Commanderies
Les Établissements Hospitaliers dans le Massif central.
20 - Carraz Damien
Létude des réseaux constitués par la distribution des maisons des ordres hospitaliers dans le cadre dun département ou dune région renvoie à létude des routes et de leurs réseaux.
Dans plusieurs des travaux réunis ici, la localisation dun établissement se trouve ainsi justifiée par la présence dune voie de passage et notamment par lexistence dun axe de communication majeur.
Si lassociation route et ordre hospitalier est au premier abord une évidence, la confrontation des deux termes soulève cependant plusieurs questions et nécessite quelques mises au point.
La commanderie de Jalès en Vivarais possède également deux granges dans le diocèse de Mende, les Laubies et Grosfau.
Pour la fin du Moyen Âge, lenquête pontificale de 1373 savère être une précieuse source dinformations
sur les commanderies du Gévaudan.
Presses universitaires Blaise-Pascal PUBP
978-2-84516-668-4
Villedieu-les-poeles
19 - Grente havard
Lhistoire de Villedieu à lépoque de la Révolution française se trouve intimement liée à lhistoire de la contrée qui lavoisine. Centre dune industrie active, lieu de passage de tout temps fréquenté, peuplé dune population avide de nouvelles, cette ville ressentait vivement le contrecoup des moindres événements qui se produisaient autour delle. »
La fabrication de la poëlerie « qui, il y a cinquante ans, comptait à Villedieu plus de 120 ou 130 poëliers, a diminué peu à peu et a fini par séteindre en 1876. Il ne reste plus aujourdhui (1898) que deux ou trois ouvriers ayant travaillé au métier, et un seul poëlier proprement dit, nommé Jules Engerran, âgé de 70 ans ». Cest avec émotion et intérêt que le lecteur découvrira le travail de ses ancêtres dans cette industrie qui fut si prospère quelle donna son nom à la ville.
2844350577
Le Poët-Laval, une commanderie des Hospitaliers en Dauphiné
18 - Tillier Alain
Le village médiéval du Poët-Laval, situé à quelques kilomètres de Dieulefit, en Drôme provençale, sest constitué à partir du XIIIe siècle autour dune commanderie de lOrdre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, devenu au XVIe siècle Ordre de Malte.
Dominé par son château médiéval, ce village perché sest doté dune ceinture de remparts au XIVe siècle. A la fin du moyen âge, il a connu une période faste au cours de laquelle le château a été agrandi et la plupart des maisons reconstruites. Converti au protestantisme, le village a connu deux sièges au cours des guerres de religion ; il possède aujourdhui lun des deux seuls temples préservés de la destruction lors de la révocation de lEdit de Nantes.
Reconstruit et agrandi aux XVIIe-XVIIIe siècles, le village a connu un abandon progressif à partir de 1850. Sauvé de la ruine grâce à laction dune association locale très active et dinitiatives privées, le village a connu un renouveau spectaculaire au cours de la seconde moitié du XXe siècle. A nouveau habité, il appartient aujourdhui au réseau des Plus Beaux Villages de France, et abrite un centre dArt et le Musée du Protestantisme Dauphinois.
Cet ouvrage, illustré de nombreuses photos et dessins, resitue cet ensemble remarquable dans son contexte historique, et en propose une «visite guidée» qui devrait enrichir le regard de tous ceux qui ont pu apprécier le charme incomparable du site, dont lenvironnement a été miraculeusement préservé.
Alain Tillier est architecte en chef honoraire des monuments historiques. De 1984 à 2010, il a dirigé la restauration de nombreux monuments dans les Hautes- Alpes, la Savoie, la Drôme et lIsère. Il habite aujourdhui le Poët-Laval.
Le Poët-Laval
ISBN : 978-2-36228-003-0
La Commanderie du Breuil-du-Pas
15 - Favreau Robert
La Commanderie du Breuil-du-Pas et la guerre de Cent Ans dans la Saintonge méridionale
Limplantation des Hospitaliers dans le diocèse de Sainte
Ordre du Temple et ordre de lHôpital XIIe-XIIIe siècles
On pourrait penser quil nest rien de plus facile que de répondre à une première question sur les origines de limplantation, dans le diocèse de Saintes, des ordres militaires: chronologie et localisation des fondations, poids respectif de lordre du Temple et de lordre de lHôpital, organisation des deux ordres, jusquau procès qui aboutit, au début du XIVe siècle, à la suppression du Temple et au rattachement de ses maisons à lHôpital. Nous disposons, en effet, pour cette période, dimportantes compilations et éditions de documents. De 1894 à 1906 Delaville Le Roulx a publié, en quatre forts volumes, environ 5 000 documents constituant un Cartulaire général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (1100-1310).
Dès 1841-1851 était paru, sous le nom de Jules Michelet, lédition du Procès des Templiers, qui permit à Trudon des Ormes de dresser une liste des maisons du Temple. Parallèlement à Delaville Le Roulx le marquis André dAlbon avait entrepris de réunir un cartulaire général de lordre du Temple. Il mourut prématurément en 1912, et seuls parurent le premier volume de son travail et une table des sommaires des actes. Du moins ses copies, remises à la Bibliothèque nationale, sont-elles à la disposition des érudits. Elles ont dailleurs servi de base à un nouvel état, plus complet, des possessions de lordre, publié en 1930 par E.-G. Léonard. Si nous ouvrons ce dernier ouvrage, nous trouvons citées, pour le diocèse de Saintes, les maisons de La Rochelle, des Epeaux, de Villeneuve, de Châteaubernard, de Civrac, du Deffend, du Mung, et, avec une mauvaise identification, de Bernay, Goux, Laumagne — il sagit en fait de le Mung — tandis quun précepteur de « Baines » est nommé sans localisation. Il manque dailleurs plus de la moitié des maisons. Pour lAngoumois on trouve de même Angoulême, le Fouilloux, Villegats, Vouthon, le Dognon, alors que cette dernière maison relève en fait du diocèse de Saintes, et que dans une étude récente Charles Daras recense dix maisons templières pour le petit diocèse dAngoulême. Il est donc utile de faire un premier point de nos connaissances sur la question.
2-905735-04-X
Templiers et Hospitaliers dans le Lot-et-Garonne
13 - Sieuzac Monique
Préface
Lors du concile de Clermont, en 1095, le pape Urbain II appelait les laïcs, et surtout la chevalerie occidentale, à maîtriser le libre accès au tombeau du Christ par la prise de Jérusalem, amorçant ainsi le mouvement des croisades. Après cette victoire en 1099, la première mission était de conserver et de protéger les lieux saints. Le flux des pèlerins va donc saccentuer vers Jérusalem aux XIe et XIIe siècles.
Promoteur de la Réforme grégorienne, Urbain II cherchait avant tout à canaliser les forces guerrières de la société occidentale vers un but théologiquement louable, et à endiguer du même coup la violence qui décimait les rangs de la chevalerie.
De ce fait, deux nouveaux ordres religieux furent créés : celui des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (1113), ayant pour mission lhébergement et le soin des pèlerins ; et un peu plus tard, lordre du Temple (1118), pour assurer la sécurité des mêmes pèlerins en Terre sainte.
Ces deux ordres religieux et militaires bénéficièrent, en Occident, de nombreuses donations, et organisèrent un véritable réseau de commanderies rurales et urbaines. Les revenus de celles-ci servirent à lentretien des chevaliers des deux ordres en Terre Sainte, qui collaboraient à la conservation du royaume de Jérusalem par le monde chrétien. Ainsi, au cours des XIIe et XIIIe siècles, Templiers et Hospitaliers créèrent plusieurs commanderies, entre autres dans lactuel département du Lot-et-Garonne, — dAgen à la Tour dAvance —, où ces établissements furent constitués grâce aux bienfaits de la noblesse locale et des grands de ce temps.
Lauteur, Monique Sieuzac, spécialiste du sujet, ex-institutrice, aujourdhui à la retraite, propose par cet ouvrage une étude intéressante sur les possessions templières et hospitalières dAgen, dArgentens, de Gimbrède, de Port-Sainte-Marie, de Romerstaing et du Temple-sur-Lot, six importantes commanderies qui possédaient des annexes dans plusieurs localités du département gascon. Ayant pour la plupart la forme détablissements ruraux, elles assuraient aussi un logement de passage à de nombreux pèlerins de la chrétienté occidentale. Parfaitement structurées et hiérarchisées, administrées par des hommes soumis à une règle communautaire, ces vastes exploitations agricoles avaient acquis une importance exceptionnelle. Les commandeurs partageaient souvent le pouvoir politique avec les seigneurs laïques locaux. La fonction des commanderies dans laménagement du pays, et dans sa maturation religieuse, fut donc très importante et reste encore identifiable ici et là en Gascogne.
Ce livre contient plusieurs clichés, réalisés par un photographe professionnel Marc Chalès, des vestiges des maisons templières et hospitalières du Lot-et-Garonne.
Jean-Luc Alias
Rédacteur en chef du Médiéviste Magazine
978 2 84478 553 4
La Commanderie de Devesset
11 - Patrie Florence
Commanderie de Devesset
Deux membres de la commanderie Hospitalière de Devesset en Haut-Vivarais et leurs chapelles
Sainte-Epine de Tournon et Saint-Georges dAnnonay
Les ordres militaires, dans le sud-est de la France, bénéficient dun grand intérêt depuis plusieurs années. Parmi eux, lordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et lordre du Temple font lobjet de nombreuses publications en raison de la densité de leurs établissements. Le Vivarais, province épousant lactuel département de lArdèche, nest pas une région dans laquelle les Templiers et les Hospitaliers se sont fortement implantés. Toutefois, cest dans le Bas-Vivarais que se concentre le plus grand nombre de commanderies créées par les ordres. Quant au Haut-Vivarais, une unique maison hospitalière, dont la commanderie-chef était Devesset, se constitua sur son territoire. Le bailliage de Devesset sétendait jusque dans les diocèses du Puy et de Viviers, dans lesquels il possédait principalement des granges, mais les nombreux membres et annexes qui lui étaient rattachés étaient surtout installés dans lactuel département de la Loire. La commanderie de Devesset possédait deux membres en Ardèche : Sainte-Epine de Tournon et Saint-Georges dAnnonay.
0035-2748
La commanderie de la Tour dAvance
10 - Bourrachot Lucile
Une seigneurie rurale dans la lande au XVIIe siècle
Au milieu dune clairière touchant la forêt domaniale de Campet, dans le territoire de la commune de Fargues-sur-Ourbise, se dressent, isolés de toute habitation ou agglomération, les bâtiments de ce qui fut la commanderie de la Tour dAvance.
Rachetée après la Révolution par un homme aussi original que fortuné, le comte Philippe Dijon, elle fit partie lors du règlement de la succession de celui-ci, du lot attribué à une de ses nièces, Mme de Virieu.
Le domaine de la Tour dAvance, composé essentiellement des bâtiments, dune portion de clairière, dont lautre partie relève de lEtat, et de quelques bois, est toujours propriété de la famille de Virieu qui a résolu de restaurer la vieille commanderie. Larchitecture de celle-ci est des plus simples : un rectangle un peu irrégulier dont un des côtés est constitué par lancienne chapelle, lautre côté par un petit bâtiment dhabitation et la tour proprement dite. Les deux autres faces sont formées par deux murs, celui de façade percé dun porche dentrée et celui du fond sur lequel sappuient un four et des dépendances en ruine, de construction probablement assez moderne. La tour est carrée et comprend une pièce par étage, les étages étant reliés entre eux par un escalier à vis qui occupe la totalité dune tour ronde accolée à la précédente.
ISSN : 0035-1288
Chartes coutumes de la commanderie de Condat en 1307
9 - Mirandol (Comte de)
Commanderie de Condat-sur-Vézère
A un coin du bourg de Condat est la maison de la Commanderie avec ses basses-cours, gardoir (vivier), jardin, pigeonnier. Lors de la prise de possession du commandeur de Beaujeu, frère Rigal, son procureur, a trouvé les meubles suivants :
12 escabeaux, 8 petits tabourets, 3 chaises, 4 bancs, 2 tables, 2 châlits, 2 couchettes garnies de paillasse, 1 buffet, 1 coffre en noyer, 2 plats, 3 assiettes, 1 pinte, 1 caisson rompu, 1 grille de fer, 4 linceuls, 3 petites nappes de cuisine, 1 maie à pétrir, 1 tamis, 1 crible. Le tout fort usé et à demi rompu.
Rapport de la visite de la Commanderie de Condat par le comte de Mirandol.
Année 1937
Les Commanderies du Grands Prieuré de France
7 - Mannier Eugène
De tous les anciens Ordres de chevalerie, le plus illustre a été sans contredit celui de lHôpital Saint-Jean-de-Jérusalem. Nous navons pas à rappeler ici les éminents services que les membres de cet Ordre rendirent à la cause de la chrétienté et de la civilisation. On sait quelle part glorieuse ils prirent à la conquête de la Terre-Sainte. On connaît aussi leurs luttes à jamais mémorables avec les infidèles à Rhodes et à Malte où, pendant des siècles, ils furent les protecteurs et les soutiens les plus fermes du commerce des nations catholiques en Orient.
Pour accomplir une pareille mission, ce nétait pas assez du courage et de la constance héroïque dont ils donnèrent tant de preuves, il leur fallait encore une armée et une flotte considérables, bien aguerries et toujours prêtes à combattre; ce qui exigeait de grandes dépenses et pour y faire face, des ressources plus grandes encore.
Mais ces ressources, dira-t-on, où pouvaient-ils les trouver ? Ils les avaient dans leurs commanderies, dans les revenus de ces grands et riches domaines quils possédaient dans tous les pays, et dont le nombre toujours croissant se trouva plus que triplé au commencement du XIVe siècle, par ladjonction des biens des Templiers dont lOrdre venait dêtre supprimé.
Malheureusement, presque tous ces établissements ont disparu. Cependant beaucoup de noms, tels que Y Hôpital, le Temple, la Commanderie nous les rappellent encore. Ils ont été donnés dans nos campagnes à des sections de territoire, à des hameaux, à des villages même et dans nos villes à des rues, à des places publiques, à des quartiers entiers. Mais ces noms ne nous disent pas lespèce détablissement qui existait là autrefois. était-ce une chapelle, une église, une maison religieuse ou un domaine féodal, un château, une forteresse, ou encore quelque établissement agricole ou industriel : une ferme, des moulins, des forges, des mines.... ?
Un double intérêt historique et géographique est attaché à la solution de ces questions. Pour tâcher dy parvenir, nous nous sommes appliqués à rechercher surtout lorigine et les titres de fondation de ces divers établissements :
Leur nature, situation et emplacement à laide danciens terriers ;
Les causes qui ont accru ou diminué leur importance, et souvent amené leur ruine et suppression ;
Leurs revenus à diverses époques ;
Les commanderies dont ils faisaient partie,
Et les noms des commandeurs ou chevaliers de lOrdre chargés de leur administration.
Nous avons puisé nos renseignements à des sources authentiques, dans ces nombreux documents que les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem conservaient au siècle dernier dans lancienne maison du Temple à Paris, et qui reposent aujourdhui aux Archives nationales. Cest un dépôt considérable et des plus précieux. Il compte au moins quatre cents cartons, renfermant plus de dix mille titres ou pièces, et huit cents registres environ qui sont des inventaires, des comptes, des terriers, des visites prieurales, etc.
Tous ces documents concernent uniquement les commanderies du Grand-Prieuré de France, lequel comprenait vingt-six diocèses tant en France quen Belgique. On y trouvait au commencement du XIVe siècle près de deux cents commanderies de lHôpital ou du Temple. Ce nombre était réduit à la fin du même siècle, à cent quinze. Il nétait plus que de cinquante-trois au siècle dernier.
Ces cinquante-trois commanderies renfermaient encore près de cinq cents établissements : un grand nombre de fief et de seigneuries, et plus de deux cents églises paroissiales dont les cures étaient à la collation du Grand-Prieur de France.
Voilà en résumé le sujet de cet ouvrage destiné à tirer de loubli où elles sont restées pour la plupart jusquà présent, ces commanderies autrefois si renommées du Grand-Prieuré de France, et qui, à cause de leur importance et de lOrdre illustre auquel elles ont appartenu, méritaient depuis longtemps davoir leur place dans lhistoire.
Louvrage, précédé dune notice sur lorigine, létendue et la composition du Grand-Prieuré de France, sera divisé ainsi quil suit.
I. Commanderies de lIle de France, de la Beauce, du Pays-Chartrain et de lOrléanais ;
II. Commanderies de la Brie ;
III. Commanderies de la Champagne et du comté dAuxerre ;
IV. Commanderies de la Haute et Basse-Normandie;
V. Commanderies de la Picardie;
VI. Commanderies de lArtois, de la Flandre-Wallonne et du Hainaut-Français ;
VII. Commanderies de la Belgique.
Editions Gérard Montfort
Saint-Pierre-de-Salerne
27800 Brionne, année 1987
2-85226-005-0
Les Commanderies de lHôpital en Picardie
5 - Bessey Valérie
Lordre de lHôpital de Saint-Jean de Jérusalem, créé au XIIe siècle, est mieux connu par ses actions militaires dans les croisades et en Méditerranée, par sa double mission daccueil et de protection des pèlerins de Terre sainte que par ses commanderies1. Pourtant souligne A. Luttrell dans sa préface de louvrage réédité de J. Delaville Le Roulx, lhistoire de lOrdre en Méditerranée est indissociable de celle de ses prieurés occidentaux. La « base arrière » que constitue limmense réseau de commanderies regroupées en prieurés3 et réparties à travers tout lOccident chrétien, occupe en effet une place fondamentale dans lorganisation de lHôpital. Lexploitation de ses propriétés permet, par le biais dune taxe annuelle, la responsion, de soutenir la lutte dans lOrient latin et de maintenir sa vocation hospitalière. Les graves difficultés des XIVe et XVe siècles, en touchant de plein fouet les structures dexploitation rurale que sont les commanderies, ont mis en péril cette organisation financière, au moment où les Hospitaliers, menacés par lavancée en Méditerranée orientale des Turcs ottomans et des Mameluks dEgypte, connaissent des besoins dargent pressants.
Comment les établissements dune région très exposée pendant la guerre de Cent Ans, la Picardie, ont-ils traversé ces temps de bouleversements économiques et militaires, ainsi que la période de reconstruction qui suivit ? Les Hospitaliers ont-ils su adapter leurs structures aux crises qui les frappaient, comme ils le firent en Normandie, ou comme le réalisèrent, en Picardie justement, les prieurés clunisiens.
Il sagit donc ici dune étude combinée : celle de léconomie rurale picarde aux derniers siècles du Moyen Age, avec celle de lhistoire institutionnelle dun ordre militaire.
Evoquer la création et le fonctionnement des commanderies depuis leur origine paraît auparavant indispensable pour bien apprécier les mutations qui les affectent par la suite. La formation et lorganisation de leur temporel (XIIe et XIIIe siècles), leurs ressources et leurs dépenses, constituent autant de questions préalables, introduisant à la problématique qui nous occupe : les commanderies de lHôpital face aux désordres du temps.
9-782911-722370
Librairie