Originaux
Les Établissements Hospitaliers dans le Massif central.
20 - Carraz Damien
Létude des réseaux constitués par la distribution des maisons des ordres hospitaliers dans le cadre dun département ou dune région renvoie à létude des routes et de leurs réseaux.
Dans plusieurs des travaux réunis ici, la localisation dun établissement se trouve ainsi justifiée par la présence dune voie de passage et notamment par lexistence dun axe de communication majeur.
Si lassociation route et ordre hospitalier est au premier abord une évidence, la confrontation des deux termes soulève cependant plusieurs questions et nécessite quelques mises au point.
La commanderie de Jalès en Vivarais possède également deux granges dans le diocèse de Mende, les Laubies et Grosfau.
Pour la fin du Moyen Âge, lenquête pontificale de 1373 savère être une précieuse source dinformations
sur les commanderies du Gévaudan.
Presses universitaires Blaise-Pascal PUBP
978-2-84516-668-4
Delaville Le Roulx, Joseph. Hospitaliers à Rhodes jusquà la mort de Philibert de Naillac (1310-1421).
14 - Delaville Le Roulx Joseph
Joseph Delaville Le Roulx sétait consacré à létude des questions qui se rattachent à la grande épopée des Croisades. Dans ce vaste champ, il sétait découpé un domaine spécial, quil cultivait avec une laborieuse énergie, avec autorité et succès. Il avait été attiré et séduit par les singulières et glorieuses destinées de lordre célèbre qui, né à Jérusalem dans un hôpital, sest éteint à Malte dans le palais dun souverain, après avoir, pendant sept siècles, lutté pour la Croix contre le Croissant, à lavant-garde dabord, pendant la période offensive des Croisades, à larrière-garde ensuite, pendant la période défensive des invasions turques ; disputant le terrain pied à pied, fidèle jusquau bout à sa mission, sachant éviter les ambitions et les désordres qui ont perdu lOrdre du Temple, les déviations qui ont transformé lOrdre Teutonique ; disparaissant alors que sa mission navait plus dobjet, ayant jusquau bout conservé intact son caractère religieux et militaire. → Bnf
Sans
Cartulaire des Hospitaliers Ordre de Saint-Jean de Jérusalem du Velay
12 - Chassaing Augustin
Lhistoire générale de lordre religieux et militaire de Saint-Jean de Jérusalem ou des Hospitaliers a été écrite souvent. Qui ne sait les exploits héroïques de cet ordre illustre, les mémorables services quil a rendus à la chrétienté contre lislamisme dans ses trois étapes, la Palestine, Rhodes et Malte ?
En revanche, son organisation territoriale et administrative — par laquelle il se rattache directement à notre histoire provinciale — na appelé lattention des érudits que de nos jours, et pour certaines contrées de la France, le Velay, par exemple, cet intéressant sujet est encore à peu près complètement neuf.
Il y a quelques années, dans un savant article sur les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem du Puy, M. de Lagrevol, conseiller à la cour de cassation, signalait lexistence, aux archives du Rhône, dans le fonds de Malte, dimportantes chartes sur les Templiers et les Hospitaliers du Velay et, en en publiant quelques spécimens, exprimait le voeu que ces chartes fussent toutes éditées un jour et mises à la portée des érudits.
Guidé par cette indication, et tout disposé à répondre au souhait de léminent magistrat, jobtins, grâce à laimable obligeance de mon excellent confrère et ami M. Guigue, archiviste en chef du Rhône, communication du fonds des commanderies du Velay, et je formai un recueil de 114 chartes originales que joffre aujourdhui au public.
Augustin Chassaing, Cartulaire des Hospitaliers Ordre de Saint-Jean de Jérusalem du Velay. Picard Editeur Paris 1888
Augustin Chassaing, Cartulaire des Hospitaliers Ordre de Saint-Jean de Jérusalem du Velay. Picard Editeur Paris 1888
Année 1888
La commanderie de la Tour dAvance
10 - Bourrachot Lucile
Une seigneurie rurale dans la lande au XVIIe siècle
Au milieu dune clairière touchant la forêt domaniale de Campet, dans le territoire de la commune de Fargues-sur-Ourbise, se dressent, isolés de toute habitation ou agglomération, les bâtiments de ce qui fut la commanderie de la Tour dAvance.
Rachetée après la Révolution par un homme aussi original que fortuné, le comte Philippe Dijon, elle fit partie lors du règlement de la succession de celui-ci, du lot attribué à une de ses nièces, Mme de Virieu.
Le domaine de la Tour dAvance, composé essentiellement des bâtiments, dune portion de clairière, dont lautre partie relève de lEtat, et de quelques bois, est toujours propriété de la famille de Virieu qui a résolu de restaurer la vieille commanderie. Larchitecture de celle-ci est des plus simples : un rectangle un peu irrégulier dont un des côtés est constitué par lancienne chapelle, lautre côté par un petit bâtiment dhabitation et la tour proprement dite. Les deux autres faces sont formées par deux murs, celui de façade percé dun porche dentrée et celui du fond sur lequel sappuient un four et des dépendances en ruine, de construction probablement assez moderne. La tour est carrée et comprend une pièce par étage, les étages étant reliés entre eux par un escalier à vis qui occupe la totalité dune tour ronde accolée à la précédente.
ISSN : 0035-1288
Chartes coutumes de la commanderie de Condat en 1307
9 - Mirandol (Comte de)
Commanderie de Condat-sur-Vézère
A un coin du bourg de Condat est la maison de la Commanderie avec ses basses-cours, gardoir (vivier), jardin, pigeonnier. Lors de la prise de possession du commandeur de Beaujeu, frère Rigal, son procureur, a trouvé les meubles suivants :
12 escabeaux, 8 petits tabourets, 3 chaises, 4 bancs, 2 tables, 2 châlits, 2 couchettes garnies de paillasse, 1 buffet, 1 coffre en noyer, 2 plats, 3 assiettes, 1 pinte, 1 caisson rompu, 1 grille de fer, 4 linceuls, 3 petites nappes de cuisine, 1 maie à pétrir, 1 tamis, 1 crible. Le tout fort usé et à demi rompu.
Rapport de la visite de la Commanderie de Condat par le comte de Mirandol.
Année 1937
Histoire des Chevaliers de Rhodes
8 - Flandrin Eugène
Le prophète de Médine, afin dassurer lavenir de la religion nouvelle quil voulait fonder, avait, comme dernier précepte, insisté auprès de ses disciples sur la nécessité de recourir aux armes pour faire des prosélytes. Dès la fin du VIIe siècle, ce genre de prédication avait porté ses fruits. Les peuples de lAsie occidentale, adonnés au culte des idoles ou à celui des astres, avaient vu les califes, le glaive à la main, remplacer les objets de leur vénération par le Coran. Mais ces apôtres armés ne sétaient pas contentés dimposer aux peuples la doctrine mahométane, ils avaient aussi voulu conquérir des territoires. LArabie, la Perse, la Syrie et légypte subissaient les rigueurs de ce sanguinaire apostolat, sous lesquelles de grandes nations courbaient la tête. LOrient se transformait en obéissant à la loi nouvelle; et lOccident pouvait déjà voir poindre de ce côté la nue doù sortirait un jour lorage qui menaçait de latteindre.
Au milieu des conquêtes par lesquelles les sectateurs de Mahomet étendirent la religion islamiste, Jérusalem ne put échapper aux armes des musulmans. Le saint sépulcre était devenu pour eux une source dimpôts que les chrétiens devaient acquitter en y venant prier. Haroun-el-Rechid tenait lOrient sous son joug, en continuant la propagande armée que lui avaient transmise les califes qui lavaient précédé. Charlemagne, qui régnait alors sur les Francs, remplissait lunivers de sa renommée. Ainsi, aux deux extrémités du vieux monde, deux grands princes avaient soumis les peuples à leur puissance, lun pour les civiliser selon les préceptes de lévangile, lautre en les courbant sous lesclavage imposé par le Coran. Cependant Haroun, maître des lieux saints et désireux de se faire un ami de Charles, dont la puissance pouvait être utile à la sienne, en combattant les Maures dEspagne quil redoutait, voulut ouvrir les portes de Jérusalem à celui qui venait dêtre couronné empereur dans Rome. Le sultan de Bagdad lui envoya les clefs du saint sépulcre et de léglise du Calvaire. De plus, par une charte particulière, ce prince musulman octroyait aux Français le droit douvrir dans la ville sainte une maison hospitalière pour recueillir les pèlerins de leur nation. Telle fut, au IXe siècle, auprès du tombeau de Notre-Seigneur, lorigine du premier établissement latin dû à Charlemagne, qui le dota et y fit réunir une bibliothèque.
Année 1873
Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre
1 - Delaville Le Roulx Joseph
Avant-propos
Lhistoire de lHôpital Saint-Jean de Jérusalem, qui pendant sept siècles personnifia en Orient et dans le bassin de la Méditerranée la lutte de la Croix contre le Croissant, se divise naturellement en trois grandes périodes, correspondant aux trois étapes principales de lOrdre : Terre Sainte et Chypre (1100-1310), Rhodes (1310-1523), Malte (1530-1798).
Le présent travail ne vise que la première de ces trois périodes.
Le séjour des Hospitaliers en Terre Sainte est marqué par la constitution, lorganisation administrative et lexpansion territoriale de lOrdre. LHôpital, directement mêlé au mouvement des croisades, se distingue au premier rang des défenseurs du royaume de Jérusalem : cest la phase héroïque de son rôle militaire.
Plus tard ces caractères pourront se modifier et se transformer, les rouages administratifs se perfectionner, la défense des intérêts chrétiens en Orient changer dobjectif, les progrès politiques et territoriaux provenir de causes différentes de celles auxquelles ils étaient dus aux XIIe et XIIIe siècles, il nen reste pas moins acquis quau moment de létablissement des Hospitaliers à Rhodes (1310), lOrdre, en pleine possession de soi-même, de sa force militaire et financière, de son organisation intérieure et extérieure, de ses privilèges et immunités, est constitué en un corps homogène, dont le fonctionnement, à quelque point de vue quon le considère, comme nous nous proposons de le faire, est désormais complet et définitif.
Létude de cette période de lhistoire des Hospitaliers, pour être complète, devra envisager dabord lOrdre dans ses origines et dans le rôle politique et militaire que ses grands-maîtres lui ont fait jouer. Elle déterminera ensuite la constitution même de lHôpital, les organes par lesquels la vie administrative se transmettait du centre aux extrémités, et constatera que le développement de ces organes est parallèle au développement intérieur et extérieur de lOrdre.
A quelles sources dinformation lauteur a-t-il emprunté les éléments de cet examen ? Pour tout ce qui concerne la constitution, ladministration centrale et régionale, les progrès territoriaux et les libertés et privilèges de lHôpital, le Cartulaire général des Hospitaliers
(1) a fourni les renseignements les plus précis et les plus abondants. Mais ce recueil, formé dactes émanés des Hospitaliers ou à eux adressés, est, par sa nature même, muet, ou à peu près, sur leur histoire proprement dite; pour établir la succession chronologique des faits et le rôle politique et militaire de lOrdre, il a fallu interroger les sources narratives, chroniqueurs et historiens, en discuter la valeur absolue et relative, et les contrôler par les documents diplomatiques contenus dans le Cartulaire.
De la mise en oeuvre de ces divers matériaux est né le présent ouvrage; puisse le lecteur y trouver, avec le résultat de travaux poursuivis sans interruption depuis de longues années, la réponse aux questions que soulèvent, chez un esprit curieux, les origines, la formation et les destinées dune institution dont léclatante renommée a, pour ainsi parler, laissé dans lombre lessentiel, et na mis en lumière, souvent au détriment de lexactitude et de la vérité historiques, que les côtés brillants et chevaleresques.
1. Delaville Le Roulx, Cartulaire Jean de Jérusalem général des Hospitaliers de Saint (1100-1310), Paris, — E. Leroux, 4 vol. in-folio.
Année 1904
Librairie