plus tard pour les familles Engelmann et Dollfus.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - Cont.Protocoll, 24, page 127.)

1581 — MICHEL FINNINGER
Greffier, syndic ; frère des chefs de la sédition de 1587, et d’Elisabeth, veuve de Hans Cuntz et probablement fondé de pouvoirs de cette dernière.
(Gerichts-Protocoll, 7, le 28 août.)

1583-1585 — DANIEL FINCK
Du Conseil, mort en 1593 ; épouse Elisabeth Finninger, veuve de Hans Cuntz ci-dessus.
(Archives de Mulhouse, tiroir 31. - Gerichts-Protocoll, 8, 14 avril 1484.)

1597-1616 — ENGELBERT WERNER
Mort en 1616, fils de Jean Werner, pasteur à Mansfeld ; épouse 1594 Elisabeth Finninger, veuve de Daniel Finck ci-dessus.
Il était frère de Barthélemy Werner, docteur en droit à Saarlouis, et de Guillaume Werner.
(Cont. Protocolt, 33, 107 et - Missiven-Protocoll, 20, 47. - Gerichts-Protocoll, 15, 1634.)

1616-1634 — VEUVE ENGELBERT WERNER
NÉE ELISABETH FINNINGER
Mort en 1634, représentée par Philippe Engelmann.
Die alte vieljahrige Schaffnerin.
(Gerichts-Protocoll, 15, 1634. - Archives de Mulhouse, tiroir 31.)

1634-1635 — JEAN-PHILIPPE ZICHLE
Mort en 1642, économe des Suédois, fils de Jean-Georges Zichle, greffier et syndic ; épouse 1608 Ursule Pfirter, fille du bourgmestre.
Il fut exécuté pour crime de haute trahison.

1635-1659 — JEAN-HENRI ENGELMANN
Mort en 1666, nommé par le commandeur Hartmann von und zu der Thann, fils du bourgmestre Philippe Engelmann ; épouse 1622 Catherine Hartmann ; pharmacien à Mulhouse, principal auteur de la Chronique Engelmann, dont le Musée historique possède une copie.
(Gerichts-Protocoll, 15, 1636.)

1664 — TOBIE ENGELMANN
Mort vers 1668, fils du précédent ; épouse 1656 Ursule Keller, née à Bâle.
(Gerichts-Protocoll, 18, 15, 341.)

1674-1675 — JEAN-GASPARD DOLLFUS
Zunftmestre, mort en 1685 ; épouse 1657 Anne-Rosine Engelmann, sœur de Tobie, qui précède.
(Gerichts-Protocoll, 18, 124, 331.)

1687-1719 — JEAN-GASPARD DOLLFUS
Mort en 1719, fils aîné du précédent ; épouse 1687 Anne-Madeleine Heilmann.

1719-1737 — VEUVE JEAN-GASPARD DOLLFUS
NÉE ANNE-MADELEINE HEILMANN
Mort en 1737.

1737-1771 — JEAN-GASPARD DOLLFUS FILS
Célibataire, chef de tribu, mort en 1771.
En considération de dix-neuf années de bons et loyaux services rendus à sa mère, cette dernière lui accorde par disposition testamentaire de l’année 1737 les deux petits fiets de Lucelle et de l’hôpital.
(Contr.-Protocoll, 71, 647.)

1771-1785 — JEAN-GASPARD WOLF
Mort en 1785, neveu du précédent ; épouse 1764 Anne-Barbe Hugeny.

1788-1798 — JEAN-HENRI BENNER
Mort en 1808 ; épouse 1773 Marthe Steffan.
Ce fut le dernier des économes de Saint-Jean.

En 1788, lors du renouvellement de l’amodiation des biens de la commanderie de Saint-Jean, M. Kappler, fondé de pouvoirs de M. le bailli de Homspesch, écrivit au chancelier Josué Hofer.
« ....Vous vous trompez, Monsieur, de prétendre que la commanderie de Saint-Jean à Mulhouse ne puisse être affermée à un étranger, le sieur Bernard en étant actuellement fermier principal. »

Souscripteurs
Liste des souscripteurs pour la restauration de la chapelle Saint-Jean à Mulhouse.

MM. Alfred Engel. M. 800
Jean Vaucher. M. 800
Gustave Dollfus. M. 800
Alfred Schoen. M. 400
Eugène Vaucher. M. 400
Auguste Dollfus. M. 400
F. Engel-Gros. M. 400
G. Steinbach. M. 400
J. Mieg-Koechlin. M. 400
MllleVveWeber-Koechlin. M. 400
Mme L. Baumgartner-Favre. M. 200
MM. Eugène Favre. M. 200
Henri Wallach. M. 200
Jean Heilmann. M. 200
Gustave Schæffer M. 100
MM. Cam. Schmerber. M. 100
Th. Schlumberger. M. 100
Henri Schwartz. M. 100
Lazare Lantz. M. 100
Edouard Mieg. M. 100
Mille Wolf-Thierry. M. 100
MM. Ed.-G. Mieg. M. 80
Emile Gluck. M. 40
Alph. Schlumberger. M. 40
Mathieu Mieg. M. 40
Cam. de Lacroix. M. 40
Diemer-Heilmann. M. 20
J. Meyer-Zundel. M. 20
Somme totale versée à M. le maire de Mulhouse le 11 janvier 1893 : M. 6980.

ANCIENNES FRESQUES 1 à 16 DE LA CHAPELLE SAINT-JEAN. BNF et dessins à la plume, de M. Ch. STOKOICUX.
Sources : EDOUARD BENNER. ÉTUDE SUR L’ANCIENNE COMMANDERIE DES CHEVALIERS DE SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM, A MULHOUSE, (AVEC 10 PLANCHES HORS TEXTE) Bulletin du Musée historique de Mulhouse. BNF

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